DowntownTokyo

10 septembre 2011

Sayonara Mr l'ambassadeur

Ca y est la nouvelle est enfin tombée, son altesse l'ambassadeur Philippe Faure nous quitte. Honnêtement bon débarras. Je ne suis pas du genre à graviter autour de l'ambassade et attendre d'elle quoi que ce soit mais il faut dire ce qui est, on a eu un ambassadeur complètement inutile que ça en a été affligeant. Je plains tout ceux (non français) qui se tournaient vers l'ambassade de France comme repères durant la crise. Valait mieux aller du côté de l'ambassade de UK voir des Etats Unis niveau communication.

C'est dans les moments de crises qu'on voit les failles d'un système.

Je ne sais pas si l'ambassadeur part de lui même (ça m'étonnerait beaucoup vue le fiasco et les coups de colères de l'Elysée) ou s'il a été tout simplement viré. Son mandat n'est pas terminé. Dans tous les cas tant mieux que l'on n'ait pas à attendre les élections et j'espère que cette fois ils vont nous envoyer quelqu'un de compétent (pas seulement pour les soirées mondaines), qui ne souhaite pas juste se la couler douce aux frais du contribuable et qui se souciera de tous les français et non pas uniquement de la micro société de notables et autres satellites. Je sais que le Japon est un pays mineur au niveau diplomatie mais quand même, ce n'est pas une raison pour nous envoyer n'importe qui.

Mais bon rendons lui un dernier hommage.....avec les mots de Thierry Consigny:

Madame, Monsieur,

_/_/ Départ de l’Ambassadeur Philippe Faure _/_/

Cette semaine, l’Ambassadeur Philippe Faure conclut une mission de près de quatre années au Japon. Qu’il me soit permis, en tant qu’élu de notre communauté, de le remercier en notre nom à tous pour son formidable travail
concernant les relations franco-japonaises et pour son action de protection de la sécurité de la communauté française du Japon.

En effet, grâce à sa ténacité, des avancées notables relatives au problème des enfants franco-japonais privés de tout contact avec l’un de leur parent et leur famille française ont conduit le Japon à s’engager aujourd’hui sur
la signature du traité de la Haye. D’autre part, la construction du nouveau lycée français de Tokyo a été poursuivie envers et contre tout. En outre, sa gestion, avec toute l’équipe de l’ambassade, de la crise nucléaire au Japon
pendant ces derniers mois a été exemplaire. Merci aussi à son épouse Christine pour son engagement et son soutien actif auprès des associations.

Sinon ça continue toujours à balancer dans la communauté française + témoignages que je n'avais pas eu le temps de poster avant:

Info exclusive VAR: L'ambassadeur de France au Japon, Monsieur Philippe Faure, contraint par sa hiérarchie de quitter le pays du soleil levant précipitamment...

 Chers Compatriotes,

L'association VAR étant originellement basée à Tokyo, vous avez sans doute déjà entendu parler de l'ambassadeur de France actuel au Japon, Monsieur Philippe Faure. 
En effet, après avoir occupé des postes très importants au sein de la diplomatie française, ce personnage hautement décoré (voir son CV en attache) comme il se doit pour tout franc-maçon dit "très respectable", a réussi en l'espace d'un peu plus de 3 années:
- à se faire inscrire au registre des "ennemis de la Nation" (voir à ce sujet le DOSSIER «LES ENNEMIS DE LA NATION»),
- à poursuivre, en désespoir de cause, pour diffamation votre serviteur auprés de la magistrature française où ses relais maçons ont multiplié les démarches clairement illégales (voir à ce sujet la Correspondance avec le Lieutenant de Police Aurelien Diche sous les ordres du Procureur de la République de Paris, Monsieur Jean-Claude Marin incluse dans le dossier républicain des "ripoux maçonniques" sur le site de VAR). Les éléments principaux du dossier judiciaire sont en attache pour référence,
- à humilier la France et les Français du Japon lors de la gestion pitoyable par l'ambassade de France de la crise du 11 mars dernier pendant laquelle les caméras de télévision japonaises ont été invitées à filmer quelques jours après la catastrophe les fenêtres calfeutrées de l'ambassade de France créant ainsi un mouvement de panique au sein de la population nipponne qui a logiquement pensé que les Français détenaient des informations scientifiques alarmantes non-communiquées par leurs autorités (les Japonais qui ont une excellente mémoire, s'en souviendront longtemps), mais aussi pendant laquelle les dysfonctionnements se sont multipliés notamment au sein du système sécuritaire d'îlotage très mal géré par l'ambassade depuis de nombreuses années malgré de multiples dénonciations au sein de la communauté française du Japon,
- à participer à des soirées "galantes" organisées par son nouvel ami juif agent immobilier et "sayan" (sympathisant de l'Etat d'Israel connu pour ses activités sionistes par les services français depuis au moins décembre 2002), Monsieur P. H. (1), dans un bar chic proche de l'ambassade de France (1) géré par un républicain truculent et bien évidemment adepte de la "fesse", Monsieur F. F. (1), qui a réussi la performance de faire fortune grâce à la mafia japonaise et qui est bien évidemment lui aussi connu des services français depuis longtemps. 
La proximité d'un ambassadeur avec de tels personnages laisse pantois surtout si l'on envisage que des photos compromettantes auraient pu être prises lors de ces soirées fines… Juste pour éventuellement monnayer des informations ou des faveurs. Il ne s'agit donc pas ici de dérives privées (Monsieur Faure est marié) mais bien d'un comportement dangereux pour l'intérêt public et la défense nationale. Ainsi l'on peut à ce sujet noter que notre cher agent immobilier, ancien videur de discothèque, vient, à la surprise de toute la communauté française du Japon, de se faire décorer par son ami ambassadeur dans l'Ordre National du Mérite humiliant de cette manière tous les Français qui, eux, ont véritablement mérité cette reconnaissance républicaine.
    
- et à heureusement susciter au début de l'été le déclenchement d'une enquête diligentée à son sujet par le Ministre des Affaires Etrangères et Européennes en personne, Monsieur Alain Juppé (voir document en attache).
Or les services de la DCRI (Direction Centrale du Renseignement Intérieur) et plus encore de la DGSE (Direction Générale de la Sécurité Extérieure) ne pouvant bien évidemment pas ignorer les informations ci-dessus qui offusqueraient gravement tout véritable patriote, ont certainement fait un rapport "circonstancié" au Ministre Juppé qui a pris la décision qui s'imposait: le départ immédiat de l'ambassadeur Faure qui embarrasse aujourd'hui toute la communauté française du Japon ainsi que la diplomatie tricolore dans son ensemble.
Et nul n'en voudra au Ministre des Affaires Etrangères si dans quelques mois Monsieur Faure se retrouve en bas de la hiérarchie d'une ambassade secondaire ! Il n'aura obtenu finalement qu'un poste à la hauteur de son mérite réel où sa participation à des "fêtes du slip" ne pourra qu'amuser les Français.
Alors bon vent Monsieur l'ambassadeur et ne revenez pas au Japon car avec le mal que vous y avez fait, vous ne serez pas le bienvenu.
Karl Strepkoff
Président de l'association VAR (http://www.vigilanceetactionrepublicaines.info/)
(1) les informations concernant les noms des personnes et le lieu dit seront communiquées aux autorités judiciaires françaises dans les plus brefs délais.
http://www.lepost.fr/article/2011/03/31/2451968_sarkozy-a-tokyo-mais-pourquoi-est-il-venu-ici.html

J'ai vu Sarkozy à Tokyo : mais pourquoi est-il venu ici ?

UnFrançaisauJapon est un Posteur qui vit à Tokyo depuis plusieurs années. Il livre ici son témoignage sur place, après le tremblement de terre qui a secoué l'archipel.

Il y avait foule aujourd’hui à l’ambassade de France à Tokyo.

A l’invitation de l’ambassadeur, la communauté française du Japon était reçue à l’ambassade par notre président Sarkozy. Nous avions reçu hier par email le message suivant :

Le président de la République, M. Nicolas Sarkozy, recevra la communauté française à la Résidence de l'Ambassadeur de France jeudi 31 mars 2011, à 15h30 (adresse: 4-11-44 Minami Azabu, Minato-ku, Tokyo). Vous êtes prié(e) de vous présenter à l'entrée entre 14h00 et 15h00, muni(e) d'une pièce d'identité française et d'une copie du présent message. Il n'y aura pas de possibilité de parking sur place.

Pour compléter cette invitation, et afin de nous éviter tout espoir, notre représentant à l’AFE (Assemblée des Français de l’Etranger) nous avait précisé : "Compte-tenu des circonstances tragiques que traverse le peuple japonais, cette réception sera sobre", ce que nous avions immédiatement traduit par : pas de petits fours à la sortie, les moyens de l’ambassade ne permettant pas de dépenses exceptionnelles.

Il y avait donc une foule de personnes uniquement intéressées pour écouter le discours de Sarkozy et peut-être pour certains avec l’espoir de pouvoir faire entendre la voix des Français qui sont restés au Japon.

Avec mon collègue, nous sommes arrivés un peu en retard vers 14h45 et, après avoir passé les contrôles de sécurité, déposé nos imperméables et parapluies au vestiaire, nous sommes rentrés à l’intérieur de la résidence.

Première bonne surprise, nous n’avons pas eu à retirer nos chaussures à l’entrée comme notre collègue qui était venu retirer ses pastilles d’iode. Malgré la peur des ions radioactifs, l’ambassade se modernise donc et adopte les règles en vigueur partout dans Tokyo.

La mauvaise surprise était qu’il y avait beaucoup de monde et qu’il était difficile d’approcher de la salle principale où Nicolas Sarkozy devait faire son discours. Quelques personnes que nous connaissions (des Français vivant depuis un certain temps à Tokyo), mais beaucoup de personnes nouvelles rarement vues ici. Nous avons quand même pu trouver une petite place à l’entrée de la salle principale et nous avons commencé à attendre en discutant un peu avec les gens autour de nous. Tous étaient restés à Tokyo malgré les évènements et aucun n’avait l’intention de quitter le Japon.

Nous avons donc attendu debout une heure et demie, soit jusqu’à 16h30, l’arrivée de Nicolas. L’exactitude est la politesse des rois disait Louis XVIII, mais visiblement nous avons beaucoup perdu avec la décapitation de Louis XVI.

Enfin, il est arrivé et a tout de suite commencé son discours. Qu’en retenir pour nous qui sommes au Japon ? En fait, pas grand chose car ce discours prononcé devant les Français de Tokyo semblait en fait destiné aux Français de France, et n’avaient rien à voir avec nos conditions et préoccupations actuelles ici à Tokyo.

Un seul point important dans le discours, et je pense que cela sera repris par tous les médias, c’est une nouvelle annonce sur quelques normes internationales pour la sureté des centrales nucléaires pour 2011. Ayant vu la même annonce à la télévision japonaise, ma femme m’a demandé ensuite si on va y inclure la sécurité pour les armes nucléaires, sujet toujours aussi important ici avec les missiles de Corée du Nord braqués sur le Japon qui font toujours un peu plus peur que la centrale nucléaire de Fukushima. Encore une proposition aux contours flous dans laquelle chacun peut y mettre ce qu’il veut. Adoptable peut-être en 2017, à la fin du 2ème quinquénat.

Ensuite rien de nouveau. Quelques messages de soutien au peuple japonais dans la période actuelle pénible, les difficultés que rencontrent l’ensemble des Japonais à la suite du tsunami et avec la centrale nucléaire, le même discours incohérent vis-à-vis de la communauté française de Tokyo (Vous êtes en sécurité actuellement à Tokyo, mais si vous souhaitez partir vous le pouvez) et la même généralisation du problème du Tohoku à l’ensemble du Japon.

Et une fierté d’avoir appliqué un principe de précaution qui a permis à la télévision japonaise de faire de beaux reportages sur les files de français fuyant Tokyo, et qui nous permet aujourd’hui d’échapper à la traditionnelle question japonaise : "Depuis combien de temps êtes-vous au Japon ?", cette question étant remplacée maintenant par : "Vous n’êtes pas repartis en France avec les autres français ?"

J’aurais souhaité que nous puissions lui exprimer nos sentiments, mais après une Marseillaise, il est reparti sans même nous parler.

J’aurais aimé lui expliquer qu’il faut arrêter de croire que le problème du Tohoku doit être généralisé à tous le Japon et que les 90% de la population non touchée par cette catastrophe continuent à vivre avec bien d’autres soucis. Que mon beau-père qui vit dans l’est du Japon s’inquiétait le samedi 12 mars dernier de savoir si la compétition artistique à laquelle il comptait participer à Hokkaido allait avoir lieu et comment envoyer son oeuvre. Que ma belle-mère s’intéressait à la même date à envoyer par la société de transport Yamato quelques gâteaux pour sa famille de Tokyo (tradition bien japonaise), bref que la vie continuait dans tout le Japon et pour certains comme avant.

J’aurais également aimé lui exprimer que lorsqu’il proposait de reprendre des activités à Tokyo le 4 avril avec la réouverture du lycée franco-japonais, il était en retard de 15 jours sur la réalité vécue ici. Mon entreprise a repris le travail partiellement le 14 mars, à 80% le 17 mars et à 120% le 21 mars car il fallait bien rattraper le travail non effectué la semaine précédente et boucler les dossiers avant la fin de l’année fiscale qui est ici le 31 mars.

J’aurais enfin aimé lui exprimer que nous étions ici parce que nous avions déjà choisi d’y rester malgré les risques infimes ici due à cette centrale nucléaire diabolisée à l’extrême par quelques écologistes indélicats. Que pour une bonne partie d’entre nous, nous pouvions vivre à Tokyo presque normalement et que ce qui était pénible pour nous actuellement, c’était ce catastrophisme ambiant dans la métropole qui nous fait recevoir tous les jours plusieurs messages avec les mêmes questions angoissées, nous obligeant à des réponses toujours plus fatigantes.

Malheureusement, il n’y a pas eu de vraie discussion avec les Français du Japon et nous sommes donc venus pour rien ici. Si ce n'est pour le plaisir de voir la belle Nathalie...

Enfin, pas tout à fait pour rien car la bonne nouvelle de la journée, c’est que contrairement à ce qui était annoncé au départ, il y avait du vin et des petits fours à volonté. Sûrement apportés par Air Sarko One. Après en avoir avalé quelques uns, et avoir abandonné mon parapluie vu la queue au vestiaire à la sortie (coût 3 euros, soit le prix estimé des petits fours avalés), je suis rentré au bureau car demain c’est le 1er avril, le premier jour de la nouvelle année fiscale et il restait encore quelques réunions en soirée pour le préparer.

PS : Pour le parapluie, j’en fait cadeau à l’ambassade. Le produit de la vente pourrait être utilisé pour la réception du 14 Juillet

Et enfin le témoignage (parmi d'autres) que je n'avais pas eu le temps de poster

Copie à :
M. Alain Juppé, Ministre des Affaires Etrangères
M. Dominique de Villepin, République Solidaire
M. Jean-François Copé, UMP
Mme Martine Aubry, Parti Socialiste
Mme Cécile Duflot, Europe Ecologie Les Verts
Mme Marine Le Pen, Front National
M. François Bayrou, Mouvement Démocrate
M. Jean-Luc Mélanchon, Parti de Gauche
Le Monde
Le Figaro
Le Parisien – Aujourd’hui En France


Tokyo, le 31 Mars 2011


Lettre ouverte à M. Philippe Faure, Ambassadeur de France au Japon


Monsieur,
Ma lettre n’a pas pour objet de commenter la presse française, le principe de précaution si cher à vos mentors, vos gesticulations depuis la catastrophe qui a frappé le Japon, ni même le travail de M. Consigny notre « représentant » à l’Assemblée des Français de l’Etranger qui a eu tout loisir de nous inonder de courriels tous plus contradictoires ou alarmistes les uns que les autres en lieu et place de vos services bien absents pendant cette triste affaire. C’est un commentaire d’un Français installé au Japon dans son blog qui m’a fait réagir.
« Croyez-moi, l'ambassade est bel et bien présente contrairement à certaines rumeurs dont je m'étais également fait le relais et travaille dur, notamment pour permettre aux conjoints des français candidats au départ d'avoir un visa en un temps record. »
Une ambassade efficace…pour qui ? Je ne sais pas. Pour moi, surement pas ! Le 11 mars dernier, comme vous le savez, le Nord-Est du Japon a été frappé par un fort séisme suivi d’un raz-de-marée dévastateur. Les conséquences sur la centrale nucléaire de Fukushima ont été catastrophiques. Personnellement, mon immeuble (ne répondant sans doute pas aux normes antisismiques) ayant été sévèrement touché par le tremblement de terre et les séismes continuant avec force pendant les jours qui suivirent, j’ai pris la décision, en accord avec vos recommandations, de me mettre avec mon compagnon à l’abri dans le Kansai chez un ami Japonais.

Mmm je veux pas dire mais faut changer d'immeuble tout simplement, on est parti pour des décennies de répliques.

Face à la détérioration de la situation, j’ai envisagé la possibilité d’un retour provisoire vers la France en cas d’urgence. Le mercredi suivant, j’ai appelé le Consulat de Kyoto sur la possibilité d’une évacuation avec mon compagnon. N’étant pas prioritaires, je souhaitais me renseigner au préalable avant d’aller à l’aéroport international du Kansai. Réponse sans ambigüité de vos services.
« Vous pouvez embarquer mais pas votre compagnon. Comme il est Philippin il a besoin d’un visa pour la France. Nos services étant fermés nous ne pouvons pas lui en délivrer un. Vous devriez aller à Manille dans son pays ou en Thaïlande, où ni lui ni vous n’aurez besoin de visa en attendant que l’Ambassade de France locale vous en remette un. »

Bizarre bizarre quand on savait que l'ambassade avait facilité les re entry permit et les permis pour rentrer sur le territoire français de manière exceptionnelle (j'ai oublié le nom excate du papier). Ils peuvent faire tout ça mais ils ne peuvent pas délivrer un visa express?

(J’aimerais préciser que la délivrance d’un visa peut prendre entre un et deux mois).
Je fus très surpris de cette réponse dans la mesure où un peu plus tôt, j’avais reçu de notre représentant à l’Assemblée des Français de l’Etranger un courriel disant que ces avions spécialement affrétés par la République seraient ouverts à tous nos compatriotes et leurs conjoints (à l’exception des beaux parents…et des animaux).
« Sont concernés par cette aide au retour les Français, leurs conjoints et leurs enfants, mais malheureusement pas les belles-familles étrangères. »(16 Mars 2011). « Les animaux ne sont pas admis. »(17 Mars 2011).
Mon compagnon et moi nous sommes pacsés devant le Consul Général de France à Osaka en 2006. Etant trop jeune pour être classé dans la catégorie des « belles familles », je pensais que je pouvais le considérer comme mon conjoint…pas comme « un animal » et le laisser au pied de l’avion en cas d’évacuation. Mais cette désagréable mésaventure est aussi arrivée à une amie qui a eu le même désagrément avec son mari (également non Japonais).
Devons nous comprendre qu’en cas d’urgence, la France sauve d’abord les ressortissants de pays ne nécessitant pas de visas, donc de pays riches. Les autres après ? Devons nous comprendre que nous Français avons tort d’aimer des personnes nées dans des pays pauvres ? La réponse de vos services m’a choquée. J’aurais accepté que l’on me dise que le nombre de places étant limité, les Français et leurs conjoints nés du bon côté seulement
sont acceptés, les autres débrouillez-vous…j’avais l’argent pour acheter nos billets et prendre mon compagnon en charge, mais sans visa…il devrait rester ici abandonné à son propre sort. Un simple visa d’urgence, un simple tampon (donnée sur la base de notre PACS que nous avions emporté avec nous) aurait suffi. Mais même pas ! J’aurais aimé que ce blogueur qui vante l’intense activité de l’ambassade à donner des visas « en un
temps record » se renseigne avant d’écrire de telles âneries. La majorité des conjoints de Français au Japon étant Japonais, ils n’ont besoin d’aucun visa pour entrer en France.
Seule une petite minorité de Chinois, Thaïlandais, Philippins et autres ressortissants de pays moins bien lotis était concernée par un tel besoin de visa.
Comprenez ma surprise en lisant par ci par là, les uns et les autres ventant l’activité des autorités diplomatiques françaises faisant leur possible pour délivrer des visas d’urgence !
Mensonge !

J'ai envie de dire quelle naïveté. Déjà il est étonné du n'importe quoi à l'ambassade mais ne sait il pas le nombre de personnes incompétentes qui sont parachutées là bas juste parce qu'elles ont un visa de travail, ont été pistonnées ou parlent un peu japonais? En gros pas pour de réelles aptitudes à travailler dans une ambassade. C'est la chose qui m'interpelle souvent les rares fois où je vais là bas. Il a bien fait de ne s'en remettre qu'à lui même en cas de crise mais malheureusement pour lui il était lié à l'ambassade à cause de ce problème de visa. Pas de chance. Plus on en apprend sur ce qui s'est passé back stage plus on remercie le ciel que Tokyo ait été épargnée et on prie pour qu'il n'y ait jamais de problème majeur ou qu'il y ait une sérieuse refonte du système (on peut toujours rêver).

Il fallait peut être comprendre que les élus au visa ne pouvaient être que ceux qui pouvait bénéficier du rapatriement et non pas ceux qui devaient se débrouiller par eux mêmes. Ce qui est quand même un comble.

