Voir l'article qui suit.

Personnellement je ne peux pas trop commenter n'ayant jamais eu de problèmes avec les forces de l'ordre mais j'ai entendu pas mal de plaintes quant à des abus envers les étrangers. Les étrangers sont la bonne excuse, les bons coupables et le bel arbre qui sert à cacher la forêt. Bon on sait ce que c'est en France. Le jour où on passera à 7% de taux de chômage au Japon, tout ce que vous voulez que ce sera de la faute des étrangers. C'est bien connu, les japonais ne volent pas, ne mentent pas, ne font pas de trafiques c'est inscrit dans leurs gènes.....tout ça ce sont des plaies apportées par les étrangers.

Par contre une anecdote vécue qui en dit long: Il y a quelques années à la journée d'orientation dans l'école de langue, journée pendant laquelle on est censé nous présenter l'école et nous faire une brève introduction de la vie au Japon, quelle ne fut pas ma surprise de voir débarquer le chef de je ne sais plus quel département du grand commissariat de police d'Harajuku. Il est venu nous faire un loooong exposé de mise en garde pour qu'on n'enfreigne pas la loi, comme si le fait que nous soyons des étrangers faisait systématiquement de nous des gens à risque, nous invitant aussi à la délation, "Voici ma carte personnelle avec mon numéro direct, s'il y a quoi que ce soit, si vous remarquez quoi que ce soit de bizarre, n'hésitez pas à m'appeler". Mais le plus surréaliste reste à venir:

Déjà alors que l'intervention des professeurs sur ce qui concerne le quotidien, donc ce qui nous concerne VRAIMENT fut expédié en 15 min, lui il est resté à parler au moins 40 min, pour en plus nous ressasser la même chose tout du long "Ne faîtes pas d'action illégale, les étrangers font beaucoup d'actions illégales, s'il y a un problème appelez moi ou passez me voir".

J'ai vraiment halluciné. Il commence son exposé d'abord en se présentant, tout le monde était surpris (qu'est ce que vient faire un policier de son rang, un policier tout court, dans une école de langue?)....ensuite il commence à nous sortir des chiffres en nous disant à quel point il y a des délinquants étrangers, que ces dernières années ont a vu une grosse augmentation du crime au Japon à cause des étrangers, que c'est pas bien de ne pas respecter la loi. Et je ne caricature même pas, ce sont ses mots tels quels.

Et le tout en prenant cet air grâve commedia dell arte que les japonais aiment bien prendre pour appuyer ce qu'ils disent.

Voilà les chiffres en question:

Les nationalités pointées du doigt, soit les statistiques de la population étrangère en prison: (il nous a dessiné le graphique au tableau, il est venu avec plein de documentation et tout)

Les chinois et les coréens se partagent les 2 premières places du podium (je ne sais plus dans quel ordre) avec à eux 2 plus de 70% des étrangers en prison. Logique, ce sont les 2 plus grandes communautés étrangères. Suivis des russes,iraniens et après on tombe dans les abysses de l'infinitésimal.

A chaque fois qu'il nous donnait un chiffre, il nous présentait ça comme si c'était un chiffre extraordinaire alors qu'on parlait de chiffres dérisoires. Appuyés par des "Sou desu neee, vous avez vu c'est énorme, il faut faire attention desu neee" en prenant un air bien grave.

Et alors la cerise sur le gâteau, tout ce beau monde étranger en prison, ça représente 3% de la population carcérale au Japon. Alors il faut voir la scène.

"Souuu desu neee, taihen desu neee. 3% de la population en prison sont des étrangers! C'est beaucoup desu neee". Alors moi j'étais tellement abasourdie que j'ai même pas cherché à broncher. Tout le truc c'était complètement surréaliste. Si le crime augmente au Japon c'est à cause des 3 pèlerins en prison? Et les 97% des japonais ils sont là pour quoi alors?

En plus les "crimes" des étrangers il faut voir ce que c'est, la plupart des petits délis.

Mais bon je n'allais pas me faire remarquer dès le 1er jour en posant les questions qui fâchent. 

On est tous resté là à écoute sans broncher, et moi je me disais que je venais de perdre une demi journée pour rien.

