Je savais que la situation était assez mauvaise concernant la présence étrangère dans la ville, beaucoup de personnes avaient quitté le pays, annulé leur venue et tous les jours on apprend de nouveaux départs à cause de la catastrophe. Certains sont revenus mais ce n'est pas suffisant. Mais je ne savais pas que c'était A ce point!

Au point que même BL, une entreprise d'évènementiel très sélect créée par des français, m'envoie une invitation à leur nouvelle soirée. BL organise des soirées branchées très privées, pour y avoir accès il faut être membre ou venir avec un membre et pour devenir membre il faut être parrainé par un membre. Bref ils ont créé l'illusion que l'on est un VIP (mot tellement galvaudé de nos jours), qu'on fait parti de l'élite de Tokyo. Tout ce dont raffolent nos petits expats à Tokyo et les japonais qui veulent se dire branchés et "International Baaaby!".

Le problème c'est que, même s'ils font du bon boulot (ce n'est pas facile de venir dans un pays comme le Japon et de créer une telle entreprise) et que leurs soirées font parties de ce qui se fait de mieux dans la ville (vous voyez comment on s'ennuit?) c'est le genre de truc à émerveiller les anglo saxons et les japonais, sans plus. Aussi c'est sympa d'avoir un peu de French Touch dans ce monde japonais ou anglo saxon. C'est clair qu'ils apportent quelque chose de différent et de rafraîchissant.

Je suis allée a quelques unes de leurs soirées il y a quelques années, ce que j'y ai vu.....des m'as tu vu. Un ersatz de soirées qu'on peut trouver en France ou même ailleurs, où ce genre de soirées sont aussi banales qu'un karaoke au Japon. Des expats qui s'ennuient et qui veulent se montrer en tant qu'élite, des gens qui sont là juste pour être vus (dire j'y étais) ou faire du networking (tout ce dont j'ai horreur). On nous vends le truc comme du haut de gamme mais il y a plein de petits détails qui font que ce n'est pas encore ça. Il y a donc un espèce de décalage entre l'image véhiculée, l'image que l'on veut se donner et la réalité. Un de mes potes est un inconditionnel des soirées BL. Il y va à presque toutes et veut tout le temps m'y traîner mais je refuse poliment. Bah si on me vend du haut de gamme je veux du haut de gamme. Aller dans une soirée juste pour me montrer, j'ai autre chose à faire. Bon c'est vraiment la parisienne qui parle là, pour qui ce genre de soirées c'est la norme du minimum syndical. Ici c'est considéré comme le top du top et The place où il faut être.......OK, moi je dis tant que les gens sont contents pourquoi pas? A Paris au mieux ça ferait un bon After Work dans le 8ème (avec quand même un peu plus de moyens et moins de monde pour BL).

C'est un peu comme ces gens complètement transparents dans leur pays et qui ici sont érigés au statut de stars pour de vagues raisons obscures que seuls les asiatiques comprennent (grande taille,  yeux  bleus, cool....).

Pourquoi donc le fait que j'aie reçu une invitation montre que c'est la crise niveau étrangers? Je n'ai jamais cherché à devenir membre et je ne vais (plus) jamais aux soirées (pas tant qu'ils ne se seront pas décidé à embaucher de VRAIES Pole dancers et non pas ces kawaii girls sans aucun charisme qui ne font que se tortiller et sautiller dans tous les sens...un des nombreux exemples qui montrent la supercherie). Je n'aime pas qu'on me mente sur la marchandise.

Donc si BL en vient jusqu'à m'envoyer une invite (en 5 ans je n'en ai jamais reçu de ma vie, je ne sais même pas où ils ont eu mon adresse), s'ils sont aussi désespérés qu'ils recherchent du monde à tout prix, c'est qu'il ne doit y avoir plus personne in town. Franchement ça m'a "choqué" de recevoir cette invite. En plus la soirée était au Velours (boîte de leurs débuts) au lieu du Desert Rose où ils avaient pris leurs quartiers à Ginza. Cette régression montre que les affaires sont en bernes.