Cette affaire m’aura appris finalement que mon propre pays ne ferait rien pour aider celui que j’ai choisi en cas de réelle catastrophe et d’évacuation d’urgence. J’ai réalisé à quoi servait un gouvernement, une ambassade, un consulat, un ambassadeur…servir des petits fours à la haute société des pays où ils sont dépêchés, lever des drapeaux en l’honneur de leur onanisme intellectuel, accueillir Sa Majesté le Président de tous les Français et sa
suite à la descente de son avion privé. Tant d’argent dépensé pour rien ! Vous êtes l’incarnation de la décadence de notre pays. Tout votre système est bon à jeter. Mon responsable d’ilot, tout juste bon a m’envoyer un email de Bonne Année, n’a pas jugé utile de prendre de mes nouvelles après le séisme.
Aujourd’hui une bonne partie de la communauté française a quitté le pays. Vous sentezvous encore en charge de ceux que vous avez abandonnés à leur propre sort ou éprouvezvous un minimum de décence pour démissionner de vos fonctions ? Vos privilèges sont tels que votre avenir est assuré. Je n’ai aucune inquiétude pour vous, vos amis pourront venir chercher les contrats dans la reconstruction du Japon. Certains entrepreneurs iront même jusqu’à proposer de remplacer les centrales japonaises par de bonnes centrales bien françaises. N’oubliez pas que la préférence nationale est forte au Japon, votre politique de préférence portefeuille s’y cognera.
Votre système me donne envie de vomir. Pour la première fois de ma vie mon pays m’a fait honte face à mon compagnon. Lui, n’avait aucune illusion à l’égard de son propre gouvernement. Je l’avais assuré que la France ne l’abandonnerait pas. J’ai également perdu mes illusions. L’espace de quelques jours, malgré tous les messages de soutien venus de France, de ma famille, de mes amis, la solidarité dont ont fait preuve beaucoup de Japonais à mon égard, je me suis senti très seul face à la froideur de votre administration.
J’ai décidé de rester ici au Japon, continuer à travailler pour les petits de mon école qui eux auront l’avenir pour reconstruire le Japon qui, je n’en doute pas se relèvera encore plus fort…et pas grâce à vous. Retournez à Paris, Valet d’un pouvoir discrédité, honte d’une nation qui saura vous dire en temps voulu qu’elle ne voudra plus de vous.
Croyez monsieur en l’assurance que je mettrai toute mon énergie à combattre votre clique de profiteurs accrochés aux poils de la République, ici ou ailleurs.
Très cordialement,
NAVEAU Mickael

Mais bon c'est un peu partout pareil, j'ai appris à ne jamais compter sur l'ambassade il y a 10 ans au Consulat de Miami. Une famille d'expats venaient d'emménager et était à l'ambassade pour les broutilles usuelles genre s'enregistrer sur le registre, avoir des infos sur la vie sur place. On les a reçu comme des rois, limite la fille n'allait pas faire des courbettes, les autres étaient tout simplement ignorés. Au bout du file un gars en prison qui cherchait vraissemblablement des renseignements et des infos sur ses démarches fut expédié par la même fille sèchement en lui répondant "Désolée mais on ne peut rien pour vous" avant de lui raccrocher au nez. Et on voyait bien que son cas la saoulait. (DSK lui a eu droit à tous les égards lol). Quel était le plus important? Aider un concitoyen vraiment dans la mouise et qui avait vraiment besoin de l'ambassade non pas pour le sortir de prison mais pour le rediriger vers les personnes compétentes, ou la famille qui était là pour rien d'important juste d'avoir le sentiment d'être assistée? En plus moi et l'autre fille qui était avec moi on était là avant eux mais on a été complètement ignorées (on étaient juste de vulgaires petites stagiaires à l'époque) pour que la personne (toujours la même fille) puisse s'occuper au mieux de ces bons expats qui étaient arrivés après nous. J'ai donc compris ce jour là qu'il y avait un système à 2 vitesses, un pour les notables et "les français qui comptent" et un pour les autres. Je me suis donc dit que si un jour j'ai un gros problème il valait mieux que je ne me fie qu'à moi même, n'étant pas expat d'une entreprise du CAC 40. Et cette catastrophe au Japon ne m'a que donné raison. Même à Paris c'est pareil, mon père a beaucoup de liens dans tous ces réseaux d'ambassades, de diplomatie et j'ai pu voir les mêmes magouilles et les mêmes injustices. Moralité: pour les candidats à l'immigration, ne comptez que sur vous même et tournez vous vers l'ambassade qu'en cas d'ultime dernier recours. Même au milieu d'une telle catastrophe il y a encore un système à deux vitesses, je ne sais qu'elle tragédie il leur faut pour que le système s'inquiète de tout le monde et traite tout le monde de la même façon.


05 septembre 2011

Et un petit peu de rire dans ce monde de brutes 2

Rien à voir avec le Japon.

Un matin je me suis réveillée au bout du rouleau, je me sentais pas bien. Je suis donc restée à agoniser dans mon lit. Comme souvent j'ai checké les news sur Yahoo et je suis tombée sur ça (je viens de le retrouver dans mes onglets Firefox).

http://fr.news.yahoo.com/belgique-m%C3%A9decin-envoie-compagne-jouer-au-docteur-075025150.html

La vidéo sur youtube au cas où l'article disparaît:

http://www.youtube.com/watch?v=ClXzQorQ6Hc&feature=player_embedded

Ce n'est pas un canular, il faut le voir pour le croire. On dirait un sketch tout droit sorti de Groland, tiens voir Strip Tease (Ah! maintenant que je peux regarder la TV française je vais essayer de reregarder cette émission d'anthologie si elle existe toujours). Et j'adore vers 1:57, surréaliste. Je me souviens que ça m'avait un peu sorti de ma torpeur ce jour là.

Tiens je viens enfin de savoir comment insérer des liens. Il était temps.

Posté par TVIP à 17:07 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

Entre autre

Alors qu'en France on commence à parler du stalking qui reste cependant un phénomène marginal, j'ai reçu ce commentaire intéressant décrivant la situation ici sur place à Tokyo en réponse à un vieux poste.

D'ailleurs en passant si vous avez quelque chose à dire n'hésitez pas à poster sur le blog. Je n'ai pas le temps de l'alimenter régulièrement donc pourquoi pas laisser la parole à d'autres.

Message commenté : Stalker quand tu nous tiens
Adresse Internet du message : http://downtowntokyo.canalblog.com/archives/2007/11/02/6749726.html

Titre du commentaire : Désolé pour le retard, mais...

Commentaire :
J'espère que tu m'en voudras pas de répondre à un post aussi vieux. J'ai vu la date après l'avoir lu. Je suis tombé dessus au fil de plusieurs lectures sur le Net, mais je dois dire que ton texte m'a parlé et je voulais, surtout sur l'anecdote marrante de la fenêtre à la fin, apportait une expérience (dont tu n'as sûrement plus besoin 4 ans plus tard...)

Bref, je vis à Tokyo aussi. Je suis un mec et je vivais avec ma copine Japonaise prés d'Ikebukuro. Pas dans le coin qui craint, dans un coin tranquille banlieusard, à 3 ou 4 stations quand même de la fange.

J'ai eu droit à un stalker moi aussi. J'étais au 2eme étage (japonais, donc 1 pour nous), avec la porte juste au niveau de l'escalier (tu sais, les rangées d'appart à la japonaise quoi).
Et un gars est venu ouvrir ma fenêtre de cuisine, qui donne donc sur le passage public, à 2 heure du mat, à deux reprises à 10 jours d'intervalle. La première fois j'ai été super choqué, j'ai pas réalisé ce qui se passait.
La 2eme fois je l'ai fait fuir en gueulant et brandissant un couteau à la fenêtre.
Le truc, c'est qu'un an plus tard, il est revenu et, par la 2eme fenêtre, celle de la salle de bain (les fenêtres qui s'entrouvrent en diagonale, avec moustiquaire comme tu le décris), a filmé ma meuf qui prenait sa douche avec son téléphone portable. Ce soir là j'étais pas là (je reste encore persuadé que le stalker était le copain de notre voisine...) et ma copine m'a appelé paniquée en pleurant.

J'ai été frappé par plusieurs choses, que tu dénonces aussi dans d'autres posts sur ton blog : l'horrible police Japonaise, les crimes que l'on passe sous silence, mais que tout à coup on te raconte quand t'es toi même victime (putain, fallait le dire avant quoi !).

Pour élaborer, un mec avait tenté de violer une de mes voisines 10 jours avant que ma copine se fasse "agresser". La police était venu, et avait dit qu'elle reviendrait patrouillé tous les soirs...on n'a jamais vu un gyrophare. Alors j'ai engueulé le flic, dans le Japonais les plu malpoli (Kansai ben for the win) que je connais. Il s'est excusé et a osé répondre à ma copine qu'ils étaient "occupés"...je l'aurais baffé si ma copine, toute en diplomatie Japonaise, m'avait pas sortie un "shigata ga nai"...
C'est là ensuite qu'on apprend qu'il y a déjà eu plein d'histoire de viols dans le quartier d'à coté, qu'un mec qui a violé dans ce meme quartier vient juste de sortir de taule, et qu'un voyeur est allé en taule parce qu'il tentait de faire sauter les judas des portes pour faire passer un fil de fer en forme de crocher pour ouvrir les loquets et entrer en douce / mater les meufs par la boite au lettre de la porte, dans la même résidence où on habitait...Et des histoires comme ça, tous les voisines, amies et autre Japonaises (au féminin) nous en ont raconté (de l'agression au pervers, à la masturbation dans le métro...)

On a déménagé depuis. Mais je comprends pourquoi ton amie voulait fermer la fenêtre. Pendant la phase de déménagement, on a souvent expliqué la mésaventure aux agents immobiliers, pour leur expliquer clairement ce qu'on voulait éviter (ma copine était traumatisée, on le serait à moins). Bref, j'étais pas loin du cliché du "Japon, pays sûr" avant, même si j'ai presque fait le tour d'Asie et d'Océanie et que je me suis retrouvé dans des situations super tendues, donc je sais être prudent, mais maintenant je crois que je cerne beaucoup mieux le pays. Combien de viols non dénoncés, ou non punis parce que le viol est de l'aveu même de certains législateurs, un crime pardonnable ? Je crois que les crimes sexuels et de perversion sont vraiment sous évalués ici. Bref, ça reste un pays où il fait bon vivre. Mais j'ai u droit à tellement de "mini stalker", en la personne de voisin trop curieux de voir un couple mixte...tous ces regards des voisins, qui passant devant ma cuisine les jours où la fenêtre était ouverte, et qui regardaient à l'intérieur (certains repassant même en faisant l'air de rien...). On est jamais trop prudent même au Japon, surtout les femmes.

 

Arg les mansions qui ressemblent à des prisons. Si en France je préfère vivre en appart ici je préfère largement vivre dans une maison. Il n'y a aucune intimité ou "liberté" en appart au Japon. Même les maisons c'est tendu, on ne peut pas faire un simple barbecue dans son jardin car l'odeur peut déranger le voisin. Heureuement ma terrace est au dessus des toits donc no problemo. Seuls les expats se permettent des choses abusées et carréement interdites ici. Même moi j'ai été choquée. Quand je vivais à Shibuya les voisins (francophones) faisaient souvent des méga fêtes avec la musique à fond jusqu'à genre 3h du mat. Même en France c'est intolérable et si c'était pas trop mendoukusai j'aurais même pu appeler la police. Une fêtes de temps en temps (en prévenant les voisins si possible) pourquoi pas. Mais parfois c'était toutes les semaines et la musique étaient tellement forte que tout le quartier en profitait, impossible de dormir. On était dans un quartier international avec plein d'expats donc la police n'est jamais intervenue mais dans un quartier japonais et si c'étaient des japonais qui faisaient ça ce serait un très très gros scandal. De simples enfants en bas âges qui font un peu trop de bruit (normal à cet âge) peut engendrer une guerre des voisins donc combien de fois ça? Mais bon ça fait parti des bons côtés d'être gaijin, on nous pardonne des choses où si c'étaient des japonais qui les faisaient ils seraient traités de manière impitoyable.
Ce qui est triste est que beaucoup d'expats en abusent un peu trop, les méga fêtes jusqu'à pas d'heure y'en a pas mal qui ne se gênent pas. Mais on voit surtout ça dans les quartiers d'expats. Les japonais qui y vivent en profitent un peu aussi. Toujours à Shibuya quelques maisons plus loin et je suis quasi sûre que c'étaient des japonais, genre tous les week end des jeunes filles faisaient une sorte de party et métaient la musique à fond dont chanson des Aerosmith "I don't Wanna Miss a Thing" de manière récurrente. Mais au moins c'était en journée.

Les gens sont très intrusifs dans la vie privée des gens ici. Le pire du pire sont les gens qui ne peuvent s'empêcher de toucher les nourrissons dans la rue (sur le visage) et s'incrustent telles des sangsues.

Bref j'ai posté ce commentaire pour réagir sur le viol. Car j'ai lu un rapport récemment montrant comment la grosse majorité des cas n'étaient pas déclarés car on est dans une société où les victimes se "sentent", sont montrées comme des coupables. Il n'est pas rare que la police ne veuillent même pas prendre les plaintes. (De toute façon qu'attendre d'une police gangrainée par ces personnes aux comportements déviants. Toutes les semaines on a un fait divers avec un policier, un enseignant voir même un homme politique ayant eu un comportement déviant voir criminel. DSK c'est de la gnognotte ici. C'est comme pour la pédophilie, on n'est pas pédophile car on est prêtre ou enseignant, on va vers ces professions car elles permettent d'être en contact avec les cibles et d'obtenir une certaine crédibilité et confiance).

Le viol est encore un sujet très tabou. Les choses changent et changeront de manière significatives c'est sûr, mais on est encore très très loin. Personnellement pour moi les japonaises sont aussi fautives que les japonais mais c'est un autre débat. Et je n'ai de cesse de mettre en garde les gens qui croient que le Japon est une sorte de Disney Land. Et il suffit de comprendre le japonais pour avoir accès à l'envers du décors. Comme par exemple cette grosse pancarte dans un quartier résidentiel de Shibuya disant de faire attention (et surtout les enfants) aux pervers. Si une telle pancarte existe en pleine rue dans un quartier huppé et censé être ultra safe, c'est qu'il y a un gros problème. Certes ce n'est pas les States mais ce n'est pas sans danger non plus comme beaucoup le croient. Comme je disais récemment à un ami (après lui avoir raconté comment j'ai été suivie dans la rue le mois dernier par un de ces gars qui rôdent, toujours à la recherche d'une proie, en plein Shinagawa rempli de monde) j'ai eu au Japon beaucoup plus de mauvaises péripéties glauques que dans ma région parisienne natale en presque 20 ans là bas. En fait je me sens plus en sécurité là bas qu'à Tokyo. Et pourtant à Paris il s'en passe des choses.
Non pas que je me sente en danger au Japon, on va pas se faire agresser comme ça (pas encore) mais je suis ultra vigilente et sur mes gardes. Ca consiste à filtrer systématiquement les gens qui m'approchent. Grâce à ça j'ai beaucoup moins de mauvaises péripéties par rapport à quand j'ai débarqué. Il aura fallu prendre ces mesures.

Aussi les étrangères sont de plus en plus des cibles car dans l'imaginaire des japonais elles sont "perdues", ne parlent pas la langue et peuvent très facilement se faire avoir, pensant justement que le Japon c'est "safe".
On voit de plus en plus d'attaques envers les étrangères et les cas de meurtres sont de plus en plus fréquents même si pour l'instant les 1ères victimes sont surtout des asiatiques.

Tiens le mois dernier j'ai rencontré une touriste française, jeune femme de 24 ans bien "exotique" (rousse) qui me racontait comment l'un de ses 1ers soirs à Tokyo, quand on parlait des dangers potentiels, elle a été suivie en rentrant chez elle par l'un de ces gars. Elle a dû faire un détour pour le semer. Heureusement qu'elle s'en est rendu compte. Et pourtant il n'était pas très tard et c'était dans la quartier huppé de Gakugei Daigaku juste à côté de la gare= il y avait du monde (ils n'ont peur de rien).

Mais parfois on voit des trucs marrants comme ce voleur de sous vêtements (hobby très populaire) qui s'est fait prendre et qui volait les sous vêtements à l'aide d'une canne à pêche sur le balcon du dessous.

J'ai lu un article occidentale récemment aussi faisant l'éloge du comportement admirable des japonais après le tsunami, pas de pillages et tout. Il suffit de lire la presse locale pour voir les problèmes de vols, ATM vandalisés et vidés, escroqueries (usurpation d'identités, arnaques en ciblant les vieux) dans les zones dévastées.....

J'entends aussi souvent "oui mais au Japon ils ne font pas grêve" ce qui est faux. "Oui mais quand ils font grêve ils n'embêtent pas le monde" ce qui est vrai. Oui mais au Japon tous les jours on a quelqu'un qui perturbe grâvement le trafic en se suicidant en se jetant sur une voie (acte très égoïste). C'est tous les jours et certaines lignes sont vraiment à éviter. Hier c'était entre autre la Yurakucho.

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21 juillet 2011

Shinjuku 1-Shibuya 0 :p

Shinjuku a toujours été de manière générale mon quartier préféré à Tokyo. Ce qui en rebute plus d'un, moi j'adore. Une ville dans la ville, le chaos total, c'est immense on ne peut pas s'ennuyer il y a tout ce qu'on veut et toutes les facettes de la ville y sont représentées. Quartier bureau à l'ouest, quartier populaire et moderne au centre, quartier chic à l'est, quartier international mais tellement japonais, jeunes, vieux..... On y vit aussi bien sur terre que sous terre. Les non initiés ne peuvent que se perdre dans ce labyrinthe et l'évitent comme la peste.

C'est d'ailleurs le cas d'un ami qui ne jure que par Shibuya. C'est son fief, il ne se voit pas vivre ailleurs (il a frôlé l'expulsion quand son entreprise a miraculeusement fait faillite après le 11 mars...oui c'est la nouvelle excuse du moment, "on se porte très bien mais à cause du 11 mars on a fait faillite"...son proprio l'a appelé direct pour lui dire qu'il va devoir bouger (contrat de location d'expat) suivi de sa compagnie de carte de crédit. Et oui c'est ça la vie d'expat. Vivre comme un assisté. Et quand on ne sert plus à rien, alors qu'on paye des impôts et tout, zouh on dégage. Que ça lui serve de leçon, en 15 ans à Tokyo il n'a jamais demandé ne serait ce que le visa permanent. Au moins il aurait pu la garder sa carte Visa. Par paresse qu'il me dit (fallait qu'il fasse les papiers tout seul...comme un grand). Pour l'appart il a une excuse valable, il y a un truc comme quoi on paye moins de taxes ou je ne sais pas quoi si c'est en contrat avec l'entreprise, mais bon, j'ai horreur de la compta donc j'ai vite oublié les détails.

Du coup pour se taquiner mutuellement on est en rivalité suivant nos quartiers respectifs. Je l'appelle Shibuyo maintenant (masculin de shibuyette). Il ne peut me donner aucun nom sur ce coup là puisque je suis loin d'être aussi sectaire. J'ai mes habitudes absolument partout dans Tokyo. Même à Shibuya.

Les choses se sont arrangées pour lui. Ils ont fermé l'entreprise et sont en train de monter une plus petite structure. Ouf! il pourra rester à Shibuya. Je me moque de lui en lui disant que son propriétaire va pouvoir l'aimer à nouveau. :p

Cette aversion pour Shinjuku est dommage car Shinjuku aussi regorge de trésors. S'il y en a un qui est délaissé au profit de Yoyogi Kôen c'est bien le Shinjuku Gyoen Park. Moins grand mais plus beau et plus paisible.

Depuis quelques années, y'a pas photo, Shinjuku est passée devant Shibuya en ce qui concerne la mode. Enfin pour nos goût européens ^^; hein. Shibuya gardera toujours ses adeptes.
J'ai plein de cartons de superbes chaussures en France que j'avais rassemblées pour les expédier par bateau. Seulement il y a eu une embrouille avec Kuroneko Yamato (ils devaient attendre que le bateau se remplisse....3 mois quand même, puis de la paperasse qui n'était pas prévue....) du coup n'ayant pas le temps de m'en occuper j'ai laissé tomber. Or je me suis rendue compte un peu trop tard que je n'avais plus de chaussures de soirée sur Tokyo puisque je les avais emmenées avec moi lors de mon dernier voyage à Paris et elles sont restées en France (je comptais sur le fret moi :( ).
Embêtant...trop tard pour me faire rapatrier une paire en urgence.

Ce n'est pas grave, j'ai la chance d'avoir le pied assez petit pour rentrer dans les standards japonais, je vais bien trouver quelque chose. Je laisse donc traîner jusqu'à mardi dernier, où je me rends compte qu'il est trop tard pour commander en ligne (plus de choix, pour tous les goûts, moins cher, moins d'effort.....j'achète 90% de mes affaires en ligne). Bon faut que je me bouge sinon je vais me retrouver à devoir porter ces escarpins roses, ce qui ne va pas du tout avec la tenu que j'avais prévue. (J'ai oublié les robes aussi mais ouf j'en avais bien ramené au moins une ^^;). Mardi, sur le chemin du retour je m'arrête donc à Shibuya car je connais 2 magasins qui sont des valeurs sûres pour trouver une belle paire de chaussures, de qualité correcte et à un prix correct.....et surtout dans un style correct ^^;

En plus tant mieux ce sont les soldes. Je ne suis pas difficile, il me faut juste une paire potable pour dépaner samedi.......soit des escarpins noirs et stylés.

Que nenni. Même ces magasins n'avaient pas. La tendance de cette saison est vraiment nulle. Une espèce de bouillie style bohême, fleurie, romantique, campagnard avec froufrous dans les tons pastel (Attention! Ca arrive bientôt chez vous). Sans compter les habituels accoutrements de mauvais goûts. Où voulez vous trouver des chaussures chics et stylisées dans tout ça?

C'est bête dans la matinée j'étais à Omotesando, je connais 2 magasins là bas aussi, mais la flemme d'y retourner. De toute façon j'ai checké vite fait dans Omotesando Hills, y'a rien donc c'est que la tendance est bien incrustée partout.

Je m'aventure donc dans le 109. Oui je sais je sais....mais dans le 109 aussi il y a toujours au moins 2 magasins où on peut trouver des choses sobres et de qualité (au Japon on nous vend du bas de gamme au prix d'un truc de créateur), le seul truc c'est que ça coûte plus cher que le reste.

Ahhh! Le 109, il y avait longtemps. Et là pareil, rien de chez rien (7 étages quand même). Plus ça va plus la qualité baisse au 109 et les prix montent. Pourtant une année ils avaient fait un effort et au moins 3 bons magasins avaient ouvert (là bas les magasins ouvrent et ferment pour laisser la place à d'autres à chaque saison presque....en fait ce sont les mêmes maisons mères derrière, ils changent juste la marque et le style pour faire genre c'est tout nouveau c'est branché et pouvoir continuer leurs prix abusifs).
Là encore les 2 valeurs sûres m'ont laissé tomber. :(

Du coup je suis allée faire un tour chez H&M (pour dire à quel point je commençais à désespérer). Pareil, une mode sans style. J'y ai quand même trouvé une belle paire de boucles d'oreilles que je porterai samedi.

Bon, c'est comme ça? Et bien jeudi j'attaque Shinjuku. J'aurais dû commencer par là dès le début mais Shibuya était dans un meilleur timing ce jour là.

Ah! mais tiens! J'ai oublié Marui à Shibuya! Arg j'oublie toujours les depaato. Tant pis, de toute façon j'avais trop mal aux pieds pour continuer.

Shinjuku: plus sobre, plus stylisée, meilleure qualité, plus de choix. Je me rend d'abord à Lumine Est (ancien My City  pour les nostalgiques). C'est un tout autre monde. Même si on reste dans la tendance le niveau monte tout de suite de plusieurs crans. J'y vais sans grande conviction....ou plutôt je sais que les belles chaussures comme par hasard seront dans les nouvelles collections qui ne seront pas soldées  -__-#

C'est en effet le cas mais je ne me décourage pas. En passant je vois une magnifique pochette au 1er qui irait très bien avec la tenue (mais maintenant que j'y pense j'avais bien ramené ce qu'il faut...est ce bien raisonnable de l'acheter? Des petits sacs j'en ai des tonnes. Bouuh c'est mon anniversaire, je peux bien m'offrir des cadeaux). Arf il y a ce petit truc dans ma tête, comme un blocage (l'éducation sûrement) qui fait que je ne me fais pas offrir des trucs par mes amis masculins. Je pourrais, les filles ici ne se gênent pas. Mais je trouve ça malsain. Restons indépendante sans manipuler ces pauvres hommes (qui aiment bien être manipulés aussi...victimes consentantes). Mais ce n'est pas la tentation qui manque tellement c'est facile voire même la norme.

