http://www.lepost.fr/article/2011/04/25/2476444_japon-jane-birkin-1-iam-0.html#xtor=AL-235

 

 

 

 

A l’Institut franco-japonais de Tokyo on ne décolère pas. Car depuis le tremblement de terre du 11 mars, c'est une bonne partie de la programmation culturelle de l'année 2011 qui risque de s'effondrer.

Bah fallait pas montrer l'exemple. Je précise que pendant les faits bon nombre de personnes de l'institut étaient parties et les activités laissées en plan. Ca se trouve même l'institut était carrément fermé mais ça je ne peux pas le confirmer (enfin si je peux me renseigner mais un de plus un de moins?). Alors maintenant qu'ils sont de retour ils se permettent de donner des leçons (nouvelle tendance du moment "je suis de retour, j'ai fait un truc caritatif pour le Japon, je suis un exemple") à ces pauvres gens à l'autre bout du monde qui n'ont pas de bonnes informations, ont assisté à la vague de psychose.....et maintenant ils devraient écouter ces institutions françaises sur la seule base que eux disent que Tokyo is safe? On connaît tous l'histoire de Pierre et  le Loup. Bon I am pourrait faire un petit effort et bien se renseigner mais personnellement "qui sème le vent récolte le....". Les institutions françaises à Tokyo ont perdues toutes crédibilité, là ils sont en croisade pour recoller les morceaux mais qu'ils ne soient pas étonnés qu'on ne se fie pas à leurs bons dires. S'ils sont pas contents ils n'ont qu'à plutôt taper sur les journaux qui ne relayent pas les infos correctement et se mobiliser pour mettre à disposition les infos qu'ils ont auprès de ceux qui n'y ont pas accès en France. Je viens de jeter un coup d'oeil sur leur site (rien sur un état de la situation à Tokyo). Oui c'est le rôle de l'ambassade, malheureusement on a tous assisté à son plan com il y a un mois.

Bref ils sont furieux? C'est un peu fort de leur part.

Les institutions françaises ont tellement réussi à convaincre les gens de rester (ou venir) que tous les jours on assiste à un départ.

(Par institutions vous aurez compris que je parle de tous les organismes qui représentent la France, associations et autres inclus).

Dernier coup dur, l'annulation du concert d'IAM prévu le 19 mai. La raison, bien évidemment : la peur du nucléaire. Une panique irrationnelle, car, comme le souligne Robert Lacombe, directeur de l'Institut, dans un entretien publié dans Next (supplément culturel de Libération), "la catastrophe est très localisée" et les risques circonscrits à "un périmètre restreint de 50 à 80 km autour de la centrale". Or, "de nombreux événements ont été annulés dans le sud du pays", déplore-t-il, avant de lâcher : "Comme si le Japon était pestiféré…".

Résultat, l'Institut s'est transformé en une sorte de celulle de crise à l'envers. Chaque responsable des différents départements culturel passe désormais le plus clair de son temps au téléphone, à tenter de convaincre les artistes invités pour les prochains évènements qu'il n'y a aucun danger à se produire loin de la région de Fukushima.

Et il y a fort à parier que sur la page Facebook de l'institut, les Français restés sur place vont probablement se déchaîner suite à l'annulation du groupe de rap marseillais.

Mmm sachant que la majorité des français à fréquenter l'institut sont des expats, les mêmes qu'on appelle maintenant flyjin ou qui sont en train de quitter le Japon, ce serait quand même un comble.

Heureusement, il y a des contre exemples, comme celui de Jane Birkin, au début du mois. Il faut dire que la chanteuse engagée garde un lien affectif très fort avec l'archipel où elle a donné de nombreux concerts, notamment à Sendaï, ville martyr du tsunami. Bravant la tempête médiatique, et contre l'avis de ses proches, elle a débarque au pays du Soleil Levant, pour un concert organisé à la dernière minute dans un club de Shibuya.

Une venue qui n'a pas laissé indifférents les grands médias japonais, qui se sont empressés de relayer son message de soutien : "La France et le monde entier sont pleins d'admiration pour vous. Vous nous avez donné une très grande leçon. Je voulais venir vous le dire en personne : on vous aime. Les Japonais m'ont beaucoup donné, et venir pour un petit concert est le minimum que je puisse faire, il me semble." :

 


Alors, en conclusion de ce post, quelques vers de poésie urbaine s'imposent :

"Peut on vraiment l'dire
On déambule tous un bandeau sur les yeux
Et nos jugements sont faussés
"


Et c'est signé... Akhenathon.

Sayonara ("au revoir" en Japonais).

Voilà les tribulations au sein de la communauté française. En direct de Tokyo.