Vraiment je suis triste pour eux car ils avaient accomplis quelque chose quand même. Mais bon je pense qu'à partir de l'année prochaine les étrangers vont revenir (enfin j'espère car mon business compte aussi un peu sur eux).

Un article très intéressant de notre cher Terrie Lloyd (une des figures de la présence étrangère à Tokyo et l'un des entrepreneurs les plus renommés, actifs et influents).

http://www.japaninc.com/tt614_rebuilding-foreigner-population-in-Japan

Rebuilding Foreigner Population in Japan, e-biz news from Japan

Tout est dit, l'anémie a été si importante qu'on parle de reconstruire. Et Terrie est à 100% dans le milieu d'expat donc quand il dit qu'il manque plein d'étrangers, c'est qu'il en manque pas mal.

For us, one of the most memorable scenes post-earthquake was the long lines of foreigners waiting at Narita airport for the first plane out to "anywhere but here". The near panic created by various embassies, aftershocks, and the worsening reports from the Fukushima nuclear power plant, created a lasting negative impression of conditions in Tokyo for TV viewers around the world. Indeed, after seeing images of the crowds at the airport, calls from friends and family noticeably increased for us personally.

As we have reported in earlier Terrie's Takes, the barrage of negative reporting certainly took its toll on the "gaijin" (foreigner) population in Japan, and according to the Justice Ministry overall more than 470,000 foreigners left the country at least temporarily between March 12th and April 1st. The main demographic groups to be noticed as leaving by the Japanese press were foreign expats, students, Chinese workers, and of course tourists.

Now here we are two months later and Tokyo is almost back to normal -- there are people back in cafes, shops, and on urban transport, and stores are fully stocked with food and
goods that temporarily disappeared in March/April. Up in Fukushima TEPCO workers have entered a number of reactor buildings to start the long, slow process of shutting down the plant and removing the nuclear threat to Tokyo.

And yet, apart from the return of the more committed (typically longer-term) foreign residents, there is still a noticeable shortage of foreigners on the streets of Tokyo.

J'avais lu je ne sais plus quelle étude disant que la majorité des expats à Tokyo restaient environ 3 ans, soit une courte période, avant d'aller dans un autre pays. C'est ceux là qui sont partis, et ne reviendront pas. Mais dans la communauté française, du moins, j'ai pu voir que mêmes des gens qui étaient là depuis très longtemps et dont on pensait avaient fait leur vie ici, quittent le Japon suite à la catastrophe. C'est vraiment triste de voir ça. Ils étaient une sorte de pillier (ou je ne sais pas comment on peut appeler ça) de la communauté française. En oeuvrant à créer des choses pour la communauté, aider les nouveaux arrivants, ils créaient un espèce de lien. Bon après on aime ou on n'aime pas les gens d'Ichigaya mais on ne peut dénier le rôle positif que certains ont joué.

As a result, the media is full of dire reports about what this is doing to the inbound tourism industry and farming and factory sectors. Ask any upmarket foreign hotel chain or clothing factory owner employing Chinese laborers (uh, sorry, "trainees") and while they may put on a brave face, things are really, really difficult.

So how to get more foreign travelers, students, and foreign labor to come back to Japan?

Obviously the biggest hurdle to recovery of inbound foreigners is to fix the Fukushima power plant situation. Unfortunately, the time frame for that to happen ranges from between the "year-end" for cooling systems to be fully reinstated, and 30 years hence, once the reactors are fully decommissioned and entombed in concrete. So we don't think there will be any major tourism recovery at least for another six months.

However, things can be helped along by ensuring that as the plant does become safer again, that the world is told about it. A marketing campaign on plant safety is not going to work, because it puts focus back on the risks and would lack credibility. But if the government took a chance on having independent foreign nuclear experts prognosticate on safety levels, and accepted whatever criticisms that might
come forth and make good on fixing the problems, then this would provide highly believable information for overseas audiences. It might be ego-deflating for local scientists and the technocratic establishment, but it would have the desired effect.