Mais bon que je ne commence pas à m'embrouiller le cerveau, je suis venue pour des chaussures. Restons dans les objectifs. Je repère une magnifique paire d'escarpins noirs hyper classes. Je rentre dans le magasin pour voir de plus près est en effet, c'est tout à fait ce qu'il me faut! Shinjuku ne me laisse jamais tomber! :D (mon nouveau slogan pour ma confrontation avec Shibuyo). Le prix n'est pas affiché, je demande donc à la vendeuse. Toute sourire "Le prix normal est de 65 000 yens mais avec les soldes il y a une réduction de 50% soit bla bla bla...".

65 000 yens pour de simples escarpins?! J'en ai des mieux tous critères confondus que j'ai payé 10x moins chers. Je regarde la semelle pour checker la taille, je ne la trouve pas mais je vois Ferragamo. Bah voilà tout s'explique. Ah la la les marques de luxe, tout ça juste pour un nom. Je demande la taille (je me renseigne car je veux garder toutes les options ouvertes, ça se trouve je ne trouverai rien de chez rien et 30 000 yens pour du Ferragamo ce n'est pas mal, et les chaussures sont vraiment bien, elles deviendront mes habituées)....38. Pile ma taille mais je me méfie, je prends toujours une taille ou une demi taille au dessus pour les chaussures à talon pour éviter d'avoir mal aux pieds ou de perdre 10 ans à casser la chaussure. En plus là je n'ai pas le temps. J'en ai besoin pour samedi. Je le dis à la vendeuse qui veut absolument demander à Kyoto s'ils n'ont pas du 39 car à Tokyo c'est sûr qu'il n'y en a pas. Mais heureusement de toute façon ça ne pourrait pas arriver pour samedi.
Elles sont zélées les vendeuses ici, il ne faut pas leur donner l'occasion de vous parler sinon elles ne vous lâchent plus et essayent de vous vendre le truc isshôkenmei.

Bon reste plus qu'à continuer dans les étages, on est en fin de journée je n'aurai surement pas le temps de faire tous les magasins. Je me résigne déjà à revenir demain.

J'ai vu quelques belles chaussures mais trop chères (nouvelles collections) et je n'avais pas envie de dépenser trop vue que ce sont des chaussures de dépannage que je ne vais pas trop reporter (mes belles chaussures sont dans les cartons :( ).

Et puis à je ne sais quel étage je vois Esperanza. A celui de Shibuya c'était catastrophique donc je n'attendais rien de celui là. Mais attends, c'est Shinjuku, ce n'est pas la même clientèle. Tout de suite je vois des chaussures qui n'étaient pas à Shibuya. Des chaussures portables. Je fais donc un tour dans le magasin.

Je trouve des escarpins au talon vertigineux parfaits pour ma tenue. C'est t'y pas le comble du comple. Pour les néophytes Esperanza est une chaîne de chaussures bas de gamme et au style en majorité too much de mauvais goût. Mais bon, on me demande souvent où je trouve mes affaires et les gens croient que je dépense une fortune et que je suis accro au shopping.....Ohhh Que non! Je ne suis pas la mode dont je n'ai que faire (les vraies modeuses suivent leur propre style, c'est tout), je ne lis pas les magazines, j'ai horreur du shopping....physique (vive internet) et quand j'y vais j'ai la chance de savoir en un coup d'oeil si ça va ou pas, du coup c'est très rapide, je suis la reine du bon plan et je n'achète pas pour acheter mais seulement si j'aime vraiment. Acheter bien et de manière efficace c'est toute une technique. L'une des règles est qu'il ne faut jamais tout jeter. Partout il y a toujours au moins 1 truc bon à prendre et c'est souvent le truc qui fait la différence. La marque, le prix, la renommée, tout ça ça n'a rien à voir. Vous pouvez trouver des chaussures très bien à 20 euros et du foutage de gueule à 500 euros.

Donc, si vous avez suivi ^^;...chez Esperanza aussi on peut trouver des choses bien. Il faut toujours tout regarder, on ne sait jamais sur quoi on va tomber. Et aujourd'hui la règle est confirmée.

Autre comble, alors que j'hésitais sur la taille et essayais de jauger le truc (taille M donc ma taille, mais la règle de la taille en plus pour plus de confort. En plus la courbe de la semelle est dangereuse, à la verticale, ça peut être synonyme de crampe au bout de 2h) une vendeuse vient me parler pour commencer son baratin "Ouaaah! Elles sont jolies desu neeee? Moi même j'ai trop envie de les acheter yo neee bla bla". En temps normal je déteste ça, les vendeuses au Japon vous prennent toujours d'assault telles des robots téléguidés......par la commission (j'espère qu'elles ont des commissions sinon c'est de l'exploitage pur et simple). "Vous avez besoin d'aide? Ouah cet article est trop bien!" (technique de vente à l'ancienne qu'on ne trouve plus que chez les arnaqueurs -__-) "Non merci je regarde juste (et je n'ai pas besoin que l'on me dise ce que je veux, je ne suis pas assistée à ce point -__-)"

Et là j'en profite donc pour lui demander si elles n'y sont pas en L (autour du 39). Elle s'en va chercher et je continue à regarder dans le magasin. Bof j'ai rien vu d'autre. Plus tard elle me rattrape et à mon grand étonnement il y a du L. Les tailles tournent surtout entre le 35~37, puis jusqu'au 38 on peut trouver facilement, ensuite c'est au petit bonheur la chance ou les chaussures moches.

Au Japon, même dans les magasins bas de gamme on est chouchouté, les vendeuses s'accroupissent pour vous faire essayer les chaussures, elles vous ouvrent les fermetures et tout, limite si c'est pas le prince charmant qui met la pantoufle de verre à Cendrillon. Je n'aime pas trop, cette servilité me met mal à l'aise donc je le fais moi même à leur grand étonnement. Tout en s'afferrant elle n'a pas oublié de continuer son lavage de cerveau....."Ouaaah! Elles sont trop beeelles! Moi aussi je les veux!" (-__- qu'elles seraient moches elle vous dirait la même chose). Mais bon on ne me la fait pas à moi ^^;, je suis insensible à ce genre de flatteries à peine grillées.

Et en effet, chaussures magnifiques, ligne parfaite, bonne qualité que je mettrais dans la catégorie moyen haut de gamme. Confortables (et oui, une autre idée reçue "Parce que le talon est haut on va avoir du mal à marcher et on aura mal au pied". Pas du tout, ce n'est pas systématique, là encore il faut savoir choisir ses chaussures et on peut très bien avec des talons vertigineux, être à l'aise, courir et marcher pendant des heures sans avoir mal au pied, tout est dans la qualité de la chaussure), le prix, 7000 yens et des poussières au lieu de 15 000 yens et des poussières. Si le prix initial est clairement abusé, 7000 yens ça va vu l'urgence. En temps normal je n'aurais pas mis plus de 5000 yens pour ces chaussures mais ça va, je suis contente de mon achat. Je les reporterai, ça c'est sûr. La soirée de samedi est sauve, mission accomplie.

Mais attends voir, ah! bah voilà pourquoi la qualité est bonne, c'est du Made in Japan. En général les chaussures Made in Japan sont confectionnées avec soin. Du Made in Japan chez Esperanza? Comme quoi....

Le seul petit bémol est qu'on retrouve Esperanza dans les finitions. Le métal est bas de gamme mais ça, seul un oeil expert le remarque au 1er coup d'oeil. De loin on ne fait pas gaffe. Alors chuuut, ça reste entre nous ;)

Je crois que c'est la 1ère fois que j'achète quelque chose chez Esperanza. Comme quoi tout est possible.

Je finis quand même le Lumine histoire de ne pas avoir de regrets...et non...cette saisons est définitivement à oublier. Bon ouf! Je n'aurai pas à me taper Subnade, Odakyu ni 3 Chome. Demain je peux rentrer à la maison direct (je m'étais même résignée à retourner à Omotesando samedi matin si je ne trouvais rien).

Arf, cette pochette noire au 1er trotte toujours dans ma tête, je n'ai plus assez d'argent et le distributeur est trop loin. Tant mieux, mais c'est très facile d'aller au magasin durant le changement pour la Marunouchi. ^^;

 

;.....J'ai vraiment flashé sur cette pochette :(, demain je retire avant de partir au boulot et en rentrant j'irai l'acheter :p

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Pfiouuu!

Ouf enfin un vent de fraîcheur! On respiiiire!!

Comme vous le savez je ne supporte pas l'été japonais. Chaud et humide. Le problème n'est pas la chaleur mais l'humidité. On suffoque. Impossible de faire 3 pas sans dégouliner de sueur. On a la peau qui colle. Impossible de vivre sans la clim. D'ailleurs comme beaucoup j'ai un petit mouchoir pour essuyer mon visage lors des changements de températures (bah oui passer du chaud humide du dehors à la clim des intérieurs ça produit un choc thermique qui vous fait transpirer même si vous n'avez produit que comme seul effort de respirer ^^;.
Ca fait petite vieille mais tant pis, même les jeunes le font.
J'ai même dû abandonner mon vélo. Je ne l'utilise plus que pour aller à la gare où je peux me rafraîchir dans les toilettes avant de monter dans le métro. Arf j'ai essayé d'aller en vélo à Shinjuku lundi. C'était pourtant de nuit quand il fait moins lourd. Une promenade de santé d'habitude. Je ne le referai plus jamais. C'était pour aller à la salle de sport, j'ai cru que j'allais mourir. Du coup je n'y suis même pas allée, cet aller-retour équivalait à 1h d'elliptique suivi d'un sauna. Au retour mes jambes étaient lourdes je n'arrivais même plus à pédaler. J'ai même cru qu'un pneu avait crevé ^^;. L'expression des sportifs professionnels quand ils disent "je n'ai plus les jambes" a pris tout son sens. En plus les gens sont encore plus nombreux dans la rue en été à Shinjuku et jongler avec tout ça équivaut à 20min de tapis. Du coup j'ai pris une résolution. Je vais m'inscrire à Nakano le temps que le climat redevienne vivable. Le problème à Shinjuku hormis la foule est qu'il y a une pente en dernière ligne droite. Même en marchant on dégouline sous ce temps. Donc même si Nakano est plus loin, a de moins bons horaires, et que je vais devoir repayer des frais d'inscription (les voleurs) au moins le trajet est plat et il y a beaucoup moins de monde. Je suis sûre d'avoir les jambes pour rentrer à la maison au moins.

Quand le gouvernement a appelé à faire des économies d'énergie à cause de la centrale, j'ai tout de suite annoncé la couleur. Tout ce que vous voulez mais jamais sans ma clim. Aucun scrupule. En plus ma chambre est au dernier étage, plein sud avec grandes fenêtres. Effet de serre garanti. Toute la chaleur de la maison remonte dans cette pièce.

A ce qu'il paraît après quelques années on s'habitue, certains disent même qu'ils vivent sans clim, en habitant dans le sud en plus; sauf que j'ai toujours savamment pris soin de fuir en été. Je ne suis restée qu'un seul été à Tokyo et ce fut l'horreur. Quand juin arrive j'appréhende toujours. Cette année je devais aussi rentrer en France mais les évènements du 11 mars ont chamboulé tout mon emploi du temps et je suis bloquée ici à Tokyo. Vous ne me reverrez qu'à Nöel du coup (j'arrive le 24 ^^; j'espère que ma moman va préparer un bon repas plutôt que d'aller au restaurant, les mille et une merveilles qu'on mange à Nöel en France c'est pour les riches au Japon).

Donc en gros je ne me suis jamais habituée à l'humidité. Je vis avec la clim, je m'endors avec la clim je me réveille avec la clim (on peut programmer hein ^^;....quoi que j'en connais qui dorment toute la nuit avec la clim.....après ils s'étonnent d'attraper la crève). Seule consolation cette année les moustiques ne sont pas trop féroces (du moins pas encore).

Mais voilà que depuis 2 jours on a enfin un air frais. On peut respirer, passer la journée dehors, courir, sauter..bref viiiivre!!

Que s'est il passé? Un typhon est passé sur les côtes du Japon. Il nous a amené la pluie depuis mardi puis la fraîcheur et aujourd'hui il faisait beau mais pas lourd. On se croirait mi septembre. Pour le coup je préfère les averses au plein soleil tiens.
Si seulement ça pouvait être comme ça tout l'été.

La nuit dernière qu'est ce que j'ai bien dormi. D'habitude quand les rayons de soleil font leur apparition je me lève pour fermer la fenêtre pour remettre la clim sinon c'est le sauna de nouveau. Mais ce matin c'est plutôt la couette que j'ai dû rabattre.

Malheureusement d'après la météo (hyper pas fiable donc croisons les doigts), samedi, et même dès demain, le temps normal revient. Or samedi j'organise une méga fête pour mon anniv (et oui l'avantage du Japon est qu'en été les gens ne partent pas en vacance, donc les personnes nées en plein été comme moi, habituées à ne jamais fêter leurs anniversaires avec les copains quand on est enfant, peuvent enfin en profiter pour célébrer avec leurs amis).

Je me vois déjà en train de me décomposer juste pour avoir parcouru 20 m en talons. Ce jour là les taxi vont m'aimer, même s'il n'y a que 1 km à faire ce sera en taxi.



15 juillet 2011

Et un petit peu de rire dans ce monde de brutes

Dans une optique vaine de désengorger ma boite mail je passe la soirée à lire des mails.

Je tombe sur un article de Japan Probe parlant d'une certaine Tomomi du groupe AKB48. J'avoue que ce groupe m'intrigue un peu. Ca fait un moment que tout le monde ne parle que d'elles, on les voit partout comme les filles du HP! à une certaine époque, mais comme je ne regarde pas la TV je suis quelque peu passée à côté du phénomène. Je suis capable de sortir le nom d'une fille des Morning Musume alors que j'y prête la même attention, à savoir aucune, mais là pour AKB48 niet, que dalle. Je connais juste le nom du groupe, ce qui est un exploit avec une telle surmédiatisation.

Curieuse je clique donc sur le lien

http://www.japanprobe.com/2011/07/15/akb48s-tomomi-itano-speaks-english/?utm_source=feedburner&utm_medium=email&utm_campaign=Feed%3A+JapanProbe+%28Japan+Probe%29

Puis je lis les commentaires en même temps que Dailymotion charge (je sais pas pour vous mais chez moi Dailymotion est hyper lent à la détente).

Apparemment c'est catastrophique mais je me dis que ça doit être aussi catastrophique que d'habitude à savoir une bouillie de Engrish (anglais qui n'a pas de sens ou utilisé avec un abus de katakana) pour dire des banalités. Et apparemment l'intervieweuse n'est pas mieux.

Puis les anglosaxons ils exagèrent toujours, si on ne parle pas avec l'accent auquel ils sont haitués ils ne peuvent pas faire d'effort.

La vidéo a un peu chargé j'appuie donc sur Play........en effet c'est catastrophique. Même l'anglais prononcé de manière phonétique (katakana) est plus compréhensible. J'ai beau chercher je crois que c'est le pire que j'ai entendu. On ne comprends rien du tout. Je rejoins celui qui dit qu'il ne comprends que 75%. Il faut faire un super effort de concentration pour comprendre les 1ers mots, puis plus rien. C'est trop bizarre, on dirait qu'elle fait un effort pour parler de manière non phonétique tout en gardant sa bouche de canard. Oui la bouche de canard ou ahiruguchi n'est pas naturelle (désolée de briser le rêve de certains otaku de la japonaise kawaii). Il faut toute une technique pour la maîtriser comme expliqué ici:

http://www.japanprobe.com/2011/07/04/japanese-style-duckface/?utm_source=feedburner&utm_medium=email&utm_campaign=Feed%3A+JapanProbe+%28Japan+Probe%29

Quoi que après 10 années de pratique intense peut être que la bouche finit vraiment par devenir comme ça ^^;? (Dommage que ça n'est pas possible pour les yeux). Tiens si j'ai le temps je vous ferai un petit topo sur le monde du maquillage ici.

Et celle qui interviewe n'est pas mieux, une vraie tête à claque. On dirait une parodie. Et regardez à 2:13, c'est assez risible, en fait elle ne comprend rien mais elle est là "oui oui....mais c'est quoi ce bordel?" et enchaîne les questions préparées à l'avance.

Le comble dans tout ça c'est que finalement pour bien comprendre, il faut lire les sous-titres........en japonais ^^;

Mais bon au 2ème visionnage on comprend un peu mieux même sans tricher avec les sous-titres.

 

Posté par TVIP à 16:58 - - Commentaires [2] - Permalien [#]
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Mmm mon blog est remonté jusqu'à l'ambassade ou quoi?

Suite à ce billet:

http://downtowntokyo.canalblog.com/archives/2011/07/13/21598383.html

j'ai reçu quelques commentaires dont un qui m'a intrigué et que voici:

Ca change

Bonjour,
Je suis votre blog depuis quelques mois. Et comme j'ai assisté à cette réception, je peux enfin intervenir...D'ordinaire je suis d'assez loin la vie de la communauté française à Tokyo (pas fana de l'entre-soi non plus), et puis là, après le mail de consigny, j'ai eu envie d'y faire un tour.
A vrai dire j'étais au courant de cette réception parce que j'me rends quand même assez souvent sur le site de l'ambassade et que ca faisait plusieurs jours que ca y était annoncé. Bref jy suis allé et finalement j'ai trouvé l'ambiance plutôt agréable, décontracté et avec pleins de gens différents..En fait j'imagine que ca devait trancher avec l'ambiance des cérémonies ordinaires et des quatorze juillet précédents.
Et pour avoir discuté avec quelques réfugiés ils semblaient plutôt contents d'être servis par des chefs, de manger français, etc. Vraiment ca faisait assez champêtre et populaire même si le lieu était quand même plutôt chic.

Et puis, j'en reviens un peu tjrs au même, mais je crois que c'était une bonne chose de ne pas être qu'entre français..Mais c'est vrai que des gens qui auraient aimé y assister n'ont pas pu en raison du nombre de places limitées...Cela dit un lieu assez grand pour rassembler toute la communauté française et en même temps la brasser avec des Japonais, ce doit être dur à trouver...

A bientôt François

Posté par François, 15 juillet 2011 à 10:42

Et voici ma réponse (que j'attends un peu avant de publier car on a des faussaires en herbe maintenant ^^;)
François
"Et pour avoir discuté avec quelques réfugiés ils semblaient plutôt contents d'être servis par des chefs, de manger français, etc."

Nan mais qui ne va pas être content d'être servi par des chefs et gratuitement en plus? Je ne vois pas le rapport.

"Et puis, j'en reviens un peu tjrs au même, mais je crois que c'était une bonne chose de ne pas être qu'entre français"

Je ne connais aucun 14 juillet où on n'est qu'entre français, même en France. De plus là n'était pas le problème, l'idée de célébrer le 14 juillet à Koriyama est une bonne chose. Ce que j'ai dénoncé c'est d'avoir savamment fait en sorte que le français lambda ne puisse pas y aller mais que ce que j'appelle le réseau, les notables et compagnie oui. Mon poste a été assez clair là dessus. Vous vous avez pu demander à votre boss d'avoir votre journée tant mieux pour vous. La majorité des gens qui travaillent ne peuvent pas demander la veille à avoir même juste une demi journée et en plus pour raison de fête nationale. Il n'est pas question d'accueillir "toute la communauté française". Même en temps normal ce n'est pas le cas et tout le monde ne veut pas participer de toute manière. C'est le fait d'avoir organisé un tri sur quels français devraient assister ou pas (dîtes le nous, il n'y avait pas que les chefs et la poignée qui a eu une invite in extremis non? Pas quelques PDG? Au hasard hein?). Il est donc question de traiter tous les français de la même manière. Au moins pour la journée nationale dont l'égalité entre les français est d'ailleurs sa raison d'être non?

Son message m'a intrigué et j'ai fait une petite enquête dont vous pouvez voir le résultat ci dessous. Typique de ce que je dénonce= qu'on nous prend pour des idiots.
Il y dit:
"A vrai dire j'étais au courant de cette réception parce que j'me rends quand même assez souvent sur le site de l'ambassade et que ca faisait plusieurs jours que ca y était annoncé."

Ah bon? Je ne sais plus quand j'ai checké le site de l'ambassade pour la dernière fois mais même sans ça si ça avait été annoncé de manière à ce que tout le monde le sache depuis plusieurs jours, je l'aurais su. Je ne suis peut être pas dans les réseaux mais j'ai des oreilles.
De plus ça m'étonnerait beaucoup que Consigny réactif comme il est ne nous prévienne que la veille si c'était une information qui circulait officiellement depuis quelques jours. Sinon ça voudrait dire 3 choses:
-le pauvre il est fatigué il n'arrive plus à suivre
-lui même n'est qu'un simple mortel et n'a été mis au courant que le 12 comme nous autres simples mortels
-il fait maintenant parti de la clique et on lui a dit de ne pas se manifester avant le 13 ("chut chut, il faut garder tout ça secret")
D'ailleurs la tournure de son message fait penser qu'il a dû attendre d'avoir un feu vert de la part de l'ambassadeur.
Je précise que j'ai checké tous ses derniers bulletins (que j'ai reçu......on ne sait jamais comme pour les autres mailing lists ça se trouve il a des listes parallèles maintenant qu'on revient à la normale), et aucune allusion à Koriyama.
Mais je me dis allons chercher sur le site cette soit disant annonce qui est apparue plus tôt.
Et là que vois je? Alors non seulement (évidemment) cette annonce antérieure n'existe pas (ils ne l'ont quand même pas supprimée?) mais en plus ils ont carrément supprimé la date de l'annonce officielle, qui date donc du 12 juillet. Pour quoi faire? Essayer de faire planer le doute?
Nan mais c'est quoi ce travail de faussaire type période soviétique? -__-
Oh! Toi stagiaire du "service de com et d'information", à l'aire d'internet ce genre de manipulation à 2 balles n'est plus possible. Tout est sauvegardé sur la toile. Si on veut faire un travail de faussaire, au moins ne pas le bâcler aussi grossièrement. De plus si vous avez lu mon blog (oui je ne devrais pas vous tutoyer), vous devriez savoir qu'on ne me la fait pas à moi. Nan mais franchement. Sur ce coup là je suis déçue, j'avais pourtant remarqué une amélioration dans la manipulation.
Et en passant François, j'espère que vous n'êtes pas le stagiaire en question et que vous n'êtes pas venu sur mon blog uniquement pour faire de l'intox? Si c'est le cas c'est pas mal joué, 1 jour plus tard et je n'aurais peut être pas eu le temps de me poser plus de questions que ça et tout serait passé inaperçu.
Sinon dîtes nous où et quand vous avez vu cette annonce?
Donc voici les impressions écran du site (bah oui le copier coller c'est fini, le niveau monte d'un cran là, on bidouille les dates et tout...).
Page d'accueil:
amb home
Le message le plus récent date d'aujourd'hui et parle du ministre qui était à Koriyama et le plus ancien date du 1er juillet et parle de Japan Expo.
Aucune trace de Koriyama sauf pour l'annonce du 12 qui n'est miraculeusement plus datée.
Mmm François, François (le français?)........personne qui est dans l'"intimité" de l'ambassade, cheval de Troie pour faire de l'intox sur les blogs ou ce qu'il dit est vrai et l'annonce date du moiiiis....de juin peut être? (on y croit tous)
Hop je m'en vais donc dans les archives, d'abord dans la partie Evènements c'est pareil, que le message du 12, puis la partie Solidarité avec le Japon, voyez par vous mêmes:
amb solidarité
Et enfin la partie Actualités. Je n'ai pas tout pris en impression d'écran mais de toute façon ne vous tracassez pas il n'y a rien. J'ai pris les parties les plus pertinentes à savoir France-Japon et France-Monde.
amb actualité
....rien de chez rien. Peut être qu'il faut remonter dans les articles avant 2010?
Donc la fameuse annonce "Le 14 juillet à Koriyama" qui date du 12 juillet mais qui est devenu "Le 14 juillet à Fukushima" (pour faire plus sensationnel auprès du français loin loin à Paris, ou parce que "Et Koriyama c'est où d'abord?"), et qui n'a plus de date, est bien l'annonce officielle sur le site de l'ambassade et il 'y en a pas eu d'autre.
En plus d'habitude, du moins depuis que les mailing lists refonctionnent pour tous, il n'y a eu aucun mail de l'ambassade alors que d'habitude il y en a un quand tous les français sont conviés.
700 personnes, y'a quand même de la place pour quelques mortels non pour devoir monter un stratagème aussi grossier?