Bref on ne peut pas faire mieux en terme de stigmatisation des étrangers. Le pire c'est qu'il ne se rendait même pas compte à quel point tout ce qu'il disait était stupide. 97% de japonais en prison et c'est de la faute des étrangers si les stats du crime explosent.

Voilà l'article:

http://news.nicovideo.jp/watch/nw66300

http://www.japanprobe.com/2011/05/26/public-prosecutors-were-taught-that-yakuza-foreigners-have-no-rights/?utm_source=feedburner&utm_medium=email&utm_campaign=Feed%3A+JapanProbe+%28Japan+Probe%29

Public Prosecutors Were Taught That Yakuza & Foreigners Have No Rights

Nico Nico News has posted an article about Hiroshi Ishikawa, a former public prosecutor who wants to spread the word about bad things that are going on behind the scenes in Japan’s justice system. Here is an English translation of the article, which was posted on Tepido.org by Level 3:

Stunning revelation from former prosecutor on the real situation of initial training, “We were taught that yakuza and foreigners have no rights”

The chief prosecutor in the Saga City Agricultural Co-op case, infamous for use of false charges, spoke at a symposium held in Tokyo on May 23, 2011. He gave a stunningly candid account of the reality of training for new employees. He disclosed that in his past experience, “We were taught that yakuza and foreigners have no rights.” and “Prosecutors are instructed to make up a confession on their own and then make the suspect sign it.” Further, he gave a chilling account of how under this warped training system, “While being trained in this way, I came to sort of agree that these kinds of things were only natural.”

The person bringing up accusations against his old training ground is former prosecutor Hiroshi Ishikawa. Ishiakwa was involved as the chief prosecutor in the Saga City Agricultre Co-op case that arose in 2000. In that case, during police questioning of the former union leader, a forced confession was obtained as police screamed, “We’ll fucking beat you to death, you bastard!” The union leader had been indicted on suspicion of breach of trust, but was found not guilty based on refusal to accept the confession was voluntary. As a result, Ishikawa received a harsh reprimand and resigned his post as public prosecutor.

Ishikawa spoke on that day as a panelist at a symposium on the theme “Prosecution, Public Opinion, and False Charges” held at the Graduate School of Communications at Meiji University. At first, he gave shocking testimony that, “I admit that public prosecutors, having committed errors unsuited to their position, must take the position of offering profuse apologies.” while also noting that, “I want to tell the whole truth, so we can know how many threat-spewing public prosecutors were created.”

Ishikawa was first appointed to the Yokohama District Public Prosecutor’s Office in 1993. In his first year there, he claims his superiors taught him that, ‘Yakuza and foreigners have no rights’ “That superior said on that point, ‘Foreigners don’t understand Japanese, so if you speak Japanese, you can heap as much verbal abuse as you want on them.’” Further, that superior said, “Once when we were interrogating a foreign suspect, we thrust an awl right in front of his eye and shouted abuses at him in Japanese. That’s how you get confessions!” as Ishikawa recounted his personal experiences.

In his third year, a superior instructed him on methods to take confessions. That being, the prosecutor rattling off a made-up confession and then thrusting the confession form at the suspect and making them sign it. If the suspect refused to sign, what should be done? “If the suspect resists, tell him, ‘This is not your confession form, it’s just [you acknowledging] what I’m saying.’” , Ishikawa recalled of that period.

“When being trained in such a manner, you come to sort of believe that these things are only natural. In my eighth year, even I verbally abused suspects, totally unsuitable for to my position. The case had a not guilty verdict, and it ended up with my resignation.”

In 2005, Ishikawa quit the prosecutor’s office altogether and is now practicing as a lawyer. On the day before the symposium (May 22), he appeared on the Asahi Broadcast Network news program “The Scoop – Special” to give a much talked-about televised apology to the family of the former labor leader he had once verbally abused. The Meiji Univ. symposium was live-streamed on NicoNico Douga where he gave his reason for making these statements in a public forum as, “To atone for my terrible mistakes, I thought, ‘Isn’t it my duty to tell what I have seen and what I have heard?’”