Another approach as nuclear fears recede is to use foreigners who are still in Japan, and therefore who are
obviously committed to the place, to tell the message that things are getting back to normal. The government is already doing this, engaging in a program with JTB to recruit more than 1,000 international students to disseminate Twitter, Facebook, and other social media postings about the fact that Japan is safe (see the news item in NEWS below on this).

The problem, though, is that there are billions of messages posted on social media every day, and the output of 1,100 people is not going to go far, nor will it be cohesive. Instead, these postings need to be aggregated into a credible third party site (which isn't viewed as government propaganda) with proper search, booking links, and other functionality. In other words, there should be an effort to produce a full-on kuchi-komi site interconnected into the major travel search engines.

Ils peuvent toujours rêver. C'est le Japon, on balance des mesures pour balancer des mesures mais on n'essaye pas de savoir si ça va vraiment être efficace. Comme si les étrangers se contentaient bêtement d'un "puisque des compatriotes l'on dit, c'est que c'est vrai". Il ne s'agit pas de vendre le Guide Michelin à des japonais là.

Another point is to get past the obsession Japan has with Chinese tourists and start working on the many other Asian (and European) populations who might want to come to Japan for its service, food, sightseeing, snow, and other unique experiences. The cash that Chinese tourists are spending has of course been addictive, and so far has been easy to come by, but the fact is that even before the earthquake the wealth levels of Chinese tourists were starting to fall, and tourism authorities have had to dig deeper to keep the numbers going up. Now that Chinese tourists are so averse to the Fukushima situation, this should be a signal to the government that diversity is the key to survival.

Next, foreign students. In the last ten years, an overwhelming percentage of foreign students have also come from China. According to the Immigration Bureau, of the nation's approximately 140,000 foreign students, 86,000 of them are from China and since many of them are only-children, a product of the One Child policy, the pressure on them by their parents to stay out of Japan has been great. As a result, out of the 70,000 students left after the earthquake 22,000 have not returned. This is causing significant concern among Japanese universities who have no other real source of students as the country ages.

Baisser les frais scolaires et augmenter la qualité des cours et la crédibilité des diplômes sur le marché international serait déjà un bon début.

The key here, too, is diversity. If the government wants foreign students, which we agree creates a tremendous amount of future goodwill as well as future foreign residents/workers, then it needs to expand its assistance to universities recruiting elsewhere in Asia. Economic circumstances will ensure a strong flow from most countries, but there needs to be a cohesive and deliberate policy to turn the taps on. As yet, while small steps are being taken, we don't see that happening.

Lastly, foreign workers. Um, need we say it again? The country needs diversity. For some reason recruiters are heavily focused on China, but the fact is that wages there are rising rapidly and in 20-30 years time they will also have a worse aging problem than Japan does. Until now, China has provided a cheap source of labor through the intern/trainee program. The Japan Textile Federation says that there are roughly 40,000 foreign trainees in Japan and 99% are from China.

Since the earthquake there are plenty of stories in the local press about factory owners complaining how their Chinese workers fled the country and have not come back. Usually the story ends with the owner saying that they will hire local Japanese from now on. Hmmm, good luck to them in finding a skilled machinist for JPY120,000/month. A jobless person in Sendai would make more on the dole.

Les japonais ont cette attitude marrante à ne pas vouloir comprendre la mondialisation. Ils se croient encore dans les 80's où tout était possible.

 

If factories have to continue running in Japan, then recruiters need to head for more promising sources of
people. Bangladesh, Indonesia, and possibly Vietnam or Laos come to mind. It will be hard work to source workers to begin with, because the road between Japan and China is so well traveled, but staying ahead of the curve requires continuing innovation and risk taking. This is an ideal time to start forging new relationships and balancing out the nation's foreign population.