13 juillet 2011

Et ça continue......

....dans le foutage de gueule.

Ce matin quel ne fut pas mon étonnement de trouver un message de Thierry Consigny (il est encore là? Tant mieux car c'est le seul à assumer son rôle correctement, il le fait tellement bien que les autres lui ont tout délégué....comme ce matin).

Message qui date de 10h30 ce matin.

 

14 juillet 2011 a Koriyama : "France-Japon ensemble pour demain"

Madame, Monsieur,

Nombre d’entre vous m’ont fait part de leur souhait de participer à la cérémonie officielle du 14 juillet à Koriyama, dans la préfecture de Fukushima, qui marquera un moment fort de solidarité de la France avec le Tohoku.

Ah! Bon? Jamais entendu parler. Mais bon belle initiative même si je ne vois pas ce que ça va apporter aux japonais de devoir accueillir une troupe de français qui veulent booster leur bonne conscience. Partir pour inaugurer quelque chose qu'ils auraient aidé à construire ça ça aurait été bien.


L’Ambassadeur de France Philippe Faure a été très sensible à cette demande de la communauté française.

Ah! Bah je me disais aussi. Comment un truc qui concerne la fête nationale et est censé être le jour où TOUS les français se rassemblent peut passer inaperçu comme ça?

On en est à quémander de pouvoir participer à notre fête nationale. Par contre tout ce que vous voulez que les "satellites" eux, sont dans la confidence depuis longtemps.


Merci de me faire connaître votre participation dans la journée, par retour de courriel à cette adresse [ t.consigny@assemblee-afe.fr ], car le nombre d’invités est limité.

Mais attends voir, le 14 juillet c'est t'y pas demain? Ah bah oui bien sûr! En étant prévenus 24h à l'avance c'est fou ce qu'on se sent convié. C'est bien de nous prendre pour des buses mais c'est clair que l'affaire est déjà pliée, les associations qui quand ça les arrange nous inondent de mails, mais quand c'est pour continuer entre eux tout d'un coup on n'existe plus. Thierry Consigny me fait même de la peine à gesticuler dans tous les sens comme ça. Il n'y a pas une communauté française unie mais plusieurs groupes traités de manière plus et surtout moins égale. Si nous, les français normaux devions être conviés on aurait reçu les mails ou l'annonce aurait été publiée bien plus tôt.

Un tel évènement ne se prépare pas en 3 jours. Et il suffit d'une courte enquête pour voir la supercherie, ils nous font le coup à chaque fois de toute façon.

Zoom sur le site de l'ambassade:

L’Ambassade de France au Japon célèbrera cette année la fête nationale française du 14 juillet dans la préfecture de Fukushima.
JPG - 60.6 ko

Oh! Toi stagiaire du service de com on dit célébrer.

L’Ambassadeur Philippe Faure a décidé de célébrer cette année la Fête nationale française dans la ville de Koriyama (préfecture de Fukushima).

Cette réception, qui réunira plus d’un millier de personnes - pour moitié des réfugiés victimes des catastrophes de mars, l’autre moitié étant composée d’officiels japonais du Tohoku et d’invités qui feront le déplacement depuis Tokyo

Pas nous en tout cas mais les sbires de l'AEUFE (mon sigle pour tous les regrouper sans devoir taper une ligne entière) et les notables seront bien présents, j'en mets ma main à couper.

- sera l’occasion d’apporter un peu de réconfort à ceux qui en ont aujourd’hui le plus besoin et de montrer la solidarité de la France dans un moment difficile pour nos amis japonais.

Mouais on y croit tous. Vu comme ça on ne peut qu'applaudir.

La Société franco-japonaise de Fukushima est, bien entendu, très étroitement associée à l’organisation de cet événement.

L’important mouvement d’adhésion qui est né parmi les entreprises et associations françaises au Japon - notamment celles réunissant les chefs de cuisine et de pâtisserie

Aaaah! Bah voilà! On rentre enfin dans le vif du sujet. Mais le stagiaire de la com s'améliore, il arrive presque à nous embobiner maintenant.

- avant même l’annonce officielle du projet,

et hop, il se tire lui même une balle dans le pied. (Voir la fin du message).

devrait faire de cette édition 2011 de la Fête nationale, au delà d’une manifestation officielle, un moment exceptionnel d’amitié franco-japonaise.

Cette opération s’inscrit dans le cadre de la campagne "France-Japon : Ensemble pour demain" lancée le 18 mai dernier par l’Ambassadeur Philippe Faure en présence de M. Seiichi Kondo, Commissaire aux Affaires Culturelles, et de nombreuses personnalités du monde des arts, de la culture, de l’économie, de la diplomatie et de la politique. Une grande vente aux enchères dont l’ensemble de la recette serait reversé aux sinistrés du Tohoku a également eu lieu le 20 juin à Drouot Montaigne (Paris).

Service de Communication et d’Information (12 juillet)

 

Ils n'ont même pas honte d'appeler ça un service de communication et d'information. Le 12 juillet? C'était hier. Et encore à quelle heure on ne sait pas. Merci aux français qui font l'effort d'aller sur le site et qui ont découvert le pot aux roses. Evidemment que les boulangers étaient au courant bien avant l'annonce "officielle" qui date d'hier. Il y a ceux qui ont eu l'annonce "officielle" il y a au moins 1 mois, puis nous.

Suite du mail de Consigny

Je vous rappelle que 600 à 700 personnes, déplacées des régions de Fukushima, sont conviées à cette occasion, et que le Ministre de la culture, Frédéric Mitterrand, de passage au Japon, y est associé.

Bien à vous,

Thierry Consigny
t.consigny@assemblee-afe.fr
http:/afe-asie-nord.info

C'est que ça en fait du monde à nourrir donc il nous faut des français (quand même une fête nationale sans français ça le fait pas) mais pas trop et surtout pas n'importe qui. Voilà pourquoi cette manifestation a été savamment gardée dans les coulisses des réseaux que vous savez.

Je veux bien croire qu'à l'AEUFE ils soient tellement déconnectés de la réalité qu'ils croient que le français lambda qui travaille peut comme ça, demander une journée voire une demi journée pour un jeudi (au passage on leur précise que le 14 juillet n'est pas férié au Japon....on ne sait jamais ^^;) et en plus la veille pour le lendemain.

Et la phrase " L’Ambassadeur de France Philippe Faure a été très sensible à cette demande de la communauté française." Ah bah merci, que de bonté votre "Excellence". C'est vraiment bien gentil de votre part après avoir fait en sorte que tout le monde ne puisse pas y participer.

Voilà comment les choses ont dû se passer. L'AEUFE, les businessmen, les boulangers, l'ambassade et compagnie (en fait le seul mot businessmen suffit), ont réquisitionné la fête nationale, grand symbole de la France pour continuer le business. A savoir partir en croisade pour redorer leur image après le fiasco qu'on connaît, et certains pour se donner bonne conscience "Youhou! Regardeeez, moi au moins je suis allé à Fukushima, je suis allé à Fukushima! Regardez moi bien, c'est moi là sur la photo!" (à imaginer avec le ton de François le français du service après vente d'Omar et Fred ^^;).

C'est pas un mois que le service de"Communication et d'Information" va attendre pour inonder le site de l'ambassade de comptes rendus et pour faire suivre dans la presse.

Certains français qui n'étaient pas dans la confidence et veulent participer (car pour eux aussi ça peut vouloir dire quelque chose de participer....autre que le business et l'image) ont vu le message in extremis et sont partis quémander de pouvoir participer ("Attention! Places limitées, ce sont les soldes en ce moment!") chez Thierry Consigny, oui car tel un curé de village qui est le seul qui fasse le lien avec les habitants et qui est à l'écoute, on s'adresse directement à lui maintenant. C'est devenu notre port parole si on veut faire passer un message au souverain.

D'où ce mail ce matin dont voici la suite:

/_/_ Détails de l’organisation du 14 juillet 2011 /_/_

Date : Jeudi 14 juillet 2011
Heure : 17h 00 – 19h 00 (accueil à partir de 16h 30)
Lieu : Ville de Koriyama, Préfecture de Fukushima, Hall de Réception Granplace
(en japonais) 迎賓館グランプレス, geihinkan-guranpurasu
Adresse : 10-3 Asakacho Sasakawa Jiraido, Ville de Koriyama, Préfecture de Fukushima 963-0102
(en japonais) 〒963-0102 福島県郡山市安積町笹川字雷堂10-3
Tel 024-937-1111
Accès : http://www.granplace.jp/access/index.html

Trajet : 227 km - 1h 17 depuis Tokyo par train rapide Yamabiko, 3h 44 par trains locaux (avec au moins 2 changements)
Horaires (en anglais) : http://www.jorudan.co.jp/english/
Coût : 15,940 yens (A/R) avec réservation par le train rapide Yamabiko; 7,780 yens (A/R) par trains locaux
Destination finale : Gare de Koriyama
Transfert : Navette gratuite depuis la sortie ouest de la gare de Koriyama (à partir de 16h 00), du parking des bus de tourisme

Donc voilà, si par le plus grand des hasards vous n'aviez aucun projet un jeudi après midi, vous pouvez vous rendre à Koriyama pour célébrer la fête nationale. Mais attention il faut s'inscrire et les places sont "limitées". lls ont déjà les français qu'il leur faut donc ne vous étonnez pas trop si "il n'y a plus de place".

Bon 14 juillet à toutes et à tous!

11 juillet 2011

La liste en question des ilotiers de Tokyo (et Japon aussi)

Mr Strepkoff a eu la gentillesse de m'envoyer la liste des îlotiers avant pendant et après la crise. Je ne pense pas que ce soit correct de les publier sur le blog donc je vous invite à le contacter directement sur son mail pour qu'il vous les envoie karl.strepkoff@gol.com

Aussi on n'a pratiquement que entendu les personnes qui on dit que tout s'était passé normalement, voire pire que la gestion de la crise était exemplaire. Si vous avez des témoignages qui prouvent le contraire n'hésitez pas à les poster dans la partie commentaire. Finalement beaucoup de gens lisent ce blog et sont curieux de connaître ce qui se passe réellement sur place.

Sinon à la vue de ces fameuses listes d'îlotiers je ne peux m'en empêcher; voilà ce qui est écrit.

AMBASSADE DE FRANCE AU JAPON
Section consulaire
== ILOTAGE DE SECURITE ==


EN VOUS INSCRIVANT, VOUS ET LES VOTRES, AUPRES DE LA SECTION CONSULAIRE DE L’AMBASSADE, VOUS AUREZ L’ASSURANCE D’ETRE RAPIDEMENT LOCALISES EN CAS D’URGENCE.

^^; oui on a tous vu ce que ça a donné.

LORS DE VOTRE INSCRIPTION, DEMANDEZ LA FICHE ACTUALISEE DE VOTRE ILOT DE SECURITE. VOUS Y TROUVEREZ LES COORDONNEES COMPLETES DES RESPONSABLES (CHEF D’ILOT ET SUPPLEANTS), AINSI QUE LA LISTE DES POINTS DE REFUGE ETABLIE PAR LE GOUVERNEMENT METROPOLITAIN DE TOKYO.

Il n'y a pas la liste des points de refuges sur cette liste (à moins qu'ils ne parlent du papier qu'ils donnent quand on s'inscrit mais je ne me souviens plus de ce qu'il y a dessus) par contre mon nouvel îlotier (qui a l'air sérieux) m'a envoyé mon point de refuge le plus proche.


AFIN DE FACILITER LES CONTACTS EN CAS DE CRISE MAJEURE, PLUSIEURS RESPONSABLES D'ILOT ONT ACCEPTE QUE LEUR NOM, E-MAIL PRIVE OU TELEPHONE PRIVE FIGURENT SUR INTERNET. IL VOUS EST EXPRESSEMENT DEMANDE DE NE PAS UTILISER CES INFORMATIONS EN DEHORS D’UNE SITUATION DE CRISE. TOUT ABUS SERA POURSUIVI.

Mmm apparemment on peut trouver la liste actualisée sur le site de l'ambassade? A propos de ça ce n'est pas plus simple d'envoyer la liste aux inscrits quand celle ci est réactualisée plutôt que d'aller checker de temps en temps?

En tout cas c'est bien ce que je pensais, mon îlot n'avait pas de responsable depuis longtemps. J'avais déjà évoqué que j'avais reçu, il y a 2 ans je crois, un mail demandant à quelqu'un de se proposer mais comme je voyage beaucoup j'estime que je ne suis pas apte à assumer ce rôle. En plus je songe de plus en plus à déménager. Mais là encore un dysfonctionnement. Si un îlot est vacant n'est il pas judicieux en attendant de le relier à l'îlot voisin pour qu'effectivement on reste en contact en cas de problème (bon on a vu que le fait qu'il y ait un îlotier ne garantit rien). Mon arrondissement n'est pas hyper grand ni très représenté en français et il est divisé en 2 îlots seulement et l'autre îlot avait 2 ou 3 personnes qui s'en occupaient pendant la crise (apparemment une personne est partie mais on ne sait pas bien quand). Ils pouvaient, s'ils l'ont fait, assurer la liaison avec les personnes de mon îlot. Maintenant je sais que j'ai un abris à 200m c'est bien, mais s'il faut aller à 500m ou 1km en cas de crise majeure c'est bien de connaître les autres alternatives comme durant la situation où on s'est retrouvé. Ou ne serait ce que le fait de savoir qu'on n'est pas tout seul c'est déjà bien.
C'est pas Kagurazaka ici, je n'ai jamais rencontré mes voisins français, pourtant ils sont bien là quelque part.

Quoi qu'il en soit, inscrivez vous sur les listes. C'est très rapide et utile. Notre système a foiré cette fois mais s'il est au point il est très efficace. D'autres pays s'y sont d'ailleurs mis après la crise seulement.

Bon tout ça me fait penser que j'ai reçu une lettre pour renouveler ma présence sur la liste consulaire car la validité arrive à expiration.

08 juillet 2011

Tensions au sein de la communauté française 3

Mr Strepkoff étant tombé par hasard (je crois) sur mon blog, il a tenu à me donner la réponse qu'il a envoyé à Mr Hochster. Bah oui quand c'était pour donner sa version des faits là il avait nos mails et pouvait nous contacter mais pour la suite là plus rien, on n'existe plus. Pas très honnête mais je n'en attendais pas moins de toute façon.

Je ne prends parti pour personne mais à partir du moment où ils nous ont sollicités sans nous demander notre avis au moins qu'ils soient honnêtes avec nous et montrent toutes les conversations sans rien modifier.

Pour ceux qui n'ont pas suivi l'histoire:

Tensions au sein de la communauté française

Tensions au sein de la communauté française 2

Et maintenant la réponse où on y voit plus clair sur les manipulations.

Réponse au président de l'UFE Japon

Merci par avance de tenir compte de ma réponse au président de l'UFE Japon qui devrait vous intéresser (une copie du courriel original pourra vous être envoyé dès réception de votre adresse mèl).

Remarque : le message dit "mystique" était nullement destiné à Monsieur Hochster mais à un petit groupe d'amis qui, je vous le concède, comportait au moins un "Judas". Ce message a donc été sciemment détourné et rajouté en dernière partie par Monsieur Hochster dans une tentative ultime de décrédibilisation.


Subject: UFE Japon: une situation anormale
From: karl.strepkoff@gol.com
Date: Mon, 18 Apr 2011 21:17:25 +0900
CC: fm@lepommier-patisserie.com; philippe.martin@diplomatie.gouv.fr; sctip@ambafrance-jp.org; philippe.faure@diplomatie.gouv.fr
To: hochster@pecsrealty.com

Cher Monsieur Hochster,

Pour reprendre vos points:

1) Rencontre-débat avec l'ambassadeur de France Philippe Faure:
Des milliers de salles sont disponibles à Tokyo pour accueillir une telle réunion sans besoin de limiter le nombre à 85 participants (Maison franco-japonaise, salles chez des professionnels tels que restaurateurs comme cela s'est souvent fait par le passé,...). Le choix de l'ambassade n'est donc en rien justifié sauf s'il s'agit de "préserver" l'ambassadeur face à une foule de mécontents...
Sachant que de nombeuses familles françaises, je l'espère, rentreront au Japon après la Golden Week (le taux de présence des élèves de l'école française n'ayant été que de 36% lors de la réouverture de celle-ci), il aurait été sans doute judicieux d'organiser cette rencontre après la semaine de vacances japonaises.
En outre, considérant que selon votre prose, vous organisez une telle réunion avec l'ambassadeur une fois par an, il est regrettable qu'aucun membre de votre "bureau" n'est pris la minute nécessaire à la relecture du message envoyé à la communauté française.
Quant à l'opération de communication orchestrée par l'ambassade à Fukushima pour redorer son blason suite aux errements très dommageables pour l'image de la France et des Français qui ont fait suite aux événements du 11 mars, sachez que les Japonais ne sont pas dupes (ni les Français qui connaissent les agissements récents de l'ambassade d'ailleurs). Cette action est bien sûr louable mais les fils blancs de cette campagne de communication sont énormes. Veuillez noter que la véritable charité se fait dans la discrétion, pas devant les caméras de télévision.
Côté associatif, j'anime également bénévolement une association loi 1901 appelée "Vigilance et Action Républicaines" (http://www.vigilanceetactionrepublicaines.info/) que l'ambassadeur Faure n'a "démocratiquement" jamais voulu faire reconnaître par l'ambassade de France. Cette association a pour vocation de diffuser des informations sans compromis qui ne plaisent évidemment pas à des gens habitués à se faire tapoter le ventre... Il ne s'agit en aucun cas de "tirer sur tout ce qui bouge" mais de simplement dénoncer ce qui est inacceptable au sein de notre République, et de donner accès à des informations généralement non diffusées par les médias dominants qui sont sous contrôle de l'oligarchie mondialiste appelée "hyperclasse".
Enfin, comme vous le savez, je suis depuis 48 heures sous la protection de la Police japonaise en raison de l'ouverture d'un dossier criminel à l'encontre d'un de vos "amis" qui m'a envoyé un message mettant en exergue une menace non-dissimulée.

Désolée Mr Strepkoff mais je ne peux que rigoler du ridicule de la situation. Des menaces au niveau criminel, vraiment? Et nous qui croyions avoir touché le fond. Les policiers ont bien dû rigoler quand ils ont écouté toute l'histoire des Tribulations au Sein de la Communauté Française. ^^;

J'espère que Monsieur le Consul Philippe Martin saura faire preuve d'autorité pour calmer la fougue haineuse et largement disproportionnée dont j'ai été la victime.
Il n'est donc pas souhaitable que je me rende à des réunions publiques pendant un certain temps afin de ne pas donner une surcharge de travail aux autorités française et japonaise. J'espère que vous comprendrez donc mon absence à votre réunion.

2) "Sur les "flyjins" et la lâcheté de certains":
J'ai effectivement été en voyage d'affaires en France pendant la semaine du 7 mars mais comment pouvais-je connaître l'imminence des événements du 11 mars ? Vous décrivez mon voyage comme "opportun", avez-vous toute votre raison ? Je suis en tout cas rentré à Tokyo comme prévu depuis le départ le mardi 15 mars en pleine alerte nucléaire...

Il faut bien comprendre que le terme "flyjin" est un euphémisme anglicisé du terme "nezumi" (rat en japonais) utilisé par les Japonais pour les responsables ayant abandonné leurs employés et/ou les personnes dont ils avaient la charge après les événements dramatiques du 11 mars dernier.
Ces termes n'ont donc rien à voir avec des personnes s'étant mis simplement à l'abri avec leur famille car celles-ci n'avaient pas de responsabilité vis à vis de tiers.
Sur internet de nombreux cas sont signalés de directeurs de société ayant laissé à leur sort leurs employés dès le 11 mars. Ils ont tout simplement fui sans se préoccuper de ceux qui restaient derrière eux. Ce sont de véritables lâches irresponsables qui ne méritent aucun respect.
Or le réseau français d'îlotage a également connu des désertions inexcusables dont la votre (vous êtes chef de l'îlot 645 dans Minato-ku) et celle de votre 1er Vice-Président Monsieur Frédéric Madelaine (il est 1er suppléant de l'îlot 681 dans Setagaya-ku). Il m'a en effet été rapporté à plusieurs reprises et par des gens dont la parole ne peut être remise en doute, que vos deux personnes sont allées se mettre à l'abri dans le Kansai en abandonnant donc à leur sort les Français de vos îlots... alors que l'engagement dans le système d'îlotage se fait par volontariat et que les responsables de l'îlotage sont chargés en cas de crise d'être la courroie de transmission entre l'ambassade et la communauté française que vous avez déshonorée dans les faits. La dernière liste officielle de l'îlotage est visible à l'adresse suivante: http://www.ambafrance-jp.org/IMG/pdf/liste_Web_avril_2011.pdf

En parlant de ça, bonne nouvelle, on a enfin un ilôtier qui a repris le flambeau chez moi. Durant toute la crise et même avant on n'a jamais eu aucun signe de vie de notre ilôtier. Les gens veulent devenir des responsables, des "leaders", mais ne veulent pas faire le boulot. Le nouvel ilôtier semble prende sa mission au sérieux. Maintenant je sais que le refuge est à moins de 200 m de chez moi, il sait qui je suis et où j'habite.

Ah! Tiens, bizarre. Comme par hasard le lien ne marche plus. Si quelqu'un avait fait une copie de cette liste? Merci de m'en faire part (je veux juste savoir qui était censé être mon ilôtier et quels sont les ilôts momentanément à l'abandon suites aux nombreux départs).

Par respect pour la France et les Français du Japon, je vous suggère en conséquence de démissionner immédiatement de ce réseau qui a pour but d'informer et de secourir nos compatriotes lors d'un trouble majeur. Vous n'en n'êtes effectivement plus digne.

Prenant en considération que vous êtes de confession juive, et pour répondre à votre question théologique, vous pourrez lire (ou relire) le livre de Job chapitre 33 versets 29 et 30 (http://www.ebible.free.fr/livre.php?_id=job&_chap=33) qui vous mettent en lumière le principe divin de Justice Immanente au travers de la multiplication des vies et donc de la réincarnation.

3) Votre souhait de mettre en copie non-cachée les destinataires de mes messages:
Comment pourrais-je prendre en considération votre demande sachant que vous ne l'appliquez pas vous-même ? Désolé mais vous n'êtes pas crédible.

4) Gestion de la crise nucléaire par la diplomatie française au Japon:
Je vous conseille la lecture de l'article du Monde suivant qui résume bien la situation: http://www.lemonde.fr/japon/article/2011/04/01/la-crise-nucleaire-une-epreuve-difficile-pour-la-diplomatie-francaise-au-japon_1501993_1492975.html

On peut notamment y lire:

"EXCUSES PUBLIQUES
Pour apaiser ces tensions, le 24 mars, Philippe Faure, l'ambassadeur du Japon, accordait une interview au quotidien économique japonais Nikkei Shimbun (accès réservé aux inscrits). Usant de circonvolutions et de périphrases, l'ambassadeur s'est excusé platement : "Les Français qui sont rentrés sous le coup de l'émotion ont pris une décision individuelle. (...) Certaines personnes ont fui sans la permission de leur entreprise. Il s'agissait de réactions individualistes, commandées par la peur de la menace nucléaire invisible. On peut dire que ces personnes n'ont pas eu un comportement modèle. En leur nom et au nom des entreprises françaises, je tiens sincèrement à m'excuser auprès du peuple japonais.""

5) Action judiciaire de l'ambassadeur Faure à mon encontre:
Cette affaire survient curieusement maintenant en 2011 pour des faits reprochés datant de 2008. Il s'agit bien évidemment d'une tentative d'intimidation en vue des prochaines élections législatives de 2012.
J'attire en tout cas votre attention sur l'"exception de vérité" qui permet par exemple de dire ou d'écrire, sans danger de pénalités, à un voleur qu'il est un malfrat. Dire la vérité n'est pas attaquable bien évidemment.
Un autre point important à souligner est la "présomption d'innocence" qui est l'un des piliers de la Justice française.
Alors gardez votre calme et laissez au temps le soin de livrer les tenants et les aboutissants de cette affaire qui est fort claire et très peu élogieuse pour Monsieur Faure et l'administration diplomatique. Ces derniers n'ont certainement pas besoin d'une nouvelle vague de communication néga tive dans les médias japonais.
Mais si vous insistez, je serais personnellement ravi que cette affaire intéresse des journalistes japonais et/ou français. Je n'ai rien à cacher et le dossier est connu de nombreuses personnes depuis longtemps: http://www.vigilanceetactionrepublicaines.info/DossiersRepublicains/Dossier-9/index.html

Mmm j'ai lu les lettres. Finalement c'est pas plus mal que l'on ne sache pas toutes les magouilles qui se trament en coulisse. Laissons les entre eux.

Enfin je me réjouis que vous ayez pris la décision de ne plus m'écrire. Nous évoluons aujourd'hui effectivement dans des environnements éthiques très différents.

Et je vous confirme que depuis des années, je retire de mes fichiers les adresses des personnes qui en font la demande mais peux décider de les réinstaurer ponctuellement pour un message les concernant directement (c'est le cas de Monsieur Faure pour ce message).

Vous souhaitant une intéressante rencontre-débat avec l'ambassadeur, salutations républicaines et vigilantes.

Karl Strepkoff

 

En tout cas dommage que l'on ne puisse pas élire notre ambassadeur. J'ai trouvé tout un dossier très intéresant montrant l'inutilté de Mr Faure mais manque de temps, je le posterai peut être un jour. Espérons que les élections l'année prochaine vont permettre de faire un gros nettoyage ici et nous envoyer des diplomates compétents.

 

07 juillet 2011

Vraiment c'est incroyable

Aujourd'hui en rentrant du boulot j'ai assisté à un condensé de situations qui sont malheureusement banales ici mais que si elles étaient relatées telles quelles dans un film ou un reportage sur le Japon, les défenseurs du Japon éternel ne manqueraient pas de monter au créneau pour dénoncer "un amoncèlement de clichés, que c'est une honte, que c'est scandaleux de véhiculer de tels mensonges". Seulement aujourd'hui j'ai vécu cette scène qui pourrait passer pour un gros cliché bien exagéré dans un film....sauf que c'était la triste réalité.

J'étais donc dans la Yamanote sur le chemin du retour. Au début du trajet tout va bien, les gens montent descendent, moi je lis mon journal tranquille. J'étais assise près du passage qui sépare les 2 wagons. Pour ceux qui ne connaissent pas l'agencement des trains, au Japon dans la plupart des trains les sièges ne sont pas dans le sens de la marche mais dos aux murs. On voit donc la fenêtre d'en face et au milieu les gens peuvent rester debout en s'agrippant aux poignées suspendues au plafond. Dans ce coin près de la jonction entre 2 wagons il n'y a que 3 sièges de chaque côté et ils sont réservés en priorité aux personnes âgées, femmes enceintes, handicapés etc...
J'ai donc l'entrée vers l'autre wagon à ma gauche, 2 sièges à ma droite puis tout de suite c'est la porte pour rentrer dans le wagon, un espace où on ne peut que rester debout donc.
Depuis un moment j'ai deux trentenaires comme voisins sur ma droite, un homme et une femme en pleine conversation. C'est la sortie des bureaux les places assises il n'y en a plus.
A Ebisu beaucoup de monde monte et le train commence à être bondé. J'étais absorbée par mon journal mais pour la 1ère fois du trajet j'ai des personnes devant moi donc j'arrange mes jambes pour qu'elles puissent bien se positionner.
Je lève brièvement les yeux. Ces 2 personnes (donc une face à moi et l'autre face à ma voisine de droite) étaient en fait un couple de personnes âgées, dans leurs 70's. J'ai déjà évoqué la soit disant politesse légendaire des japonais sur ce blog. Sans surprise mes voisins étaient dans l'indifférence la plus totale.

Je savais qu'ils allaient refuser, surtout qu'ils avaient l'air bien en forme, mais éducation oblige et on ne sait jamais, je leur propose mon siège, et ils refusent poliment. Je reviens donc à mon journal et je relève les yeux, plus à droite, et là je vois que la 3ème personne en face de la rangée de sièges est une femme complètement débordée, une poussette dans une main, son bébé dans le baby carrier (désolée le mot français m'échappe) et une main au plafond pour essayer de maintenir tout ça en équilibre sans bousculer personne. Elle est donc juste à côté de la porte, là où il y a plein de monde et où c'est le bordel quand les gens montent et descendent. Je soupire, je ne sais pas si c'est la fatigue ou si je suis complètement blasée mais avant ça m'aurait agacé de voir ça; là je n'ai rien ressenti. Comme d'habitude l'indifférence et l'égoïsme, une société dure où mêmes les femmes enceintes ont du mal à attendrir. Au delà de la politesse et de l'éducation, un minimum de compassion ne ferait pas de mal quand même? Et même de bon sens, au lieu d'avoir l'infortunée qui tangue devant soi et essaye de jongler avec les autres personnes debout, ne vaut il pas mieux pour le confort de tous et même du notre de lui permettre de s'assoir? De plus je rappelle que ces sièges lui sont dédiés en priorité à ELLE!

Bref, moi à l'autre bout j'essaye de lui faire des signes pour qu'elle me voit, une fois son attention attirée je lui demande si elle veut s'assoir, évidemment avec ma voix et le bruit elle n'entend rien. Je dois donc lui faire des grands gestes pour mimer qu'elle peut s'assoir. Elle me répond mais je ne l'entend pas non plus, à côté les 2 autres ne bronchent même pas et continuent à papoter comme si de rien n'était, je me lève donc pour me rapprocher en me frayant un chemin entre les vieux et ma voisine et là j'entends sa réponse. "Oui je veux m'assoir". L'affaire est presque pliée. Le train est bondé, on essaye tant bien que mal d'échanger nos places, en plus en face il y avait une autre dame avec enfant....assise la chanceuse, elle était montée à une station où les sièges étaient encore vides. Pas besoin de se faire ignorer ni de demander l'aumône. De toute façon c'est rare que les gens demandent, il ne faut surtout pas faire perdre la face à l'égocentrique qui ne veut pas donner sa place. Elle a une grosse poussette donc on ne pouvait pas passer. Il a fallu faire tout un truc, au passage j'ai un peu abîmé sa plante (à tous les coups c'est moi qui suis jama=gêne et pas les 2 parasites).  Les 2 autres mêmes s'ils ne voulaient pas laisser la place ils auraient au moins pu se décaler comme ça tout aurait pu se faire de manière plus simple et plus fluide pour tout le monde. Non même pas, ça continuait à papoter en faisant genre que rien ne se passait autour d'eux. Mais personne n'est dupe, pendant tout ce fiasco ils perdaient la face, mais ils s'en foutaient. Il suffit de faire comme si de rien n'était et ça passe. Une fois les places échangées et que je me suis retrouvée en face d'eux, ils se sont tus, se sont regardés, ont baissé les yeux et là on a senti une once de malaise. Ils savaient très bien ce qu'ils faisaient ou plutôt ce qu'ils ne faisaient pas. lls étaient ridicules. Et le pire, c'est qu'en fait ils descendaient à la station suivante! Shibuya. Pour UNE station ils ne pouvaient pas se lever et permettre à cette dame et son bébé de s'installer convenablement.

A Shibuya donc, plein de sièges se sont libérés, les vieux ont pu s'assoir et finalement moi aussi (il y a une justice sur Terre car souvent une fois qu'on a donné sa place c'est mort, on finit tout le trajet debout). Tant mieux car je suis fatiguée aujourd'hui. A cause de cette saleté de chaleur humide je n'ai pas bien dormi cette nuit. Heureusement demain je peux travailler de la maison. La vieille dame s'est donc retrouvée sur le siège du milieu à ma gauche (son mari s'était assis en face) et s'est mise à taper la discute avec la mère. Pauvres mamans ^^; quand il y a un bébé il y a toujours des obaasan qui viennent taper l'incruste, veulent toucher le bébé et tout et tout. Un moment je tends l'oreille et je surprends leur conversation. L'obaasan disait à la mère que les "Gaijin" laissaient souvent leur place dans ce genre de situation et j'ai pas entendu la suite. Elle commentait ce qui s'était passé. Ce qui fut marrant c'est que la mère l'a tout de suite reprise (du genre elle n'a pas bien entendu le début de la phrase hein, et non pas pour rectifier le mot) "Gaikokujin?". Réponse sur un ton légèrement surpris: "Aaah~ oui gaikokujin wa ne bla bla.....". Il y a eu un léger quiproquo, l'obaasan a dû croire que la mère rectifiait en upgradant mon statut (gaikokujin est plus poli que gaijin) dans un signe de reconnaissance, puis elles ont continué leur conversation mais avec le bruit et le peu d'intérêt je n'ai pas pu en entendre plus.

Tiens maintenant que j'y pense un jour je suis capable d'en prendre un à partie et de lui dire qu'il file la place prioritaire à qui de droit. Je crois que ce genre de comportements sont tolérés tout simplement parce que les gens ne disent rien. Beaucoup de femmes étrangères disent qu'elles s'en fichent, quand elles sont enceintes elles font bouger les salarymen des sièges prioritaires, même s'ils font semblant de dormir (oui oui une des techniques pour ne pas laisser sa place est de faire semblant de dormir). Et elles ont raison.

De temps en temps on a souvent des japonais qui sortent de nul part et se permettent de nous faire la morale pour des choses insignifiantes et que tout le monde fait, les japonais les 1ers. Donc pourquoi pas leur rappeler les règles à notre tour? Ils se sentent le devoir de nous "éduquer", "le Japon est un pays spécial où il y a des règles spéciales qu'évidemment un gaijin ne peut pas comprendre, il n'est pas japonais, chez les japonais c'est inscrit dans le sang". "Il faut faire comme ci, les japonais font comme ça!" tout simplement parce qu'on est des étrangers et qu'ils sont Ware Ware Nihonjin. Toujours ce besoin de se conforter dans son identité de nihonjin en montrant à quel point l'autre est un gaijin.

C'est d'ailleurs ce qui m'est arrivé par la suite. Les voisins font (encore) je ne sais trop quoi comme travaux. Ce matin en partant je vois donc posté devant la maison un gros camion avec des hommes en combinaison. L'un des hommes m'a souhaité le bonjour avec un grand sourire. Au retour ce même homme m'a resalué genre "bon retour". Ils ont dû passer toute la journée plantés là à faire la circulation (quasi inexistante). L'une des raisons pourquoi le Japon a un taux de chômage aussi bas; il y a plein de métiers précaires et inutiles comme ça. Une rue déserte à sens unique et un gros camion sur le côté. Est ce que j'ai besoin de 2 hommes pour me dire qu'il faut passer du côté libre et non pas foncer dans le camion? ^^;

J'ai à peine posé le pied par terre que l'un des gars, un vieux monsieur dont surement la retraite ne lui permet pas de vivre, vient me voir en me disant que le vélo dépasse un peu sur la chaussée (5 cm), qu'il faut absolument le rentrer car ça peut gêner la circulation (en fait pas du tout, même en laissant complètement le vélo sur la chaussée, comme c'est le cas quand on a des invités, ça ne gêne rien du tout... mais bon). En insistant en plus. Genre je suis une gaijin alors je ne sais pas qu'il faut bien rentrer le vélo pour pas que ça dépasse? Surtout il voyait bien que je n'avais pas fini de bouger le vélo. L'espace pour le parquer est très étroit car il y a la voiture aussi. Le sol est en pente donc pour bien le disposer il faut que je le fasse en 2 temps. Il ne se serait pas permis d'intervenir de la sorte si j'avais été japonaise. Je suis une gaijin donc il faut m'éduquer, je ne connais pas les règles japonaises de savoir vivre en société. Le méfait n'est pas encore commis mais je suis un spécimen à risque forcément! Il n'a pas pu s'en empêcher, l'occasion était trop belle pour casser sa monotonie et se persuader qu'il est utile et impliqué dans ce qu'il fait. Du genre "je fais bien mon boulot, j'assure une voie dégagée et sans encombre".
J'ai dit "oui, oui" et alors qu'il voulait que je m'exécute tout de suite en me pressant "il faut le rentrer il faut le rentrer" (genre j'allais me sentir confuse et paniquer) j'ai bien pris mon temps et j'ai fais la manip comme à mon habitude. "Non mais! T'es bien gentil mais je suis chez moi et je sais parquer mon vélo, merci. J'ai même pas encore fini de le bouger que tu viens déjà mettre ton nez dans mes affaires. Ce matin quand t'as vu mon vélo t'as vu qu'il dépassait d'un centimètre? Non, alors crée toi une vie et va faire ta Leçon de Conduite dans la Société Japonaise ailleurs!". Bien sûr tout ça dans ma tête -_-

Si je le revois demain et qu'il vient encore me saouler alors qu'il n'y a pas de raison (c'est surtout ça qui m'agace) il va m'entendre.


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27 mai 2011

Mos Burger

Ca faisait longtemps que je voulais parler de Mos Burger.

Comme vous le savez je ne suis pas très Fast Food. Je n'y vais quasiment jamais (sauf au Japon j'y vais beaucoup plus souvent). Un jour je vois à la TV le Rice Burger. Rice Burger? Si ça c'est pas original et une spécialité locale?

Je passais pourtant devant tous les jours mais je n'avais jamais remarqué qu'il y avait un Mos Burger à côté de chez moi, juste en face du Mc Do. Cool! Je vais pouvoir tester le Rice Burger.
Quelle ne fut pas ma déception, c'est en fait 2 pavés de riz ultra sec et sans goût et de la viande entre les 2. Le tout se  désintègre assez vite dans la main et se transforme en simple Bentô bas de gamme. Mais en attendant lonnngtemps ce Rice Burger j'ai regardé le menu et le 1000 Yasai Burger a attiré mon attention. 1000 Yasai, un nom qui fait rêver. Je trouve que la salade est toujours ce qui manque cruellement aux burgers du Mc Do. Par exemple ils y gagneraient beaucoup à mettre de la salade dans le Bacon qui sans ça est trop sec et trop salé. Ce que je m'amusais à faire quand je travaillais au Mc Do. Après avoir identifié tout ce qui clochait dans chaque hamburger, je les remaniais à ma sauce; pour moi évidemment pas pour les clients.....les clients eux c'est vous demander un cheese sans fromage (un hamburger quoi) et le payer le prix du cheese parce qu'ils ne comprennent pas que ce qu'ils veulent en fait c'est un hamburger

_"Vous paierez moins cher si je mets hamburger"

_"Non! Ne me mettez pas un hamburger, j'ai dit un cheeeese! Je veux un cheese mais un cheese sans fromage!"

_"Oui monsieur" ^^;

Je m'amusais à mettre 2 coockies au lieu d'un (quand on travail au Mc Do on a 8 points par shift avec lesquels on peut constituer son repas, une boisson c'est 1 point, un petit burger 2 points, un gros 3 points etc...), le manager n'y voyait que du feu, je customisais mon Mc Fleury Crunch en rajoutant du caramel et en mettant double portion de crunch...Ah! Récemment j'ai appris que ce sont des options qu'on peut choisir moyennant finance maintenant! Si j'avais dit ça au management à cette époque on m'aurait regardé avec de gros yeux, tout comme maintenant la sauce barbecue en plus a une touche spéciale pour que ça apparaisse sur la facture. La glace qu'on va prendre plus tard ça aussi c'est écrit sur la facture maintenant.....on n'arrête pas le progrès. Aaah la flexibilité dans le choix des menus.....au Japon on n'est pas encore autorisé à sortir des manuels, impossible d'avoir une sauce barbecue si on demande et même si on paye. The book is the book.
Par contre chose de bien au Japon pour les petits mangeurs comme moi, on peut varier les tailles. Je ne sais pas si ça existe toujours mais il y avait un menu cheese. Aussi on peut avoir un menu avec une grande frite et une petite boisson. Le Bacon est avec salade aussi.

Mc Do, méga succès au Japon et qui est loin de connaître la crise. Au contraire c'est une des rares entreprises à être en forte croissance malgré la conjoncture. Son concurrent Wendy's aimerait en dire autant. Ils ont fermé tous leurs restaurants au Japon mais j'ai entendu qu'ils devraient rouvrir. En même temps c'est ce qui se fait de pire dans le Fast Food. Déjà quand j'étais aux USA (on avait une pub pour Wendy's toutes les 10 minutes) je ne comprenais pas pourquoi ça avait du succès. Des steaks carrés et tout huileux. Au Japon j'y suis allée une fois (pas le choix j'ai suivi le groupe). J'ai pas voulu tester le soda vert fluo avec de la chantilly dedans.

Les hamburgers ont un grand succès au Japon, on ne compte plus les restaurants spécialisés. Contrairement à ce que tout le monde pense les japonais ne mangent pas si sain que ça. Surtout quand ils mangent à l'occidentale. Le plus sournois étant les matières 1ères utilisées qui sont de mauvaise qualité, c'est comme si on ne mangeait qu'au hard discount. Si on veut de la qualité il faut soit raquer un max soit manger japonais. Les japonais sont de plus en plus gros mais même le fait d'être mince ne veut pas dire qu'on est dans un corps sain. Les japonais sont certes minces mais ils sont skinny fat, comme diraient les anglosaxons. Mince mais avec beaucoup de matière grasse. Ils ne font pas beaucoup de sport non plus et ont une mauvaise hygiène de vie (pas assez de sommeil, beaucoup de stresse, beaucoup fûment énormément....moi qui croyais il y a 10 ans que les français fumaient beaucoup..je n'ai plus jamais rien dit quand j'ai vu les japonais). On note beaucoup de problèmes de diabète et d'hypertension. Il y a quelques années le gouvernement a tiré la sonnette d'alarme en sortant un projet metabo (syndrome métabolique), je ne sais pas où ça en est aujourd'hui. A l'époque je me disais qu'il ne fallait pas exagérer, que les japonais n'avaient pas à être obsédés à ce point par leur poids. On se croirait aux Etats-Unis, tout est diet ou Calorie Free (d'ailleurs ça fait des années que les japonais utilisent le Stevia). Tipness (chaine de salles de sport) ouvre des salles à la vitesse de la lumière, le TV achat est inondé de trucs pour mincir, les cliniques de chirurgie esthétique ne désemplissent pas. Tiens qu'est ce qu'il est devenu Billy's Boot Camp? Un moment on le voyait partout.

http://www.reuters.com/article/2007/06/24/us-japan-exercise-blanks-idUST29281820070624

Je me disais qu'ils exagéraient jusqu'à ce que je comprenne que ce n'est pas seulement une question d'apparence physique (pour le poids je savais déjà). On peut être mince dans un corps malsain. Aussi en voyant de plus en plus d'enfants en surpoids maintenant, je me dis qu'ils devraient y aller plus fort s'ils ne veulent pas finir comme l'Europe d'aujourd'hui d'ici 15 ans. Si vous saviez la quantité de junk food que les mères donnent à leurs enfants en guise de bentô. Les combini n'aident pas non plus....si j'avais de la thune je créerais une marque de bentô et snacks sains pour les combinis. Mais vu le coût des matières 1ères ça relève de l'utopie de toute façon, sinon quelqu'un l'aurait déjà fait.

Bref pour en revenir à Mos Burger j'ai flashé sur le Thousand Yasai  burger et je n'ai pas été déçue. Plus tard je suis retournée chez Mos juste pour le goûter. Quelle ne fut pas ma surprise. C'était la 1ère fois que je mangeais un burger d'une chaine de fast food aussi bon. Le pain a du goût et a l'air plus sain que le pain du Mc Do. Les saveurs se mélangent bien. Le temps d'attente qui est assez long en vaut la chandelle. Même le restaurant en lui même est agréable. Bon Mc do a fait de gros progrès depuis quelques années. Mos Burger est une chaîne japonaise si je ne me trompe pas. Au niveau du hamburger je la mets en 1ère place juste devant Burger King. Par contre les frites ne sont pas top, là personne ne bas Mc Do. Donc ce que je faisais j'allais prendre mes frîtes chez Mc Do puis mon hamb chez Mos.

Je parle de Mos Burger car c'est la période des hambergers d'été qui commence et le classement des meilleurs Fast Food selon une poignée d'étrangers (même si ça ne concerne que le Burger d'été) reflète mon classement. Et si comme moi ils ont répondu en se basant plutôt sur un avis général....

Which fast food chain has the most attractive new burger?
  • KFC
  • McDonald's
  • Mos Burger
  • Lotteria
Total Votes: 320 Started: May 25, 2011

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Nooon les crêpes japonaises envahissent Paris!

Les crêpes c'est sacré, on ne rigole pas avec ça! Qui n'a pas rêvé en voyant ces crêpes au Japon, toutes plus originales les unes que les autres, remplies de fruits, glaces, et multitude de nappages?

Comme pour les pâtisseries occidentales ont se dit "Mmm ça a l'air trop bon!" et puis quand on goûte "Erk!". Tout dans l'apparence, rien dans le goût et la qualité. Déjà la crêpe est déjà faîte, on ne fait que la réchauffer sur la plaque pour au final avoir une crêpe froide. Ensuite la pâte est de mauvaise qualité, on dirait les crêpes industrielles en sachet toutes dures qu'on trouve au supermarché. Enfin tout le reste ne rehausse pas le niveau, fruits surgelés sans goût, chantilly bas de gamme sans goût. Bon soit disant le sans goût c'est pour respecter le goût des japonais qui préfèrent que ce soit comme ça (alors pourquoi quand ils ouvrent des pâtisseries "françaises" soit disant de luxe les gâteaux sont toujours ultra sucrés? Comme si goût était synonyme de plus de sucre....sauf chez Viron, là bas ils essayent de créer un goût authentique comme à la maison, sauf que j'ai remarqué qu'il commencent à baisser la qualité de certains ingrédients, le chocolat des pains au chocolat est amer ce qui rend un pain au chocolat sans goût...trop bizarre, on dirait pas qu'on mange un pain au chocolat, et le beurre utilisé dans les sandwichs a changé aussi, pareil une espèce de pâte sans goût).

Bref les crêpes ultra épaisses qu'on trouve un peu partout à Paris en vente à emporter c'est du grand art à côté. Vous saviez que pour faire la pâte en fait ils utilisaient une poudre qu'ils mélangent à de l'eau? Voilà pourquoi elles se ressemblent toutes et ont toutes quasi le même goût. Le fournisseur étant en quasi monopole.

Et voilà que des japonaises ont voulu exporter le concept. Je me demande combien de temps le magasin va tenir. Mais bon avec les otaku je ne me fais pas trop de soucis, du moment que c'est japonais.... Et qui sait? Peut être qu'elles ont adapté la pâte au goût local? En tout cas sur la vidéo ce n'est pas une crêpe préfabriquée.

http://www.meltyfashion.fr/princess-crepes-l-adresse-kawai-et-girly-actu51262.html

A quand le maid café à Paris?

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La police et les étrangers

Voir l'article qui suit.

Personnellement je ne peux pas trop commenter n'ayant jamais eu de problèmes avec les forces de l'ordre mais j'ai entendu pas mal de plaintes quant à des abus envers les étrangers. Les étrangers sont la bonne excuse, les bons coupables et le bel arbre qui sert à cacher la forêt. Bon on sait ce que c'est en France. Le jour où on passera à 7% de taux de chômage au Japon, tout ce que vous voulez que ce sera de la faute des étrangers. C'est bien connu, les japonais ne volent pas, ne mentent pas, ne font pas de trafiques c'est inscrit dans leurs gènes.....tout ça ce sont des plaies apportées par les étrangers.

Par contre une anecdote vécue qui en dit long: Il y a quelques années à la journée d'orientation dans l'école de langue, journée pendant laquelle on est censé nous présenter l'école et nous faire une brève introduction de la vie au Japon, quelle ne fut pas ma surprise de voir débarquer le chef de je ne sais plus quel département du grand commissariat de police d'Harajuku. Il est venu nous faire un loooong exposé de mise en garde pour qu'on n'enfreigne pas la loi, comme si le fait que nous soyons des étrangers faisait systématiquement de nous des gens à risque, nous invitant aussi à la délation, "Voici ma carte personnelle avec mon numéro direct, s'il y a quoi que ce soit, si vous remarquez quoi que ce soit de bizarre, n'hésitez pas à m'appeler". Mais le plus surréaliste reste à venir:

Déjà alors que l'intervention des professeurs sur ce qui concerne le quotidien, donc ce qui nous concerne VRAIMENT fut expédié en 15 min, lui il est resté à parler au moins 40 min, pour en plus nous ressasser la même chose tout du long "Ne faîtes pas d'action illégale, les étrangers font beaucoup d'actions illégales, s'il y a un problème appelez moi ou passez me voir".

J'ai vraiment halluciné. Il commence son exposé d'abord en se présentant, tout le monde était surpris (qu'est ce que vient faire un policier de son rang, un policier tout court, dans une école de langue?)....ensuite il commence à nous sortir des chiffres en nous disant à quel point il y a des délinquants étrangers, que ces dernières années ont a vu une grosse augmentation du crime au Japon à cause des étrangers, que c'est pas bien de ne pas respecter la loi. Et je ne caricature même pas, ce sont ses mots tels quels.

Et le tout en prenant cet air grâve commedia dell arte que les japonais aiment bien prendre pour appuyer ce qu'ils disent.

Voilà les chiffres en question:

Les nationalités pointées du doigt, soit les statistiques de la population étrangère en prison: (il nous a dessiné le graphique au tableau, il est venu avec plein de documentation et tout)

Les chinois et les coréens se partagent les 2 premières places du podium (je ne sais plus dans quel ordre) avec à eux 2 plus de 70% des étrangers en prison. Logique, ce sont les 2 plus grandes communautés étrangères. Suivis des russes,iraniens et après on tombe dans les abysses de l'infinitésimal.

A chaque fois qu'il nous donnait un chiffre, il nous présentait ça comme si c'était un chiffre extraordinaire alors qu'on parlait de chiffres dérisoires. Appuyés par des "Sou desu neee, vous avez vu c'est énorme, il faut faire attention desu neee" en prenant un air bien grave.

Et alors la cerise sur le gâteau, tout ce beau monde étranger en prison, ça représente 3% de la population carcérale au Japon. Alors il faut voir la scène.

"Souuu desu neee, taihen desu neee. 3% de la population en prison sont des étrangers! C'est beaucoup desu neee". Alors moi j'étais tellement abasourdie que j'ai même pas cherché à broncher. Tout le truc c'était complètement surréaliste. Si le crime augmente au Japon c'est à cause des 3 pèlerins en prison? Et les 97% des japonais ils sont là pour quoi alors?

En plus les "crimes" des étrangers il faut voir ce que c'est, la plupart des petits délis.

Mais bon je n'allais pas me faire remarquer dès le 1er jour en posant les questions qui fâchent. 

On est tous resté là à écoute sans broncher, et moi je me disais que je venais de perdre une demi journée pour rien.

Bref on ne peut pas faire mieux en terme de stigmatisation des étrangers. Le pire c'est qu'il ne se rendait même pas compte à quel point tout ce qu'il disait était stupide. 97% de japonais en prison et c'est de la faute des étrangers si les stats du crime explosent.

Voilà l'article:

http://news.nicovideo.jp/watch/nw66300

http://www.japanprobe.com/2011/05/26/public-prosecutors-were-taught-that-yakuza-foreigners-have-no-rights/?utm_source=feedburner&utm_medium=email&utm_campaign=Feed%3A+JapanProbe+%28Japan+Probe%29

Public Prosecutors Were Taught That Yakuza & Foreigners Have No Rights

Nico Nico News has posted an article about Hiroshi Ishikawa, a former public prosecutor who wants to spread the word about bad things that are going on behind the scenes in Japan’s justice system. Here is an English translation of the article, which was posted on Tepido.org by Level 3:

Stunning revelation from former prosecutor on the real situation of initial training, “We were taught that yakuza and foreigners have no rights”

The chief prosecutor in the Saga City Agricultural Co-op case, infamous for use of false charges, spoke at a symposium held in Tokyo on May 23, 2011. He gave a stunningly candid account of the reality of training for new employees. He disclosed that in his past experience, “We were taught that yakuza and foreigners have no rights.” and “Prosecutors are instructed to make up a confession on their own and then make the suspect sign it.” Further, he gave a chilling account of how under this warped training system, “While being trained in this way, I came to sort of agree that these kinds of things were only natural.”

The person bringing up accusations against his old training ground is former prosecutor Hiroshi Ishikawa. Ishiakwa was involved as the chief prosecutor in the Saga City Agricultre Co-op case that arose in 2000. In that case, during police questioning of the former union leader, a forced confession was obtained as police screamed, “We’ll fucking beat you to death, you bastard!” The union leader had been indicted on suspicion of breach of trust, but was found not guilty based on refusal to accept the confession was voluntary. As a result, Ishikawa received a harsh reprimand and resigned his post as public prosecutor.

Ishikawa spoke on that day as a panelist at a symposium on the theme “Prosecution, Public Opinion, and False Charges” held at the Graduate School of Communications at Meiji University. At first, he gave shocking testimony that, “I admit that public prosecutors, having committed errors unsuited to their position, must take the position of offering profuse apologies.” while also noting that, “I want to tell the whole truth, so we can know how many threat-spewing public prosecutors were created.”

Ishikawa was first appointed to the Yokohama District Public Prosecutor’s Office in 1993. In his first year there, he claims his superiors taught him that, ‘Yakuza and foreigners have no rights’ “That superior said on that point, ‘Foreigners don’t understand Japanese, so if you speak Japanese, you can heap as much verbal abuse as you want on them.’” Further, that superior said, “Once when we were interrogating a foreign suspect, we thrust an awl right in front of his eye and shouted abuses at him in Japanese. That’s how you get confessions!” as Ishikawa recounted his personal experiences.

In his third year, a superior instructed him on methods to take confessions. That being, the prosecutor rattling off a made-up confession and then thrusting the confession form at the suspect and making them sign it. If the suspect refused to sign, what should be done? “If the suspect resists, tell him, ‘This is not your confession form, it’s just [you acknowledging] what I’m saying.’” , Ishikawa recalled of that period.

“When being trained in such a manner, you come to sort of believe that these things are only natural. In my eighth year, even I verbally abused suspects, totally unsuitable for to my position. The case had a not guilty verdict, and it ended up with my resignation.”

In 2005, Ishikawa quit the prosecutor’s office altogether and is now practicing as a lawyer. On the day before the symposium (May 22), he appeared on the Asahi Broadcast Network news program “The Scoop – Special” to give a much talked-about televised apology to the family of the former labor leader he had once verbally abused. The Meiji Univ. symposium was live-streamed on NicoNico Douga where he gave his reason for making these statements in a public forum as, “To atone for my terrible mistakes, I thought, ‘Isn’t it my duty to tell what I have seen and what I have heard?’”

 

23 mai 2011

Desert Tokyo

Je savais que la situation était assez mauvaise concernant la présence étrangère dans la ville, beaucoup de personnes avaient quitté le pays, annulé leur venue et tous les jours on apprend de nouveaux départs à cause de la catastrophe. Certains sont revenus mais ce n'est pas suffisant. Mais je ne savais pas que c'était A ce point!

Au point que même BL, une entreprise d'évènementiel très sélect créée par des français, m'envoie une invitation à leur nouvelle soirée. BL organise des soirées branchées très privées, pour y avoir accès il faut être membre ou venir avec un membre et pour devenir membre il faut être parrainé par un membre. Bref ils ont créé l'illusion que l'on est un VIP (mot tellement galvaudé de nos jours), qu'on fait parti de l'élite de Tokyo. Tout ce dont raffolent nos petits expats à Tokyo et les japonais qui veulent se dire branchés et "International Baaaby!".

Le problème c'est que, même s'ils font du bon boulot (ce n'est pas facile de venir dans un pays comme le Japon et de créer une telle entreprise) et que leurs soirées font parties de ce qui se fait de mieux dans la ville (vous voyez comment on s'ennuit?) c'est le genre de truc à émerveiller les anglo saxons et les japonais, sans plus. Aussi c'est sympa d'avoir un peu de French Touch dans ce monde japonais ou anglo saxon. C'est clair qu'ils apportent quelque chose de différent et de rafraîchissant.

Je suis allée a quelques unes de leurs soirées il y a quelques années, ce que j'y ai vu.....des m'as tu vu. Un ersatz de soirées qu'on peut trouver en France ou même ailleurs, où ce genre de soirées sont aussi banales qu'un karaoke au Japon. Des expats qui s'ennuient et qui veulent se montrer en tant qu'élite, des gens qui sont là juste pour être vus (dire j'y étais) ou faire du networking (tout ce dont j'ai horreur). On nous vends le truc comme du haut de gamme mais il y a plein de petits détails qui font que ce n'est pas encore ça. Il y a donc un espèce de décalage entre l'image véhiculée, l'image que l'on veut se donner et la réalité. Un de mes potes est un inconditionnel des soirées BL. Il y va à presque toutes et veut tout le temps m'y traîner mais je refuse poliment. Bah si on me vend du haut de gamme je veux du haut de gamme. Aller dans une soirée juste pour me montrer, j'ai autre chose à faire. Bon c'est vraiment la parisienne qui parle là, pour qui ce genre de soirées c'est la norme du minimum syndical. Ici c'est considéré comme le top du top et The place où il faut être.......OK, moi je dis tant que les gens sont contents pourquoi pas? A Paris au mieux ça ferait un bon After Work dans le 8ème (avec quand même un peu plus de moyens et moins de monde pour BL).

C'est un peu comme ces gens complètement transparents dans leur pays et qui ici sont érigés au statut de stars pour de vagues raisons obscures que seuls les asiatiques comprennent (grande taille,  yeux  bleus, cool....).

Pourquoi donc le fait que j'aie reçu une invitation montre que c'est la crise niveau étrangers? Je n'ai jamais cherché à devenir membre et je ne vais (plus) jamais aux soirées (pas tant qu'ils ne se seront pas décidé à embaucher de VRAIES Pole dancers et non pas ces kawaii girls sans aucun charisme qui ne font que se tortiller et sautiller dans tous les sens...un des nombreux exemples qui montrent la supercherie). Je n'aime pas qu'on me mente sur la marchandise.

Donc si BL en vient jusqu'à m'envoyer une invite (en 5 ans je n'en ai jamais reçu de ma vie, je ne sais même pas où ils ont eu mon adresse), s'ils sont aussi désespérés qu'ils recherchent du monde à tout prix, c'est qu'il ne doit y avoir plus personne in town. Franchement ça m'a "choqué" de recevoir cette invite. En plus la soirée était au Velours (boîte de leurs débuts) au lieu du Desert Rose où ils avaient pris leurs quartiers à Ginza. Cette régression montre que les affaires sont en bernes.

Vraiment je suis triste pour eux car ils avaient accomplis quelque chose quand même. Mais bon je pense qu'à partir de l'année prochaine les étrangers vont revenir (enfin j'espère car mon business compte aussi un peu sur eux).

Un article très intéressant de notre cher Terrie Lloyd (une des figures de la présence étrangère à Tokyo et l'un des entrepreneurs les plus renommés, actifs et influents).

http://www.japaninc.com/tt614_rebuilding-foreigner-population-in-Japan

Rebuilding Foreigner Population in Japan, e-biz news from Japan

Tout est dit, l'anémie a été si importante qu'on parle de reconstruire. Et Terrie est à 100% dans le milieu d'expat donc quand il dit qu'il manque plein d'étrangers, c'est qu'il en manque pas mal.

For us, one of the most memorable scenes post-earthquake was the long lines of foreigners waiting at Narita airport for the first plane out to "anywhere but here". The near panic created by various embassies, aftershocks, and the worsening reports from the Fukushima nuclear power plant, created a lasting negative impression of conditions in Tokyo for TV viewers around the world. Indeed, after seeing images of the crowds at the airport, calls from friends and family noticeably increased for us personally.

As we have reported in earlier Terrie's Takes, the barrage of negative reporting certainly took its toll on the "gaijin" (foreigner) population in Japan, and according to the Justice Ministry overall more than 470,000 foreigners left the country at least temporarily between March 12th and April 1st. The main demographic groups to be noticed as leaving by the Japanese press were foreign expats, students, Chinese workers, and of course tourists.

Now here we are two months later and Tokyo is almost back to normal -- there are people back in cafes, shops, and on urban transport, and stores are fully stocked with food and
goods that temporarily disappeared in March/April. Up in Fukushima TEPCO workers have entered a number of reactor buildings to start the long, slow process of shutting down the plant and removing the nuclear threat to Tokyo.

And yet, apart from the return of the more committed (typically longer-term) foreign residents, there is still a noticeable shortage of foreigners on the streets of Tokyo.

J'avais lu je ne sais plus quelle étude disant que la majorité des expats à Tokyo restaient environ 3 ans, soit une courte période, avant d'aller dans un autre pays. C'est ceux là qui sont partis, et ne reviendront pas. Mais dans la communauté française, du moins, j'ai pu voir que mêmes des gens qui étaient là depuis très longtemps et dont on pensait avaient fait leur vie ici, quittent le Japon suite à la catastrophe. C'est vraiment triste de voir ça. Ils étaient une sorte de pillier (ou je ne sais pas comment on peut appeler ça) de la communauté française. En oeuvrant à créer des choses pour la communauté, aider les nouveaux arrivants, ils créaient un espèce de lien. Bon après on aime ou on n'aime pas les gens d'Ichigaya mais on ne peut dénier le rôle positif que certains ont joué.

As a result, the media is full of dire reports about what this is doing to the inbound tourism industry and farming and factory sectors. Ask any upmarket foreign hotel chain or clothing factory owner employing Chinese laborers (uh, sorry, "trainees") and while they may put on a brave face, things are really, really difficult.

So how to get more foreign travelers, students, and foreign labor to come back to Japan?

Obviously the biggest hurdle to recovery of inbound foreigners is to fix the Fukushima power plant situation. Unfortunately, the time frame for that to happen ranges from between the "year-end" for cooling systems to be fully reinstated, and 30 years hence, once the reactors are fully decommissioned and entombed in concrete. So we don't think there will be any major tourism recovery at least for another six months.

However, things can be helped along by ensuring that as the plant does become safer again, that the world is told about it. A marketing campaign on plant safety is not going to work, because it puts focus back on the risks and would lack credibility. But if the government took a chance on having independent foreign nuclear experts prognosticate on safety levels, and accepted whatever criticisms that might
come forth and make good on fixing the problems, then this would provide highly believable information for overseas audiences. It might be ego-deflating for local scientists and the technocratic establishment, but it would have the desired effect.

Another approach as nuclear fears recede is to use foreigners who are still in Japan, and therefore who are
obviously committed to the place, to tell the message that things are getting back to normal. The government is already doing this, engaging in a program with JTB to recruit more than 1,000 international students to disseminate Twitter, Facebook, and other social media postings about the fact that Japan is safe (see the news item in NEWS below on this).

The problem, though, is that there are billions of messages posted on social media every day, and the output of 1,100 people is not going to go far, nor will it be cohesive. Instead, these postings need to be aggregated into a credible third party site (which isn't viewed as government propaganda) with proper search, booking links, and other functionality. In other words, there should be an effort to produce a full-on kuchi-komi site interconnected into the major travel search engines.

Ils peuvent toujours rêver. C'est le Japon, on balance des mesures pour balancer des mesures mais on n'essaye pas de savoir si ça va vraiment être efficace. Comme si les étrangers se contentaient bêtement d'un "puisque des compatriotes l'on dit, c'est que c'est vrai". Il ne s'agit pas de vendre le Guide Michelin à des japonais là.

Another point is to get past the obsession Japan has with Chinese tourists and start working on the many other Asian (and European) populations who might want to come to Japan for its service, food, sightseeing, snow, and other unique experiences. The cash that Chinese tourists are spending has of course been addictive, and so far has been easy to come by, but the fact is that even before the earthquake the wealth levels of Chinese tourists were starting to fall, and tourism authorities have had to dig deeper to keep the numbers going up. Now that Chinese tourists are so averse to the Fukushima situation, this should be a signal to the government that diversity is the key to survival.

Next, foreign students. In the last ten years, an overwhelming percentage of foreign students have also come from China. According to the Immigration Bureau, of the nation's approximately 140,000 foreign students, 86,000 of them are from China and since many of them are only-children, a product of the One Child policy, the pressure on them by their parents to stay out of Japan has been great. As a result, out of the 70,000 students left after the earthquake 22,000 have not returned. This is causing significant concern among Japanese universities who have no other real source of students as the country ages.

Baisser les frais scolaires et augmenter la qualité des cours et la crédibilité des diplômes sur le marché international serait déjà un bon début.

The key here, too, is diversity. If the government wants foreign students, which we agree creates a tremendous amount of future goodwill as well as future foreign residents/workers, then it needs to expand its assistance to universities recruiting elsewhere in Asia. Economic circumstances will ensure a strong flow from most countries, but there needs to be a cohesive and deliberate policy to turn the taps on. As yet, while small steps are being taken, we don't see that happening.

Lastly, foreign workers. Um, need we say it again? The country needs diversity. For some reason recruiters are heavily focused on China, but the fact is that wages there are rising rapidly and in 20-30 years time they will also have a worse aging problem than Japan does. Until now, China has provided a cheap source of labor through the intern/trainee program. The Japan Textile Federation says that there are roughly 40,000 foreign trainees in Japan and 99% are from China.

Since the earthquake there are plenty of stories in the local press about factory owners complaining how their Chinese workers fled the country and have not come back. Usually the story ends with the owner saying that they will hire local Japanese from now on. Hmmm, good luck to them in finding a skilled machinist for JPY120,000/month. A jobless person in Sendai would make more on the dole.

Les japonais ont cette attitude marrante à ne pas vouloir comprendre la mondialisation. Ils se croient encore dans les 80's où tout était possible.

 

If factories have to continue running in Japan, then recruiters need to head for more promising sources of
people. Bangladesh, Indonesia, and possibly Vietnam or Laos come to mind. It will be hard work to source workers to begin with, because the road between Japan and China is so well traveled, but staying ahead of the curve requires continuing innovation and risk taking. This is an ideal time to start forging new relationships and balancing out the nation's foreign population.

07 mai 2011

Fly-jin 2

Ah! la la! Je devais travailler aujourd'hui mais j'en ai marre donc je m'octroie une petite pause et fais un peu de rangement sur mon ordi. J'ai enfin eu le temps de survoler le fameux site http://flyjin.com

On est en mai et les départs continuent. Une (future) amie allemande que je venais juste de connaître vient de revenir pour une semaine pour faire ses bagages (qu'elle n'avait pas eu le temps de faire lors de son départ précipité) et partir pour de bon :(. Dommage c'est tellement dur de rencontrer des filles étrangères de mon âge et ayant à peu près le même mode de vie. Va falloir tout recommencer du début.

En tout cas les gens sont traumatisés par ce truc de flyjin et comme c'était prévisible ça divise la communauté. Avant il y avait les expats et les étrangers maintenant il y a les flyjin et les non flyjin.

Mais bon les japonais sont un peu hypocrites sur ce coup là et comme d'habitude ils ne perdent pas une occasion d'accabler les étrangers. Beaucoup de japonais ont fuit aussi. Et si moins ont quitté le pays beaucoup ont quitté la ville. Une prof étrangère dans une université, qui n'a pas quitté la ville, nous racontait comment à la rentrée le speech était pour rendre hommage aux valeureux profs japonais qui étaient restés dans l'adversité et tout le mélodrama dont les japonais sont friands, avec remerciements chaleureux, courbettes, namida, alors que plein de profs avaient quitté la ville. Mais pas un mot pour les enseignants étrangers. Bah oui étranger rime avec flyjin maintenant.

Je crois que ce qui fait surtout grincer des dents les non flyjin c'est que ceux qui restent vont devoir dealer avec tout ça, les préjugés, devoir expliquer le comportement des uns, devoir se justifier pour des actes qu'ils n'ont pas commis et devoir regagner la crédibilité perdue et pourtant si durement obtenue. Car oui au Japon les étrangers sont tous mis dans le même sac. Les autres qui ont demandé à être mutés à HK eux ils s'en foutent.

Bref une sélection des articles qui m'ont fait sourire. Au début je trouvais le bal des pleureuses (flyjin ou pas) amusant maintenant je trouve que ça prend une tournure un peu pathétique. Et vous remarquerez que les anglo saxons (euphémisme pour américains au Japon) ne manquent jamais une occasion non plus de prendre les français comme exemple négatif. Alors que les allemands et les américains sont sûrement le symbole de ce truc de flyjin, les français n'arrivant que 3ème :)

 

Financial Industry Flyjins in the News

March 24, 2011

Chairman of the Tokyo Stock Exchange Atsushi Saito told Kana Inagaki of the Wall Street Journal that “foreign firms have called for a shutdown [of the TSE] because they want to run away…. I see that as selfish.”

According to the article, “as Japan’s nuclear crisis worsened, [several foreign banks and one major U.S. financial institution] said they needed to ensure the safety of their employees and wanted the market closed while they were away.”

Mr. Saito blamed the panicky foreigners’ attitudes partly on alarmist and apocalyptic foreign media reports, which the Japanese language-deficient bankers depended on, to the exclusion of more reliable local Japanese news reports.

Meanwhile, Hong Kong real estate agents are reporting a big surge in financial industry expats from Japan looking to relocate in ritzy Hong Kong high rises as a result of Japan’s triple disasters.

“We have received more inquiries from corporates, especially from the banks, on renting serviced apartments after the earthquake in Japan,” according to Edina Wong, senior director of residential leasing at Savills Hong Kong.

An agent with Landmark Asia Realty reported that a French family from Japan relocated to a $13,000 per month unit. According to reports, three-quarters of French expats in Tokyo split after the earthquake.

Peeved Flyjins Sound off to TimeOut Tokyo

March 23, 2011

James Hadfield of TimeOut Tokyo spoke today to a number of flyjins, and boy are they feeling ill-treated.

Noted singer-songwriter and bongo drum virtuoso Samm Bennett points out that flyjin had not “left behind wounded, sick or dying people who need their assistance.”

Writer Jason Jenkins says, “In the uncertainty of the moment, I made a decision and I’m sticking by it,” and also calls upon the avoiding-blackouts-and-toilet-paper-shortages explanation.

Ha ha! on en entend de ces raisons. "Je quitte le pays car il y a une pénurie de papier toilette".

Concert promoter Daniel Robson paints a darker picture of a Japanese media conspiring to keep citizens in the dark about the true extent of the danger (Robson is now back in Tokyo from Osaka). He’s planning on redeeming himself by organizing a fundraiser concert for tsunami victims.

C'est la nouvelle mode en ce moment, ils sont tous là à faire des trucs caritatifs, ils se foutent même de savoir si c'est vraiment utile ou efficace, l'essentiel est de pouvoir dire "j'ai aidé le peuple japonais, j'étais là pendant la catastrophe" et à se congratuler entre eux. Ce sont des survivors. M'enfin au moins on n'entend plus l'autre de TPA avec son "en direct de Tokyo et que je suis de retour et que regardez je suis là".

 

Former Japan Times editor Richard Smart went to Kyoto, but not out of any panic. On the contrary, his Kyoto excursion was part of his preexisting Tokyo earthquake contingency plan.

Technical editor Sandra Barron caught a 2 a.m. flight to the U.S., but points out that from a strictly numerical, non-percentage sense, more Japanese probably traveled out of Tokyo and Japan than foreigners. That’s undoubtedly true. It would be true even without an earthquake.

 

Latest Coinage: Cryjin (a Flyjin Without a Sense of Humor)

C'est vrai qu'ils le prennent très mal. Vous me connaisez pour mon côté taquin et sarcastique, et bien même moi j'évite de parler du sujet dans les cercles d'expats c'est pour dire. Etant en infériorité numérique et avec mon style assez cassant, je n'ai pas envie de servir d'exutoire.

March 23, 2011

Today @seanmaki on Twitter commented that “there are a few flyjins getting quite defensive about a bit of gentle-natured ribbing.” His advice? “Lighten up!” His hash tag? #cryjins.

Bien trouvé

It appears that cryjin was first used on Twitter on the 20th by @ThisIsMarkAce, but didn’t get any traction at that time.

Tweeter, cette invention machiavélique

@AsiaChaos sympathizes with returning flyjins, who “are likely sharing harrowing tales of escaping the Tokyo carnage. Crowded trains. Flight delays. Those poor people.”

@declanmurphy recommends a boycott, saying he doesn’t “think anyone should do business with #flyjin. Simply can’t be trusted.”

One flyjin, @TokyoWriter, now basking in the Florida sun, is “really peeved about the WSJ article about the flyjin returning to Tokyo. Frankly I feel lucky to have options in my life.”

L'option de ne pas être rationnel est typique de notre époque. Nous sommes la génération qui n'a pas connu la guerre, la famine, bref on ne sait pas ce que c'est réellement que l'adversité. Pendant la crise (je parle toujours pour Tokyo) il y avait des gens en Libye et en Côte d'Ivoire. On regarde les arrivées des expats à Roissy ça me laisse vraiment perplexe de voir les mêmes images pour toutes les provenances. Trouvez l'intru.

What Kind of Flyjin are You?
http://flyjin.com/what-kind-of-flyjin-are-you-poll/

Goldman Sachs to Tokyo Staffers: Leave Tokyo and You’ll be Looking for a Job

March 30, 2011

When four executives from Goldman Sachs visited their Tokyo subsidiary last week, they told foreign employees in no uncertain terms that if they left Tokyo they would not have a job when they returned, according to a report by John Carney of CNBC.com. Almost all employees elected to stay, although some relocated their families.

Ah la la! Les Affaires, ce monde impitoyable. Quand j'aurai le temps je mettrai des news de notre cher ambassadeur qui s'est officiellement complètement désolidarisé de ses sujets. Ne comptez pas sur lui pour votre mot d'excuse à votre entreprise.

Goldman had temporarily closed its offices immediately following the Tohoku earthquake. But after criticism from Tokyo Stock Exchange chief Atsushi Saito and others, the firm now wants to project an image of business as usual.

 

Update: Gawker reports this under the headline “Goldman Sachs Orders Employees Not to Leave Japan’s Irradiated Hellscape.”

Update 2: Ari writes in to point out that irate flyjin-wannabe Goldman Sachs staff and others are leaving some entertaining comments below the CNBC post.

  • “I sense a future class action lawsuit by the families of radiation-exposed Goldman Sachs employees in Tokyo.”
  • “If this doesn’t meet the definition of a tort or deliberate infliction of emotional distress (stay and be exposed to lethal levels of radiation or you lose your job) then I don’t know what does. Goldman is probably banking on these employees losing their lives long before they can bring a lawsuit against the company.”
  • “Goldman is notorious for saying one thing and doing another, just like they with their clients. These guys are out of there. Japanese clients should ask for a visit from their local Goldman representatives not just a phone call. Calls are most likely forwarded.”
  • “I live here, and pretty much everyone is going to work, because radiation in Tokyo is normal. The water is safe. We are 275 km from the reactors, not across the street. This is the equivalent of nearly Manhattan to Baltimore.”
  • “I notice the Goldman Sachs executives did not stay Japan. So much for leading by example.”
  • “Send the CEO and the Board to Japan. What a bunch of scumbags. Employees sue the morons.”

 

Why I fled: Eric Turner

April 7, 2011

In general I’ve been sticking to “Why I Fled/Stayed” stories from major media websites and avoiding bloggers, but I had to include this one for its sheer ingenuousness. No Tepco rants here, no Radiation 101. This guy was scared and he admits it, he left his employer in the lurch and offers no excuses, and he cut the line at the immigration office and feels like a douche bag for it. You have to give him credit.

Wow en effet c'est la 1ère fois que j'en vois un qui admet tout simplement qu'il a eu peur. D'habitude on a droit à la théorie du complot ("les médias japonais blabla"....bah lis d'autres médias -__-), des trucs existentialométaphysiques "ceux qui restent vont tous mourir", la condescendance (en tant qu'expat on ne se refait pas) "ceux qui restent c'est parce qu'ils n'ont pas les moyens de partir", les enfantillages "l'ambassade nous a presque dit de partir". Bref jamais on a un simple et tellement vrai "j'ai flippé".

Ah! si une fois on a réussit à tirer les vers du nez d'un flyjin français qui vivait à Osaka ^__^; et qui vraissemblablement assumait mal tout ce truc de flyjin et avait essayé de nous faire comprendre qu'il était parti à cause de la société japonaise qui est trop méchante avec les étrangers. Quand on lui a dit que ce qu'il racontait n'avait ni queue ni tête il a finalement enfin sortit le mot "peur".

Franchement beaucoup essaient de se trouver des excuses bidons alors que la réalité est toute simple. Il n'y a aucune honte à avoir peur, on a tous eu peur. Mais ne pas assumer ses choix et sa panique....c'est limite flippant le nombre de personnes puériles qui se disent avoir agit en tant qu'adultes.

 

[T]he hairs on the back of my neck began to raise when I started reading reports to the tune of “Elevated radiation levels not harmful….”

It was time to get the hell out of Tokyo, at least for a few months. I consulted with the president of the small 8-man company, got an okay for temporary off-site work iChat based telecommuting, and purchased two round-trip tickets to Grand Rapids ….

First of all, I needed to secure a re-entry permit from the immigration Bureau Office….

Evidemment. Comme quoi quand on veut on peut rester rationnel. Dire au revoir à la poule aux oeufs d'or oui mais pas adieu.

The situation at the Immigration Bureau was hard to describe: it was a sight that made me feel like a 10-pound weight had been dropped in the pit of my stomach. A line of people three abreast extended out of the Bureau office building, down the street, across it, down the next street, across it, down the street after next, across that, for as far as my eyes could see.

Tiens ça me fait penser j'ai toujours pas fait mon re entry.

Security guards posted at 50 meter intervals or so, waved you along, guiding you to the end of the line. Though I had arrived at about 12:00 noon, I wondered if the people at the end of the line would get processed before the office closed for the day at 4:00 p.m. In a moment, a small colorful wave of primal anxiety welled up, producing images in the center of my mind’s eye, images of my helpless wife at home, and, radiation.

Without forethought, I cut straight across the street to where the head of the line looped toward the entrance of bureau office and approached the security guards from behind asking them, “Ato dono kurai matsu no?” (‘How much longer?’). I hoped that making small talk with someone of authority might make it seem as if I had reason for being there, near the head of the line.

I chatted there with the uniformed men for some seconds, and then just sort of shamelessly melted right there into the crowd, carving out a place for myself near the head of the line. In my peripheral field of vision, I noticed angry eyes burning into me. I smiled politely at one such man to my right, a chinese, but my gesture was immediately rejected with an ice-cold stare of contempt and a vicious bark “Dame dayo!” With a cool smile and the calculating precision of a professional social engineer or con-artist I lied right through my teeth: “I’m just returning from the bathroom, I was here before.” I felt a bit ashamed inside. I felt like a jerk even. A manipulator.

Et oui dans les moments de crise les gens font sortir leurs pires côtés. Mais bon lui au moins n'a pas abandonné sa femme derrière lui.

But yet, my wife was depending on me. And I intended to keep my spot. I intended on getting us to the Airport tonight and on that flight out of Japan the next day. No matter how many cold stares I had to face. I was processed in a couple of hours and received my re-entry permit.

Mais quand on lit les commentaires sur le témoignage entier (car là il ne s'agit que d'un morceau) ça en dit long sur la personne. Malheureusement l'auteur a coupé l'accès à son témoignage (pourquoi faire un témoignage publique si on ne supporte pas la critique et on s'auto censure ensuite?). Le mot narcissisme employé par quelqu'un revient souvent dans mon esprit. On veut son heure de gloire mais sans s'assumer et sans remise en question.

http://flyjin.com/why-i-fled-eric-turner/#more-735

French Flyjin and the French Expats They Left Behind

Il y a une vidéo sur la  page http://flyjin.com/french-flyjin-twitter-media/
(Ils sont chiants canalblog de n'accepter que les vidéos dailymotion -_-)

April 5, 2011

French citizens in Japan have taken more than their share of razzing since the Tohoku Earthquake, what with reports that three-quarters or half or some huge proportion of them left the country. Just as English-speaking residents of Japan (at least those who couldn’t understand Japanese and who weren’t aware there was an English sub-channel for NHK news)

s'ils savaient le nombre d'expats français qui vivent à l'étranger depuis des années, par choix, et qui ne parlent même pas anglais ^__^;. NHK en anglais n'aurait rien changé. En plus avec la théorie du complot....

put too much credence in crazed CNN news reports, Francophones were subjected to their government’s outlying assessments of the dangers of Fukushima (and since France is number 2 to the United States in nuclear electrical generation, French people probably think their government knows what it’s talking about).

But not all French citizens fled Japan, and some of those who stayed are pretty burned up about the mess that the French flyjin have left behind for them to deal with.

 

“Gordon Gekko” (@SkyZeLimit on Twitter), who works in the financial sector in Tokyo, especially hard hit by flyjin, has been spewing epithets at his countrymen for the last couple of weeks. Some examples:

  • How do you dispose of 400 tons of garbage? Change your name to Air France.
  • What is the difference between flyjin and us? Flyjin are in the same airplane, but we’re in the same boat — with the Japanese.
  • What is the favorite horror movie of flyjin? Mommy, I missed the plane.

Oula! les esprits se sont vachement échauffés on dirait. Je suis une enfant de choeur à côté.

French graphic designer in Tokyo @Uzaigaijin is telling her flyjin French friends thinking of slinking back to Tokyo that she will cut the number of sarcastic remarks that she makes by 50 percent if they bring her back a good quality large dry salami.

Pas bête. I wish I had French friends.

Robin (@Rollabunna) in Nagoya is far from Fukushima, and says he isn’t taking sides, but he’s trying to be helpful to fellow non-flyjin Francophones by coming up with a a real French equivalent for flyjin (which is kind of like le parking, I suppose, grating on sensitive French ears). Robin suggests rapatriote, from rapatrier (to repatriate) and patriote (patriot). Gekko thinks rapatriote misses the negative connotation of flyjin and proposes voleur, which I think may be a pun on the French words for “thief” and “to fly.”

Rien à voir mais j'ai bien aimé le diejin. Ingénieux quand on connaît toute la panique autour du "c'est la fin du monde, on va tous mourir!". Ca ajoute un petit truc mélodramatique à la notion de flyjin.

 

Flyjin in the French Media

 

In the French media there has been coverage of the flyjin. A few days after the earthquake Le Figaro posted a video of flyjin interviewed at Paris-Charles de Gaulle Airport (above). And a couple of weeks ago Le Figaro wrote about returning French and worried about the dangers to French brands which have been so popular in Japan.

Tain mais comment il sait tout ça, même moi suis pas au courant de tous ces articles.

http://www.lefigaro.fr/international/2011/03/20/01003-20110320ARTFIG00277-les-japonais-surpris-par-l-exode-des-expatries-francais.php

Ah ouais c'était la semaine où j'en pouvais plus et je me suis éloignée de l'ordi.

"La distribution de pastilles d'iode à Tokyo a permis d'évaluer à plus de 2000 le nombre de Français restés dans la capitale. Et entre 1000 et 2000 seraient rentrés directement en France."

Lol c'est comme ça qu'ils ont fait leurs évaluations à l'ambassade? Moi qui croyais qu'ils avaient des sources sérieuses genre ils ont checké à l'immigration et tout? Franchement ils sont trop forts à l'ambassade. Bon, je suis jamais allée chercher ces pilules (moi et plein d'autres), je sais pas comment ça a été distribué mais vu le bordel ça ne m'étonnerait pas que certains ont pu en avoir triple dose.

Last week La Depeche writes about a flyjin couple Nicolas Nieto and Jacqueline Lemasle, who once they arrived back in France and had time to gather their thoughts realized that they are closer to more nuclear reactors there than they had been in Japan. They are looking for jobs in France, which is probably a good idea, since Nicolas and Jacqueline worked as French teachers in an international school, and took 10 minutes to decide to leave, giving no notice to their employer. The two plan to campaign against nuclear power. Good luck on that, given that 75 percent of France’s power is nuclear and France is a leader in nuclear power plant technology.

It amazes me that flyjin like Nicolas and Jacqueline are voluntarily giving interviews. At some point in the future a prospective employer is going to open up Google and find that they ditched a previous employer with no notice.

Au début ceux qui partaient donnaient des interviews à gogo partout pour dire, alors qu'ils venaient de régions pas du tout touchées, comment ils étaient des survivors, comment ils avaient bravé le danger et pu rentrer (alimentant au passage la psychose qui nous empoisonnait la vie ici). Tout comme ils n'ont pas pris le temps de réféchir sur le coup pourquoi l'auraient ils pris une fois "sains et saufs" surtout grisés qu'ils étaient par les médias ?

By that time the Fukushima accident may well be a dim memory. Worse, one of them may fudge in how the departure is described on a resume, and be caught up by an interviewer who discovered the La Depeche article. This is not rocket science. If you’re a flyjin who left any sort of bad impressions in Japan, and especially if you don’t plan to return, just shut up, no interviews, no articles, not blog posts, no social networking updates, no audit trail left for eternity in Google.

Problème, ils ont tous le syndrome des alcooliques anonymes. Ce besoin de partager leur "parcours de survivants" à qui veut bien (ou pas) l'entendre. Je suis sûre si je tape "Why I left Japan" sur Google je vais trouver une pléiade de témoignages. Je ne fréquente pas les cercles d'expats mais ça doit être la discussion du moment, partager les récits de son départ pour mieux se congratuler entre soi et verser une larme en groupe. Un moment TPA était même pris en otage par ces gens qui se croyaient à une réunion de paroisse où chacun se doit d'écouter la vie à problème des autres. C'était le courrier du coeur. Maintenant que la modératrice ne la ramène plus sur ses problèmes existentiels je suis sûre que les messages d'ordre privé comme on a pu en voir ne passent plus maintenant. Too bad pour ceux qui recherchent une oreille attentive. Ah! non, les psychiatres de Tokyo se sont mobilisés pour les pauvres gaijin traumatisés  (je savais pas qu'il y avait autant de psy gaijin à Tokyo.....on en apprend des choses). Problème..........c'est en anglais.

Ah! Mon Dieu! Il  faut lire les com. La vidéo d'un gars qui essaye d'expliquer la situation en vidéo. Mais je ne comprends pas ce désir d'exposition à tout prix? Si on ne sait pas parler anglais pourquoi faire une vidéo en anglais? Il pouvait faire une vidéo pour ses proches et parler en français?

.......Nan c'est pas possible, que quelqu'un me réponde, c'est un gag?
Lol et les zoom ça rend le truc encore plus surréaliste.
Si cette vidéo  n'est pas un fake vous avez une très belle démonstration de comment les gens sont devenus fous.

Ah! Ah Aroun faut que tu regardes ça!

http://www.youtube.com/watch?v=UmBcp7eubtY&feature=player_embedded#at=13

Et à la fin il casse sa caméra?

Lol ce gars est dément. Et en français c'est pas mieux (j'osais pas le dire mais à mon avis c'est pour ça qu'il parlait en anglais, au moins il avait une excuse dans le fait de ne pas maîtriser la langue)

D'ailleurs Aroun avant les évènements je voulais te faire suivre un truc sur Ribéry parlant allemand....faut que je retrouve ça.

http://www.youtube.com/watch?v=QwkVxHrliKk&feature=related

J'adore comment le gars est démoralisé....on dirait vraiment un sketch.

Et alors qu'il prend bien le temps de trouver ses mots...."Aujourd'hui nous sommes le mardi 12 mars 2011".
Bon je sais c'est pas bien de se moquer....mais si c'était pour être frappé à ce point il vallait peut être mieux partir non? Je ne crois pas que pour sa santé mentale ce soit bien de rester et à la vue des vidéos je suis sérieuse. Rester c'est bien mais si c'est pour pêter un cable et faire une dépression...Je sais pas, moi je dis ça mais je dis rien.
Nan mais sérieux le gars est au bout du rouleau. Je sais pas où il habite mais s'il est près de Fukushima faut qu'il s'en aille. Mais pour sa santé mentale faut qu'il quitte le pays, vraiment.

Jean, don’t worry about it. There are idiots of all nationalities. How about the Kiwi who ran home and bragged about protecting his exposed hand with an oven mitt? “Kiwi ingenuity”
Didier April 21, 2011 at 1:56 pm

Cher monsieur (je dis monsieur car seul un homme peut avoir assez d’energie a perdre en creant un tel site.., a mon avis… mais je peux me tromper),

J’ai clique sur un lien concernant “Flyjin” dans un courriel a l’image de ce site: tres pauvre! et quelle ne fut ma surprise de retrouver une video captee a l’arrivee a RCDG le 16 mars dernier par BFMTV.

Je trouve tres leger de diffuser ce document au milieu de commentaires peu flatteurs au sujets de ces “lacheurs”. Que savez-vous au sujet de ces personnes, monsieur? Si je vous interpelle, c’est que bien entendu je suis parmi les interviewes, et donc que je me sens directement concerne par les propos moqueurs et souvent injurieux que je trouve dans ces pages…

Je m’exprime tout simplement pour souligner votre erreur et votre legerete en diffusant ce document. Je ne connais pas l’histoire de chacune de ces personnes, mais pour faire bref, je vous parlerai de moi. Peut-etre, mettrez-vous un peu d’eau dans votre vin et retirerez-vous ce document qui devient diffamatoire.

Je ne suis pas parti, monsieur.

Je suis reste au Japon durant toute la crise et m’y trouve encore. La seule chose que j’ai faite, et c’est pour cela que je suis sur cette video, c’est d’aller confier mon fils de trois ans (que l’on voit brievement sur le document..! et donc je vous prie de retirer cette video afin de proteger un mineur…) a ses grands-parents afin de l’epargner en cas d’agravation de la situation. Ceci fait, je suis rentre immediatement rejoindre mon epouse qui m’attendait a Tokyo. (A/R, en tout et pour tout 3jours… pas mal, non?) Mon histoire n’est pas unique et d’autres ont sans doute fait de meme. Je vous prie donc encore une fois de retirer cette video de ce contexte fort blessant… et les autres aussi. Surtout les videos qui ne sont pas en angliais et dont vous ne saisissez a coup sur pas le sens.

Une autre victime des dommages collatéraux dus au mouvement des flyjin? En même temps personne ne se soucie de cette vidéo. J'ai dû revisionner pour voir de quoi il parle.

Voila, ce n’est pas une justification. Je me moque de mon image, mais simplement, je tenais a vous dire cette histoire afin que vous puissiez temperer vos propos et reflechir un peu avant d’utiliser l’image des autres et de vous retrouver dans la peau d’un diffamateur.

Vous accusez gravement de lachete des gens que vous ne connaissez pas, dont vous ne connaissez pas l’histoire et utilisez leur image… Je vous laisse la responsabilite de vos ecrits qui ne me touchent guere, par contre je refuse d’etre considere et montre injustement pour ce que je ne suis sans doute pas. Je pense que vous me conprendrez.

Autre chose, je n’ai pas repondu a BFMTV, mais a France2 (que j’ai choisi en toute conscience) et ces images de moi ont ete prises par cette chaine a mon insu (je ne regarde d’ailleurs pas le cameraman de BFM…). Autre sujet de litige. Mais cela ne vous concerne sans doute pas.

Merci de m’avoir lu.

Didier.

Typique des gus qu'on voit par ici. On est sur un site anglophone avec des gens qui parlent en anglais, et le gars vient comme un cheveu sur la soupe faire son discours...en français. Que quelqu'un l'entende.
Au lieu d'écrire en français à quelqu'un qu'il accuse de ne pas comprendre le français ^__^; qu'il dénonce haut et fort ces médias qui font des bidouillages de l'info.

I left because I could

April 5, 2011

Some flyjins have made the vaguely class-based observation that they were fortunate to be able to leave because they had the means to do so — that they left because they could.

Unlike the rest of us, living from hand to mouth, desperate to leave, bitter because we couldn’t.

 

Let’s take a closer look at this. These privileged expats:

  • Had money in the bank for plane tickets, sufficient that it was nothing to them to spend it
  • Had no job in Japan that depended on their presence, or they worked at home via the internet
  • Had no particular ties to coworkers or friends, neighbors or relations who would be affected by their absence, who might want or need to meet them in person, or who might feel resentment due to their sudden absence
  • Could leave Japan behind if it came to that and move on

I have no particular problem with this particular species of flyjin, but I wonder why, if they were so disconnected from things, they were here at all? They were tourists, in the end.

Bon et encore plein de récits sur le site.

30 avril 2011

Point de vue d'un habitant étranger d'Iwate

Hanamaki is a rural city of about 115,000 in Iwate Prefecture. Having taught here for two years, I began March with the firm belief that this is always the most difficult month for an ALT. Not only are there end-of-year farewells at school, but there are also farewells to foreign teacher friends going home forever. These farewells are particularly difficult, having grown out of that powerful bond that is teaching in Japan.

We were already in a fragile state before the events of March 11. But those of us in Tohoku are a tenacious and stubborn lot. Not without a certain degree of pride will you hear locals express how, had this happened anywhere else in Japan, things would have turned out much worse. Immediately after the quake, while people in Tokyo would hear about how it was snowing and think how terrible it must be for those on the coast without power, the people on the coast were thinking, “‘What luck, a way to get fresh water!”

While it is true that Japanese houses, even with electricity, are not known for their heat-retention abilities, there was also a sense of relief that the quake came during a mid-afternoon in late winter, when kids were still at school, the snow had already melted, and no smells would linger for long.

Hanamaki is 68 kilometers from the coast, well out of range of the tsunami. With Sendai airport flooded and shinkansen (bullet train) services suspended by track damage,  Hanamaki Airport, usually desolate on the best of days, became a central hub for the region. Flights to Haneda began less than a week after the quake. Helicopters could be heard coming and going throughout the day, accompanied by the drone of giant cargo and passenger planes, while SDF tents and trucks parked along the runway tarmac.

Nearly one month after the quake, most goods and services had returned to the city. There was a small interruption when, on the night of April 7, we lost power again after a large aftershock, and the next morning lines of people formed at grocery stores, drugstores, and gas stations. Luckily, power was returned in less than 24 hours, and the lines disappeared the following day.

Walking the streets of Hanamaki during the day in late April, it is easy to think that everything has returned to normal. Shinkansen services are still down, but will likely resume soon. Water, milk and gasoline are all readily available. Even store lights are back to their standard eye-melting levels, while the same old dreadful muzak plays in Ito Yokado and YellowHat department stores. At lunch time, restaurants are full of friends, couples and coworkers enjoying camaraderie and the beginning of spring. Most stores are operating at regular hours again, so as the sun goes down, convenience stores light up like beacons of hope sprinkled across the darkened countryside. This is a welcome change, as driving when they were pitch black was an eerie experience.

And yet, for all of the appearances of normalcy, there are visible scars. At night there remains a vague feeling of anxiety, and a belief that it is best to stay at home with family, despite all the brave faces put up during the day. When I call my closest Japanese friends with the hope of meeting up for some friendly support, they explain that they do not want to go out, that it is better to stay at home with family. I try to explain that I do not have that option, but to no avail. My family is not here. I stayed in Japan.

My friendships with foreign teachers, whether they chose to stay in Japan or not, have strengthened as we latch on to each other for support, while the ties with my closest Japanese friends have begun to weaken. The hardest part of life these days has been trying to stem loneliness and the depression that it brings. There are, of course, people who have it a lot worse. It feels good to be teaching again.

And yet, if this mentality of hiding inside continues, it will only make an already financially-depressed area more financially depressed. Two early May spring festivals in the cities of Esashi and Mizusawa were recently cancelled with no official reason given. It is not hard to imagine a reason, but if school graduation ceremonies can continue on the coast despite everything they have lost, I question the cancellation at a time when Tohoku needs tourism most.

Visiting an Italian restaurant in Kitakami one recent Friday night, a foreign friend and I were surprised and dismayed to find ourselves the sole patrons. The owner, a young Italian man who has lived in Kitakami for three years, told us that this is how it has been most every night. Customers will come for lunch, but rarely for dinner.

One of the teachers from the coast noted that, while spending time inland, he felt a strong sense of helplessness in the air. I can understand his sentiment. In March, after asking about volunteer opportunities, I was told only to donate money. I felt amused and bemused to find that I shared the same feelings of helplessness that my friends in Tokyo were experiencing 500 kilometers away. We want to help but are unsure how, are flat-out rejected, or get bogged down by the terrible things that have happened around us. Ultimately, we end up missing the bigger picture: That life must go on; that despair is too easy a trap to fall into.

This teacher was looking forward to returning to the coast, where he felt a strong sense of hope and purpose. On the coast, all efforts go toward reconstruction in the belief that things will get better in time.

Now, at the end of April, the cherry trees are beginning to bloom in Hanamaki. It is a timely reminder that nature, at the very least, will continue unabated. It’s a fitting model for us all to aspire to as we look toward the future. Life will go on, and we honor that best by keeping calm, carrying on and helping out as we can.

26 avril 2011

les artistes français ont-ils la trouille d'y chanter ?

http://www.lepost.fr/article/2011/04/25/2476444_japon-jane-birkin-1-iam-0.html#xtor=AL-235

 

 

 

 

A l’Institut franco-japonais de Tokyo on ne décolère pas. Car depuis le tremblement de terre du 11 mars, c'est une bonne partie de la programmation culturelle de l'année 2011 qui risque de s'effondrer.

Bah fallait pas montrer l'exemple. Je précise que pendant les faits bon nombre de personnes de l'institut étaient parties et les activités laissées en plan. Ca se trouve même l'institut était carrément fermé mais ça je ne peux pas le confirmer (enfin si je peux me renseigner mais un de plus un de moins?). Alors maintenant qu'ils sont de retour ils se permettent de donner des leçons (nouvelle tendance du moment "je suis de retour, j'ai fait un truc caritatif pour le Japon, je suis un exemple") à ces pauvres gens à l'autre bout du monde qui n'ont pas de bonnes informations, ont assisté à la vague de psychose.....et maintenant ils devraient écouter ces institutions françaises sur la seule base que eux disent que Tokyo is safe? On connaît tous l'histoire de Pierre et  le Loup. Bon I am pourrait faire un petit effort et bien se renseigner mais personnellement "qui sème le vent récolte le....". Les institutions françaises à Tokyo ont perdues toutes crédibilité, là ils sont en croisade pour recoller les morceaux mais qu'ils ne soient pas étonnés qu'on ne se fie pas à leurs bons dires. S'ils sont pas contents ils n'ont qu'à plutôt taper sur les journaux qui ne relayent pas les infos correctement et se mobiliser pour mettre à disposition les infos qu'ils ont auprès de ceux qui n'y ont pas accès en France. Je viens de jeter un coup d'oeil sur leur site (rien sur un état de la situation à Tokyo). Oui c'est le rôle de l'ambassade, malheureusement on a tous assisté à son plan com il y a un mois.

Bref ils sont furieux? C'est un peu fort de leur part.

Les institutions françaises ont tellement réussi à convaincre les gens de rester (ou venir) que tous les jours on assiste à un départ.

(Par institutions vous aurez compris que je parle de tous les organismes qui représentent la France, associations et autres inclus).

Dernier coup dur, l'annulation du concert d'IAM prévu le 19 mai. La raison, bien évidemment : la peur du nucléaire. Une panique irrationnelle, car, comme le souligne Robert Lacombe, directeur de l'Institut, dans un entretien publié dans Next (supplément culturel de Libération), "la catastrophe est très localisée" et les risques circonscrits à "un périmètre restreint de 50 à 80 km autour de la centrale". Or, "de nombreux événements ont été annulés dans le sud du pays", déplore-t-il, avant de lâcher : "Comme si le Japon était pestiféré…".

Résultat, l'Institut s'est transformé en une sorte de celulle de crise à l'envers. Chaque responsable des différents départements culturel passe désormais le plus clair de son temps au téléphone, à tenter de convaincre les artistes invités pour les prochains évènements qu'il n'y a aucun danger à se produire loin de la région de Fukushima.

Et il y a fort à parier que sur la page Facebook de l'institut, les Français restés sur place vont probablement se déchaîner suite à l'annulation du groupe de rap marseillais.

Mmm sachant que la majorité des français à fréquenter l'institut sont des expats, les mêmes qu'on appelle maintenant flyjin ou qui sont en train de quitter le Japon, ce serait quand même un comble.

Heureusement, il y a des contre exemples, comme celui de Jane Birkin, au début du mois. Il faut dire que la chanteuse engagée garde un lien affectif très fort avec l'archipel où elle a donné de nombreux concerts, notamment à Sendaï, ville martyr du tsunami. Bravant la tempête médiatique, et contre l'avis de ses proches, elle a débarque au pays du Soleil Levant, pour un concert organisé à la dernière minute dans un club de Shibuya.

Une venue qui n'a pas laissé indifférents les grands médias japonais, qui se sont empressés de relayer son message de soutien : "La France et le monde entier sont pleins d'admiration pour vous. Vous nous avez donné une très grande leçon. Je voulais venir vous le dire en personne : on vous aime. Les Japonais m'ont beaucoup donné, et venir pour un petit concert est le minimum que je puisse faire, il me semble." :

 


Alors, en conclusion de ce post, quelques vers de poésie urbaine s'imposent :

"Peut on vraiment l'dire
On déambule tous un bandeau sur les yeux
Et nos jugements sont faussés
"


Et c'est signé... Akhenathon.

Sayonara ("au revoir" en Japonais).

Voilà les tribulations au sein de la communauté française. En direct de Tokyo.

23 avril 2011

Les flyjin en action

Beaucoup ne se rendent pas compte à quel point la psychose et l'hystérie générale ont été présentes dans les jours qui ont suivi le tremblement de terre. Les gens ne réfléchissaient plus de manière rationnelle, ne réfléchissaient plus tout court. C'était vraiment l'image de personnes sautant d'un navire sur le point de couler après un incendie. Et ceci pas seulement dans les zones proches du nord comme Tokyo mais dans tout le pays. C'était vraiment très violent. Des gens qui en général sont sûrs d'eux et assez posés sont tout d'un coup devenus complètement fous.

Ici l'interview d'un transporteur situé en plein coeur de Roppongi. L'essentiel de sa clientèle sont des expats et son témoignage des évènements en dit long sur la folie qui a envahit les gens. Franchement ça fait peur, je me dis qu'un jour si on est vraiment menacé à Tokyo genre suite à une guerre ça va être 10 fois pire.

Je ne pense pas que ceux qui en veulent aux flyjin condamnent le départ mais plus la manière dont les choses se sont passées. Et en lisant ce témoignage de quelqu'un qui est aux 1ères loges c'est encore pire que ce que je pensais.

Handling the big exodus out of Japan

http://injapan.gaijinpot.com/2011/04/18/handling-the-big-exodus-out-of-japan/

A few hours after the March 11 earthquake and tsunami, Joseph Webber’s phone started ringing. It has hardly stopped since. As managing director of Santa Fe Relocations Japan, Webber has found himself and his team inundated with calls from clients wanting to move out of Japan or just relocate to another city in Japan.

Unlike other relocation companies, Santa Fe offers a greater range of services, including tenancy management, as well as helping clients get visas and re-entry permits.

Toute la panoplie pour l'expat assisé, que demande le peuple?

All those services have been in demand.

Many clients who panicked and fled Tokyo with little or no notice have even asked Santa Fe to make sure their personal effects are checked for radiation before having them shipped home.

Hailing from Hawaii, Webber has been in the moving business since 1976 when he started out sweeping up the nails from a warehouse floor so the trucks wouldn’t get flat tires. During his career, he has worked in China, Thailand and the Philippines and has spent the last six years in Japan.

GaijinPot, together with the editor of our-sister site Japan Today, visits Webber at the Santa Fe offices in Roppongi to hear more.

What’s been going on since March 11?

My phone started ringing on the Friday night of the quake. I had people in the U.S. and Europe calling to know what was happening with their shipments to and from Yokohama. Then the following week, the exodus began. It got to the point where I had to start turning business away. We haven’t seen the entire household leaving at this point, but we’ve seen a dramatic rise in emergency relocation services. Santa Fe is not just a moving company. We can handle visa and immigration, tenancy management, whereas most of my competition in the moving side doesn’t do that. So we have had requests from clients to get them re-entry permits, or to get them and their family out of here to Osaka and book them domestic transport and hotel accommodations.

Sérieusement ils ne peuvent pas faire ça eux mêmes? Je sais pas moi si je veux partir en urgence à Osaka , que "c'est une question de vie ou de mort", je checke google pour les hotels que j'appelle pour réserver de suite, je me pointe à la gare et je prends le 1er train. Même ça peut pas faire? Faut passer par une assistance.

Some didn’t even inform us in advance that they were leaving. They called and informed us that they were not even coming back for the packing. They’d say: “Go into my house and send me these things that I need because I am back in Europe or the States.” We’ve been asked to clean out refrigerators, throw out trash, forward their mail and so on. In other cases, the HR department of the company they worked for contacts us. The physical movement of the personal effects takes a little longer because we have to make a survey; we have to know what volume and what specifics we need to pack. Then we have to schedule the crew.

We are also working on some turnarounds – people who were supposed to come and now are not. They asked us that as soon as their stuff arrives in Japan to just send it back.

Have there been any requests for radiation checks?

Yes, more and more people are asking us to test their belongings for radiation before we ship them. We are not trained to do this, so we found a company that is willing to do it. The problem is they are so busy up north that scheduling such checks is very difficult and takes time.

Ou l'art de jeter son argent par les fenêtres. J'ai entendu aussi que des gens ne veulent plus aller manger dans les japonais car ils ont peur du poisson radioactif. -__- ne savent ils pas que le poisson vient de Rungis (en France) et qu'il n'est certainement pas importé depuis le Japon? Comme si les restau français à l'étranger importaient leur lait depuis la France? Sans compter que la plupart des restau jap sont tenus par des chinois et des coréens mais bon....la bêtise n'a pas de frontières.

What does all this mean for your business?

It’s not good because most of our business now is outbound, but in this industry, you need tonnage going in both directions – in and out. There is usually a nice flow of executives and corporations rotating their people. That is how our business is sustained.

Is there any inbound at all?

Some. Everytime someone asks me for inbound services, I really thank them for it. One of the problems with inbound business is that some steamship companies have diverted from Yokohama to Kobe and they are taking everything down there. So we have to deal with the issue of who pays to get the freight back to Tokyo.

Did you try to talk some of your clients out of making rash decisions?

I tried to talk some clients out of acting on panic. You have to do this on a person by person basis. Everyone reacts differently. If they are frantic, it’s best just to agree with them. With others, I can say, “Why don’t you wait a week before you take this action?” You have to read your customer.

The foreign media created a panic not just on a local basis but on a global basis and this was unconscionable. They should be brought to task over that. I had friends in the States calling me up asking me what was really going on and if I was leaving. The foreign press did a large disservice to Japan and sensationalized some information that was going to get everybody crazy.

I guess you saw a similar exodus after the Lehman Shock in 2008.

This is different. After the Lehman Shock, everybody said, “Let’s get rid of the expensive expats,” which they did. Then a year or 18 months later, they thought about it and realized they needed to send them back here.

I don’t think we’re going to see that happen this time. You have to look at it on a regional basis. The yen is strong; you’ve got this nuclear crisis and ongoing quakes which are forefront in the minds of many families. You’ve also got one of the highest costs of living in the world. Another couple of hours from here are Vietnam, China, South Korea, Thailand and Indonesia, which are less expensive. Expat execs can get maids and drivers and all the perks that many have become accustomed to. Why would they want to be stationed here?

C'est clair. Mais le pire c'est que les japonais persistent dans cette direction. On l'a vu après Lehman rien n'a vraiment changé. Là après le quake c'est beaucoup plus sérieux mais les japonais font comme si de rien. J'ai un ami qui travaille pour une agence immobilère spécialisée pour les étrangers. La patronne est complètement à côté de la plaque. Tout le monde est parti et sa seule stratégie est de louer plus d'appart, sans s'adapter à la situation. S'adapter dans un secteur sous perfusion serait de baisser les prix. L'immobilier souffrait déjà avant d'une offre plus grande que la demande et les prix avaient commencé à baisser. Pour nous étrangers il était aussi plus facile de mettre un toit au dessus de notre tête. Mais là ça va être encore pire avec les étrangers qui ont déserté, certains endroits boudés genre les polders et surtout la baisse de quote de Tokyo au profit d'Osaka. Elle se croit encore dans les années 80 où elle peut maintenir des prix abusés contre vents et marrées pour arnaquer le gaijin. Le pôte essaye de lui faire entendre raison mais c'est peine perdue.

For many people, moving under these circumstances can be traumatic. How do you deal with it?

Moving just in itself, without natural disasters or without getting fired, is stressful and disruptive. This whole situation brings out the best and worst in people. We have always had to act the part of counselor at some level. Some of our best people come from the hospitality industry where they have a certain level of empathy. I have a great staff with very little turnover. My longest-serving employee has been with us for 37 years.

How do you market the company?

We support the international schools and the various chambers of commerce. However, the business has changed over the last 10 years. Companies have refocused on global control and we are now dealing with a single point of contact in London, New York or wherever. The HR departments control the moving. It used to be that you would get a phone call informing you of your transfer from A to B. And you would call a moving company. Now, the HR department says you are going from A to B and here is the company that’s going to do it and this is the day you will do it. Most of my business is through global contracts.

Is it a seasonal business?

Yes, normally, June, July and August is the busiest time. There is a little peak in December because of the tax structure.

What are some of the unique characteristics of the Japanese market?

I used to do a lot of business to and from Japan from other locations and I could never fully comprehend why the prices were so high. Now I know. We’ve got additional requirements to offload the containers in Yokohama, and then they are transferred to a number of smaller trucks that are shuttled into and out of the residence. There is a lot of extra handling in Japan that is not the case anywhere else.

Overseas, you can take a 40-ft container right to a house, back it up the driveway and load it. Here we can’t do that. We cannot take containers right to the door because of smaller roads and parking restrictions. Sometimes, when we are moving furniture and fittings in and out of an office, we have to have a second driver sitting in the truck waiting for a policeman to come along so he can drive around the block.

What should potential clients look for in choosing a relocation company?

Trust is important. How do you feel about the person coming into your home because you are asking that company to send people into your home to pack, transport and deliver personal effects and treasured items. So we build that trust by visiting the client, seeing what they have, what we need to do and explaining the entire moving process to them.

When you are not working, how do you like to relax?

I play the guitar and sometimes, I play golf. I also like to get back to Hawaii now and again.

20 avril 2011

Enryo Suru

«Les femmes sont parties pour ne pas déranger»

Réfugiés . A Ishinomaki, les survivants se font les plus discrets possibles dans les centres d’accueil.

http://www.liberation.fr/monde/01012329578-les-femmes-sont-parties-pour-ne-pas-deranger

Dans la cour d’une école, des vieux au visage buriné sont rassemblés autour d’un brasero. C’est bientôt l’heure du repas et les femmes s’affairent devant de gros chaudrons d’eau. «J’ai été réfugiée ici durant trois jours, je reviens juste donner un coup de main», dit l’une d’elles, une louche à la main. Beaucoup de sinistrés ont choisi de rentrer chez eux afin de ne pas dépendre des centres de refuge disséminés dans la préfecture de Miyagi.

«Des milliers de gens ont tout perdu. Leur maison, leur quartier ont été engloutis. Normal qu’ils soient prioritaires.» Cette femme qui habite sur les contreforts de la ville d’Ishinomaki a subi des dégâts matériels dus au séisme mais n’a pas souffert du tsunami. «Le raz-de-marée s’est arrêté à quelques pâtés de ma maison. Nous avons la chance de ne pas habiter près de la côte.»

Pourtant, pour tous ceux qui disposent encore d’un logis, les conditions de vie sont parfois plus dures que dans les structures d’accueil qui bénéficient d’aides alimentaires et de générateurs. «Il fait froid, nous n’avons pas d’électricité, on manque de vivres, mais personne n’oserait demander à manger dans les centres, par égard pour ceux qui n’ont plus rien.» Dans la culture japonaise, on appelle ça enryo, cette gêne ou réserve éprouvée quand on a peur de déranger.

Dans le village voisin de Minamisanriku, beaucoup dorment dans des voitures ou des conteneurs. «Il reste les personnes âgées et les hommes. Les femmes et les enfants en bas âge sont partis pour ne pas déranger avec le bruit», dit un pêcheur qui tient un centre de réfugiés. Les grands-mères assises sur le tatami acquiescent, souriantes, en offrant un bol de riz. Le village, bâti sur une colline qui fait face à la mer, a subi beaucoup de pertes humaines mais n’a pas perdu son sens de l’hospitalité.

«Nous allons rafistoler les maisons avec des bâches et des planches. Il y a des vivres dans les décombres, mais il manque des sous-vêtements de rechange pour les femmes», déplore le marin. Sans eau courante ni gaz, les sinistrés doivent supporter de ne pas se laver ni se changer, ce qui, pour un Japonais, est quasi aussi grave que de mourir de faim.«Les pêcheurs d’ici ont perdu 150 bateaux dans le tsunami. Nous n’avons plus rien, les champs sont inutilisables, mais même si des logements sont construits ailleurs, les gens d’ici n’iront pas.» On dit que les pêcheurs sont les plus rodés aux tsunamis et ils sont liés à l’océan dans le meilleur comme dans le pire. «Nous appartenons à la mer», sourit l’homme.



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